Le 19 mars à Saint-Denis :

Du renfort pour le COSPAR


Publié / Actualisé
Une quarantaine d'associations culturelles est venue, ce jeudi 19 mars, jour de grève nationale, gonfler les rangs de la manifestation à Saint-Denis. Les étudiants, les politiques, et les adhérents de nombreux syndicats dont la CFDT et la CGTR, ont été fidèles au rendez-vous fixé par le COSPAR. Le troisième depuis le début de la mobilisation des réunionnais contre la vie chère le 5 mars dernier. La manifestation a rassemblé 5 000 personnes selon les organisateurs (2 000 selon la police).
Une quarantaine d'associations culturelles est venue, ce jeudi 19 mars, jour de grève nationale, gonfler les rangs de la manifestation à Saint-Denis. Les étudiants, les politiques, et les adhérents de nombreux syndicats dont la CFDT et la CGTR, ont été fidèles au rendez-vous fixé par le COSPAR. Le troisième depuis le début de la mobilisation des réunionnais contre la vie chère le 5 mars dernier. La manifestation a rassemblé 5 000 personnes selon les organisateurs (2 000 selon la police).
"Malgré la pluie, nous avons réussi à mobiliser autant que le 10 mars", a déclaré Ivan Hoareau, porte parole du Cospar, alors que la manifestation s'achevait dans les jardins de la préfecture.

En fait, le collectif contre la vie chère avait appelé les Réunionnais à descendre dans la rue ce jeudi 19 mars, jour de grève nationale pour défendre leur pouvoir d'achat. Et pour cause. "Les mots d'ordre nationaux et nos mots d'ordre se rejoignent. Il est question de salaires et de meilleure répartition de la richesse", expliquait déjà Ivan Hoareau sur la place du petit marché, au départ de la manifestation.

Parmi les manifestants ce jeudi 19 mars, il y avait une quarantaine de membres d'associations culturelles pour représenter leur tout nouveau collectif intitulé collectif culturel identitaire et éducatif réunionnais. "Nous nous sommes réunis avant-hier (mardi soir) car nous nous sommes rendus compte qu'il n'y avait pas de revendications sur la culture, l'éducation, et l'identité réunionnaise. Nous avons rejoint le Cospar hier soir (mercredi)", indiquait Laurent, l'un de leur porte parole.
Parmi ces manifestants, vêtus de jaune pour l'occasion, on a reconnu les membres de Rasin Kaf, de MLK, du cercle philosophique, de la CCE mais aussi des artistes locaux "C'est dur d'être intermittent du spectacle car néna des choses que nous fait et nou lé pas payé (il y a des choses que nous faisons et nous ne sommes pas payés) comme la répétition de concerts ou de spectacles. Pourtant c'est du travail ! Tout doit devenir des cachets", affirmait la chanteuse Nathalie Natiembé, à peine reconnaissable sous son chapeau.

Les étudiants étaient également présents ce jeudi 19 mars, plus motivés que jamais. "Nous voulons montrer au gouvernement que nous sommes toujours mobilisés", a déclaré Gilles Leperlier, président de l'Union des étudiants de France. "La jeunesse c'est l'avenir et il faut garantir l'avenir de la jeunesse pour garantir l'avenir de notre société", a-t-il ajouté devant la préfecture.

La jeunesse "avec ou sans diplômes", "avec ou sans emploi" a pris conscience de la nécessité de la mobilisation constatait Jean-Hugues Ratenon, porte parole du COSPAR.

Les travailleurs sociaux sont venus également gonfler les rangs de la manifestation dionysienne plus pour suivre l'appel du mouvement national que celui du Cospar. "Nous voulons plus de moyens pour mener à bien nos missions, améliorer nos conditions de travail et éviter la fermeture des structures", a indiqué Mathieu Etty, assistant social et membre du collectif des travailleurs sociaux 974 réunissant étudiants, professeurs et assistants.

Dans les rangs de la manifestation, il y avait des représentants du parti de gauche mais aussi Ericka Bareigts, adjointe au maire de Saint-Denis, Rolland Robert, maire de la Possession et président de l'association des maires, et enfin Maurice Gironcel pour le parti communiste.

Au final, ils étaient 5 000 manifestants à Saint-Denis, 2 000 selon la police à braver la pluie avec ou sans parapluies. Un peu moins que le 10 mars mais beaucoup moins que le 5 mars, le jour où a débuté la mobilisation des Réunionnais contre la vie chère.

Et la mobilisation continue ce jeudi 19 mars par des opérations escargot et des opérations de communication dans les grandes surfaces. "Dispersons nous pour mener ces actions en attendant que nos camarades travaillent sur des propositions. Il faut se mobiliser pour obliger la grande distribution et le patronat à mettre l'argent sur la table !" a lancé Ivan Hoareau, porte parole du COSPAR en fin de manifestation.
   

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