Mise en place du RSA :

Les CCAS demandent une table ronde


Publié / Actualisé
À un peu moins d'un an et demi de la mise en place officiel du RSA (Revenu de Solidarité Active) à La Réunion, le 1er janvier 2011, les CCAS (Centre communaux d'action sociale) de l'île souhaitent organiser une table ronde avec les différents acteurs sociaux impactés par le dispositif. Et pour cause, contrairement au RMI qui est géré par l'ADI (agence départementale d'insertion), ce sont les CCAS qui seront chargées du traitement des demandes de RSA, ce qui entraîne des questions d'organisation qui seront traitées lors de cette table ronde.
À un peu moins d'un an et demi de la mise en place officiel du RSA (Revenu de Solidarité Active) à La Réunion, le 1er janvier 2011, les CCAS (Centre communaux d'action sociale) de l'île souhaitent organiser une table ronde avec les différents acteurs sociaux impactés par le dispositif. Et pour cause, contrairement au RMI qui est géré par l'ADI (agence départementale d'insertion), ce sont les CCAS qui seront chargées du traitement des demandes de RSA, ce qui entraîne des questions d'organisation qui seront traitées lors de cette table ronde.
En vertu du décret du 15 avril 2009 relatif aux modalités d'application du RSA, ce sont les centres communaux et intercommunaux d'action sociale qui traiteront les demandes. Or, "nous n'avons pas forcément les moyens et l'expérience pour nous occuper de l'accueil et du suivi des dossiers", explique Eric Fruteau, président de l'Union départementale des centres communaux d'action sociale (UDCCAS), qui regroupe 22 CCAS de La Réunion.

En effet, à La Réunion, c'est l'ADI qui gère à l'attribution et nullement les CCAS qui ont pour mission le soutien aux plus défavorisés à travers l'animation, l'information ou l'accompagnement. D'où la nécessité de mettre en place une organisation optimale pour accueillir les bénéficiaires,

"Nous voulons anticiper l'arrivée du RSA", a martelé ce jeudi 18 juin Eric Fruteau. La mise en place du revenu de solidarité active sur l'île ayant été repoussée au 1er janvier 2011 (alors qu'en métropole, il est appliqué depuis le 1er juin 2009), les responsables des centres communaux veulent mettre ce temps à profit pour s'organiser.

L'UDCASS propose donc aux différents partenaires de l'action sociale parmi lesquels le Conseil général, l'ADI, la CAF ou encore le Pôle Emploi, afin de débatte "des conditions préalables nécessaires à la gestion d'un tel dispositif". Elle demande également "la désignation d'un coordonnateur institutionnel pour permettre une articulation entre les 3 phases du dispositif, instruction, orientation et accompagnement".

Plusieurs questions seront abordées lors de cette table ronde, à savoir la répartition des compétences entre les différents acteurs, l'avenir de l'ADI qui ne versera plus le RMI ou encore la question de l'organisation des CCAS. En effet, cette nouvelle compétence entraînera l'accroissement du nombre de personnes fréquentant ces structures. Outre les bénéficiaires actuels du RMI, du RSO et de l'API, soit près de 120 000 personnes, s'ajouteront les travailleurs pauvres dont le nombre n'est pas encore connu. De plus, "le personnel n'est pas forcément formé pour ce type d'accueil", complète le président de l'UDCCAS.

Ce constat établi, Eric Fruteau a annoncé qu'il écrirait prochainement un courrier à la présidente du Département, Nassimah Dindar, ainsi qu'à l'ADI, à la CAF et au Pôle Emploi afin de les inviter à se mettre autour de la table. Questionné sur la cause d'une telle anticipation alors que la date officielle de l'arrivée du RSA est prévue en 2011, Eric Fruteau répond, "nous préférons anticiper une éventuelle anticipation de sa mise en oeuvre sur l'île". Le représentant de l'union s'est en effet dit "favorable" à une mise en ?uvre "la plus rapide possible" de l'aide. "Par rapport au RSA, il y a un manque à gagner non négligeable avec le RSTA (ndlr : revenu supplémentaire temporaire d'activité)", conclut-il.

   

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