Cospar et lutte contre la vie chère :

CFDT : "la fin d'un cycle économique"


Publié / Actualisé
"Nous arrivons à la fin d'un cycle en matière économique et administrative", estime Jean Pierre Rivière, secrétaire général de la CFDT, ce vendredi 27 février 2009. Les revendications du syndicat seront inscrites dans la plateforme de revendications du Cospar (collectif des organisations syndicales, partis et associations de la Réunion contre la vie chère). Cette liste a été finalisée jeudi 26 février "à 98%". Elle devrait être présentée à la presse par le collectif ce lundi 2 mars. À moins d'une semaine de la manifestation du 5 mars, le secrétaire général de la CFDT s'est dit "satisfait" de la cohésion du Cospar qui lutte pour des revendications qui sont aussi portées par son syndicat.
"Nous arrivons à la fin d'un cycle en matière économique et administrative", estime Jean Pierre Rivière, secrétaire général de la CFDT, ce vendredi 27 février 2009. Les revendications du syndicat seront inscrites dans la plateforme de revendications du Cospar (collectif des organisations syndicales, partis et associations de la Réunion contre la vie chère). Cette liste a été finalisée jeudi 26 février "à 98%". Elle devrait être présentée à la presse par le collectif ce lundi 2 mars. À moins d'une semaine de la manifestation du 5 mars, le secrétaire général de la CFDT s'est dit "satisfait" de la cohésion du Cospar qui lutte pour des revendications qui sont aussi portées par son syndicat.
"C'est la première fois dans l'histoire de La Réunion qu'on a un regroupement aussi large au sein d'un collectif", lance Jean Pierre Rivière. Souhaitant que "le mouvement dure", il est bien conscient que le collectif ne deviendra pas un "super-syndicat". Il souligne, "nous ne sommes pas tous forcément sur la même longueur d'onde, c'est ce qui fait aussi la richesse du Cospar". Il affirme aussi que "contrairement à ce que peut affirmer la presse, notre plateforme revendicative n'est ni un tapis mendiant ni un catalogue de revendications de tous les membres du collectif. S'il y a autant d'organisations, cela signifie qu'il y a plusieurs feux qui couvent à La Réunion".

Le syndicaliste se réjouit des idées défendues, notamment la nécessité de structurer les branches professionnelles et de mettre en place des conventions collectives. "Ces deux éléments sont nécessaires pour permettre le dialogue social et donc l'augmentation des salaires", explique Jean Pierre Rivière. Il ajoute que "La Réunion souffre d'une double peine".À savoir d'une part des prix beaucoup plus élevés et d'autre part des salaires beaucoup plus bas que ceux de tous les DOM. Il appuie son argumentaire sur les chiffres 2008 des salaires moyens et sur les indices des prix à la consommation de l'Insee. "Cette situation est explosive" assène Jean Pierre Rivière.

Le secrétaire général de la CFDT pense qu'il faut développer de nouvelles stratégies économiques et administratives. La stratégie économique, est celle présentée par le Cospar dans sa plateforme de revendications. Concernant la stratégie administrative, "il faudra que les Réunionnais s'expriment lors des états généraux des DOM". En attendant, il livre la vision de son syndicat sur le modèle administratif vers lequel l'île doit tendre "pour prendre en compte les problèmes des Réunionnais". Il défend ainsi l'idée d'une assemblée unique, de quatre arrondissements et de communes "à l'image de ce qui est préconisé par le CESR (Conseil économique et social régional)". "Mais ce ne sera pas la solution miracle qui va tout arranger", relativise-t-il.

Outre l'actualité sociale, Jean Pierre Rivière a aussi abordé l'actualité du syndicat. Il a ainsi été question de l'organisation d'une manifestation le 7 mars à la salle polyvalente de Saint-Denis à l'occasion de la journée de la femme qui se déroule le 8 mars. Des conférences seront alors organisées sur le thème de la place de la femme dans ses dimensions historiques, économiques et sociales.
   

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