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Mobilisation "historique" :

20 000 opposants à la vie chère


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Ce jeudi 5 mars 2009 est marqué par la grève à l'appel du COSPAR (Collectif contre la vie chère). Des cortèges de manifestants ont défilé à Saint-Denis et Saint-Pierre. Environ 20 000 personnes étaient dans les rues, 14 000 selon la préfecture. Le moment "historique" qu'attendaient les organisateurs était bel et bien au rendez-vous.
Ce jeudi 5 mars 2009 est marqué par la grève à l'appel du COSPAR (Collectif contre la vie chère). Des cortèges de manifestants ont défilé à Saint-Denis et Saint-Pierre. Environ 20 000 personnes étaient dans les rues, 14 000 selon la préfecture. Le moment "historique" qu'attendaient les organisateurs était bel et bien au rendez-vous.
Tôt le matin, des opérations coup-de-poing ont eu lieu avant même le départ des défilés prévu à 9 heures. Vers 8 heures, des syndicalistes de la CGTR sont venus manifester dans la zone industrielle du Chaudron, à Saint-Denis, afin d'encourager les salariés à grever tandis que le blocage d'un bus avait lieu à la gare routière du chef-lieu, mais aussi à la gare de Saint-Paul. Toujours à Saint-Denis, une opération escargot partait du rond-point "Cotrans" au Chaudron vers la gare routière. Dans le Sud, une opération escargot se déroulait près de la ZAC Canabady, à Saint-Pierre et les salariés de l'usine du Gol à Saint-Louis bloquaient le rond-point de Bel-Air. Le port de la Pointe des Galets, quant à lui, était paralysé.

Côté manifestation, le cortège saint-pierrois est parti de la ZAC Canabady vers 9h25. Celui de Saint-Denis a quitté la gare routière vers 9h55. Sur Saint-Pierre en fin de matinée, on annonçait 7 000 personnes, tandis qu'à Saint-Denis, le cortège comptait 15 000 manifestants, à la grande satisfaction des organisateurs. Ces derniers n'attendaient pas plus de 10 000 personnes dans les deux villes. La préfecture, de son côté, annonce 6 000 manifestants dans le Sud et 8 000 dans le Nord.

Alors que les grévistes atteignaient vers 11 heures le monument aux morts, rue de la Victoire, d'autres quittaient encore le boulevard Lancastel, le cortège mesurant 1 à 2 kilomètres. Selon les organisateurs, cette mobilisation "témoigne d'un réel ras-le-bol de la vie chère et de la baisse du pouvoir d'achat".

Des personnalités politiques de toutes tendances étaient aux côtés des manifestants : Paul Vergès président de la Région, le député-maire du Tampon Didier Robert, Yolande Pausé maire de Sainte-Suzanne, Patrick Lebreton député-maire de Saint-Joseph, le maire de Saint-Denis Gilbert Annette, ou encore Daniel Gonthier maire de Bras-Panon.

Ailleurs en ville, les rues sont beaucoup moins fréquentées que d'habitude même si les bus circulent, à Saint-Denis notamment. En centre-ville, Saint-Denis comme Saint-Pierre, ressemble à une ville morte, les commerces présentant rideaux baissés, à l'exception de quelques bars et boulangeries. Les gérants ont pris la précaution de fermer leurs magasins sans doute par crainte de pillages ou de casse. Mais les défilés se sont déroulés globalement sans incident et dans une ambiance bon-enfant. Même des places de stationnement, habituellement très prisées, restent vides. Rappelons par ailleurs que le COSPAR avait déclaré ce jeudi journée sans achat.

En fin de matinée, des prises de parole se faisaient au kiosque du Barachois. Plusieurs syndicalistes parlaient au nom du COSPAR. Une délégation du collectif s'est rendue à la préfecture en début d'après-midi. Ivan Hoarau, secrétaire-général de la CGTR, a déclaré : "S'il ne peut pas y avoir de négociations sociales, hélas, nous serons obligés d'aller à la confrontation sociale. Et elle aura lieu mardi par une grève reconductible et des opérations coup-de-poing d'ici-là".

Le collectif sera reçu également par le préfet vendredi 6 mars 2009 pour une réunion de travail. Rappelons que le COSPAR a axé ses revendications sur trois grands thèmes principaux : l'emploi et les salaires, le pouvoir d'achat et le logement.
   

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