Route des Tamarins :

Fin de grève


Publié / Actualisé
Toujours insatisfaits malgré les quelques avancées obtenues en quatre jours de grève, les 130 ouvriers d'Eiffage/Razel ont durci le mouvement ce jeudi 28 février 2008 en instaurant, de 8h à 9h30, un barrage filtrant sur la RN 1 au niveau du viaduc de Saint-Paul. La méthode a payé puisqu'ils ont finalement obtenu dans la journée la rétribution régulière des heures supplémentaires, le versement d'une prime mensuelle de 250 euros et la création d'une commission de prévention destinée à mieux faire respecter la sécurité.
Toujours insatisfaits malgré les quelques avancées obtenues en quatre jours de grève, les 130 ouvriers d'Eiffage/Razel ont durci le mouvement ce jeudi 28 février 2008 en instaurant, de 8h à 9h30, un barrage filtrant sur la RN 1 au niveau du viaduc de Saint-Paul. La méthode a payé puisqu'ils ont finalement obtenu dans la journée la rétribution régulière des heures supplémentaires, le versement d'une prime mensuelle de 250 euros et la création d'une commission de prévention destinée à mieux faire respecter la sécurité.
En bloquant le trafic tous les quarts d'heure, à la hauteur de l'ancien hôpital psychiatrique de Saint-Paul, les ouvriers grévistes de la route des Tamarins ont provoqué de sérieux embouteillages jeudi 28 février au matin. Il fallait près de deux heures pour rallier Saint-Paul depuis Saint-Gilles et inversement ! Les négociations avec la direction du groupement Eiffage/ Razel, responsable de la plupart des gros ouvrages d'art du chantier, ont repris à 10h. Deux points de discorde subsistaient : le paiement mensuel des heures supplémentaires et le versement d'une prime mensuelle. Les grévistes ont finalement obtenu satisfaction en fin de journée. La direction Eiffage/ Razel s'est en effet engagée à payer régulièrement les heures supplémentaires et à donner aux ouvriers une prime mensuelle de 250 euros. A cette dotation s'ajoute une prime à l'objectif qui peut atteindre jusqu'à 50 ou 70 euros par mois. Au total, les ouvriers voient leur salaire augmenter d'environ 300 euros. Les syndicalistes, qui espéraient une prime de 400 euros, semblaient malgré tout heureux de l'effort consenti " C'est dommage qu'il ait fallu quatre jours de grève pour en arriver là, déplorait simplement Johnny Lagarrigue, secrétaire général adjoint de la CFDT BTP.". Les ouvriers reprennent le travail sur la route des Tamarins ce vendredi 29 février.
   

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