Le Chaudron en ébullition :

Nuit d'émeutes


Publié / Actualisé
Depuis la fin de l'après-midi de ce mardi 10 mars 2009, le Chaudron (Saint-Denis) est le théâtre de scènes d'émeutes. Se déplaçant par petits groupes, les émeutiers ont d'abord tenté de casser le Jumbo Score du Chaudron. Repoussés par la police, ils se sont alors éparpillés dans toutes les rues du quartier. Incendiant des poubelles et dressant des barrages au milieu de plusieurs carrefours, les manifestants ont attendu la nuit avant de mettre le feu à une demie douzaine de voitures qu'ils ont placé en travers du rond-point Cadjee. Vers 20 heures, un petit groupe a entièrement dévasté une agence de la banque - assurance Groupama rue Leconte de Lisle. Deux commerces situés à proximité ont également failli être attaqués. L'arrivée de la police a mis à la tentative de pillage. Vers 22 heures des troubles ont également éclaté au Port où des affrontements ont opposé des petits groupes de jeunes et les forces de l'ordre.
Depuis la fin de l'après-midi de ce mardi 10 mars 2009, le Chaudron (Saint-Denis) est le théâtre de scènes d'émeutes. Se déplaçant par petits groupes, les émeutiers ont d'abord tenté de casser le Jumbo Score du Chaudron. Repoussés par la police, ils se sont alors éparpillés dans toutes les rues du quartier. Incendiant des poubelles et dressant des barrages au milieu de plusieurs carrefours, les manifestants ont attendu la nuit avant de mettre le feu à une demie douzaine de voitures qu'ils ont placé en travers du rond-point Cadjee. Vers 20 heures, un petit groupe a entièrement dévasté une agence de la banque - assurance Groupama rue Leconte de Lisle. Deux commerces situés à proximité ont également failli être attaqués. L'arrivée de la police a mis à la tentative de pillage. Vers 22 heures des troubles ont également éclaté au Port où des affrontements ont opposé des petits groupes de jeunes et les forces de l'ordre.
Les échauffourées entre manifestants et forces de l'ordre ont commencé devant la préfecture en milieu de journée ce mardi 10 mars 2009 à la fin de la manifestation contre la vie chère. C'est au Chaudron (Saint-Denis) que les heurts se sont poursuivis. Feux de poubelles, jets de galets, pillages et incendies de voitures se répètent depuis quelques heures dans ce quartier sensible où des émeutes meurtrières historiques avaient éclaté en 1991. Le préfet a signalé pour l'instant 17 interpellations et 10 fonctionnaires de police blessés.

Les émeutiers ont envahi le quartier du Chaudron dès 16 heures. Ils se sont rassemblés devant le Jumbo score sous le regard inquiet et parfois approbateur de plusieurs centaines d'habitants.

Après avoir tenté de pénétrer dans la grande surface, quarante personnes, souvent camouflées sous leurs tee-shirts et des foulards, ont provoqué les forces de l'ordre. Ces policiers et gendarmes qui ont reçu le soutien du GIPN ont répondu par des lancers de grenades lacrymogènes et de grenades assourdissantes qui ont raisonné dans tout Saint-Denis jusqu'en début de soirée.

Le face à face entre les deux camps a continué jusqu'au rond-point des établissements Cadjee avant de s'étendre à l'ensemble du quartier du Chaudron. La plupart des entreprises et la CCIR (chambre de commerce et d'industrie) situées dans la zone industrielle du Chaudron avaient précipité la fermeture de leurs portes dans l'après-midi.

Vers 20 heures, le point conseil banque de l'agence Groupama où travaille sept personnes a été entièrement dévastée. Le distributeur situé à l'extérieur a été arraché. Les locaux de deux commerces situés à proximité dont une auto-école et un magasin de cadeau et chaussures ont failli être pillés. Plusieurs voitures ont été incendiées au rond-point Cadjee.

Vers 21h, le face à face entre émeutiers et forces de l'ordre se poursuivait dans toutes les rues du chaudron. Les poubelles incendiées dans plusieurs rues du quartier ont perturbé et parfois interrompu la circulation.

Pour l'instant, le préfet a signalé 17 interpellations et 10 fonctionnaires blessés dont deux ayant été obligés de cesser leur service. Dans un communiqué publié vers 21 heures le préfet note que "la présence dans ce quartier d'individus fauteurs de troubles, risquent de transformer dans les heures à venir cette manifestation en tentatives d'actes de pillage organisés". Il ajoute avoir demandé aux forces de l'ordre "d'assurer la sécurité des habitants et d'empêcher tout acte de pillage".

Il conclut en invitant "tous les partenaires (COSPAR, patronat et grande distribution - ndlr) à se retrouver autour de la table de négociation dès ce mercredi, d'une part sur les prix dès 10 heures et d'autre part sur les salaires à 14 heures en préfecture".
   

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