Fin du mouvement de grève des pompistes :

Retour aux pompes


Publié / Actualisé
Le mouvement de grève des gérants de stations service a été levé ce vendredi 2 février 2007 à 13 heures. Les services de la préfecture et les représentants des pompistes ont trouvé un "accord équilibré". Les stations, pour la plupart fermées depuis jeudi 1er février, ont recommencé à distribuer du carburant sans que le prix n'en soit modifié.
Le mouvement de grève des gérants de stations service a été levé ce vendredi 2 février 2007 à 13 heures. Les services de la préfecture et les représentants des pompistes ont trouvé un "accord équilibré". Les stations, pour la plupart fermées depuis jeudi 1er février, ont recommencé à distribuer du carburant sans que le prix n'en soit modifié.
Ce vendredi 2 février, à partir de 13 heures, les stations essence du département ont rouvert leurs portes. Un soulagement pour les milliers d'automobilistes qui se précipitaient encore ce vendredi matin sur les rares pompes ouvertes dans l'île. Depuis jeudi 1er février, les représentants des gérants de stations services avaient lancé un appel à la grève et négociaient à la préfecture pour obtenir une revalorisation de leur marge fixée à 9,3 centimes d'euros par litre de carburant vendu. Une nouvelle rencontre ce matin a permis de dénouer le conflit et de trouver "un accord équilibré".

Revalorisation de 1,5 centimes d'ici un an

"Cet accord est capital pour nous. Il règle à la fois l'immédiat et l'avenir. Nous avons un engagement ferme des services de l'Etat pour que d'ici au premier février 2008, les marges des gérants de stations soient revalorisées de 1,5 centime d'euro", explique Pascal Plante, président du syndicat réunionnais des exploitants de stations services. Du côté la préfecture, on explique que
"le prix des carburants fixé au 1er février 2007 n'est pas modifié. Une perspective de marge est néanmoins ouverte aux gérants afin de prendre en compte leurs difficultés. En l'état actuel des cours mondiaux du pétrole, cette perspective n'implique pas une hausse des tarifs de vente au public".

En clair, on table sur une baisse du cours du pétrole pour étaler cette hausse dans le temps. Elle devrait donc être indolore pour le consommateur. Mais au final, il ne profitera pas de la conjoncture favorable des prix. Car pour obtenir le prix à la pompe, les composantes des prix des produits pétroliers s'expriment en valeur ajoutée. Actuellement, ce prix est constitué par environ 40% du coût du produit, 38% de taxes, 2% de frais de passage et de dépôt et 20% que se partagent les pétroliers et les gérants de stations service. Mais ce dernier point, les services de l'Etat préfèrent rester évasifs et ne pas donner de chiffres précis.

Une charte en projet

Par ailleurs, "un projet de charte auquel l'ensemble des partenaires du secteur sera invité à s'associer sera rédigé avant le 1er février 2008 sur l'avenir et le fonctionnement de la distribution des carburants à La Réunion". Ainsi, des tables rondes seront organisées pour définir précisément le rôle de chaque acteur du système et d'aboutir à une vision commune de l'évolution du modèle de distribution des produits pétroliers à La Réunion. Un modèle "qui convient à tout le monde" et défendu par les gérants de stations services.
Le conflit est donc terminé et les automobilistes peuvent de nouveau circuler sans peur de la panne sèche. Des automobilistes qui peuvent donc bénéficier des nouveaux prix à la baisse : 1,27 euro le litre de super, contre 1,44 avant le premier février, et 1 euro le litre de gazole contre 1,07 euro.
   

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