Les fonctionnaires dans la rue :

Pour la défense du pouvoir d'achat et des services publics


Publié / Actualisé
À La Réunion, comme en métropole, les fonctionnaires sont descendus dans la rue. Ils étaient 300 selon les syndicats, 200 selon la police à manifester pacifiquement devant les grilles de la préfecture à Saiint-Denis ce jeudi 2 février 2006
À La Réunion, comme en métropole, les fonctionnaires sont descendus dans la rue. Ils étaient 300 selon les syndicats, 200 selon la police à manifester pacifiquement devant les grilles de la préfecture à Saiint-Denis ce jeudi 2 février 2006
En métropole, sept fédérations de la fonction publique avaient appelé à une journée nationale de grève et de manifestations. Les syndicats exigeaient une hausse des salaires au moins égale à l'inflation en 2006 (1.8%) alors que le gouvernement a décidé d'appliquer une hausse de 0.5% au 1er juillet prochain et de 0.5% à compter du 1er février 2007.
A la Réunion, l'intersyndicale CFTC-CFDT-CGTR-FO-FSU-UNSA-SAIPER et US Solidaires a réussi le tour de force de mettre 200 personnes dans la square de la préfecture, en pleine période de vacances. "C'était une manifestation symbolique, un geste de solidarité ", explique Ivan Hoarau, secrétaire général de la CGTR.
Les protestataires dénoncent également les restrictions budgétaires et les suppressions de postes, notamment dans l'Education nationale.
Pas de slogan choc, ni de banderoles... : les manifestants ont surtout brandi les drapeaux de leurs centrales syndicales sous les fenêtres du préfet, occupé à discuter avec la presse sur le chikungunya.
Le moustique a volé la vedette aux fonctionnaires mais les organisations syndicales ont tenu à déposer une motion à la préfecture. Dans leur motion, les organisations syndicales rappellent que les fonctionnaires vont perdre 1.55% sur leur traitement en 2006 après une perte de 5% sur la période 2000-2005.
Elles condamnent également, dans ce texte, la politique du gouvernement, en particulier en matière d'emploi. " Cette politique n'a pour seul but que la destruction des garanties statutaires (...) en instaurant plus de précarité dans les fonctions publiques ".
Le préfet et le secrétaire général de la préfecture étant en conférence de presse pour présenter le plan de lutte contre le chikungunya, les huit syndicats ont été reçus par le stagiaire de l'ENA (Ecole nationale d'administration) à la préfecture. "C'est honteux", a déploré un manifestant.
   

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