Vie chère :

Les seniors sont les premiers touchés


Publié / Actualisé
L'association réunionnaise pour les personnes âgées (Arpa) a présenté ce jeudi 19 février 2009 une liste de revendications pour l'amélioration des conditions de vie des personnes âgées. Elles sont touchées de plein fouet par la cherté de la vie à La Réunion. Versement avancé des retraites, augmentation du pouvoir d'achat, baisse des prix de certains produits, telles sont les requêtes de l'association. Elle devrait rejoindre les rangs du collectif contre la vie chère.
L'association réunionnaise pour les personnes âgées (Arpa) a présenté ce jeudi 19 février 2009 une liste de revendications pour l'amélioration des conditions de vie des personnes âgées. Elles sont touchées de plein fouet par la cherté de la vie à La Réunion. Versement avancé des retraites, augmentation du pouvoir d'achat, baisse des prix de certains produits, telles sont les requêtes de l'association. Elle devrait rejoindre les rangs du collectif contre la vie chère.
"Les moyens des personnes âgées sont aujourd'hui insuffisants", a martelé Fabrice Tandrayen, président de l'Arpa, en présence de Jean Hugues Ratenon en tant que membre du collectif contre la vie chère. Selon lui, "elles sont aujourd'hui asphyxiées par les dépenses". Il a ensuite énuméré les revendications de l'association pour augmenter la qualité de vie des personnes âgées. Il réclame d'abord le versement des retraites en tout début de mois et non vers le 10 de chaque mois comme c'est actuellement le cas. "Nos gramounes doivent payer leurs frais mensuels alors que leur retraite n'est pas encore versée. Non seulement ils ont des majorations de retard, mais en plus ils doivent payer des frais bancaires s'ils se mettent à découvert", dénonce Fabrice Tandrayen.

Autre problème évoqué par l'association, celui du pouvoir d'achat. "Nos seniors ont des problèmes de santé et de déplacement, ajoutez à cela l'augmentation du coût de la vie, ce n'est pas avec 300 ou 400? qu'ils vont survivre", explique le responsable. Il demande donc l'augmentation des retraites de 35%, "à l'image de ce qui est fait pour les fonctionnaires", ainsi que la baisse du prix de près de 100 produits qui touchent directement les personnes âgées "parce que leurs besoins ne sont pas les mêmes que ceux des autres".

Pour Jean Hugues Ratenon, président du collectif Agir pou nout tout, "l'État organise la misère de ce pays et même si on applique les 35% de vie chère aux retraités, ils resteront en dessous du seuil de pauvreté". Selon lui, "il faut augmenter de 200? les bas salaires, les minima sociaux, les bourses d'étudiants mais aussi les retraites".
Notant que les revendications de l'association rejoignaient celles du collectif, il a invité Fabrice Tandrayen à exposer ses idées lors de la réunion de ce jeudi soir afin que son association puisse rejoindre le mouvement et participer à la manifestation du 5 mars. 10 autres organisations devraient par ailleurs rejoindre le collectif lors de cette réunion.
   

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