Grève des assistants d'éducation :

Le tribunal administratif saisi


Publié / Actualisé
Ils projetaient de le faire, ils sont passés à l'acte. Les assistants d'éducation ont saisi ce vendredi 21 août 2009 à 11 heures le Tribunal administratif. Ils demandent l'annulation de la décision du recteur de ne pas reconduire les 348 contrats arrivant à terme le 31 août prochain. À 14 heures, une rencontre a été organisée entre le mouvement des assistants d'éducation et un certain nombre d'élus, à l'initiative du collectif Agir Pou Nout Tout.
Ils projetaient de le faire, ils sont passés à l'acte. Les assistants d'éducation ont saisi ce vendredi 21 août 2009 à 11 heures le Tribunal administratif. Ils demandent l'annulation de la décision du recteur de ne pas reconduire les 348 contrats arrivant à terme le 31 août prochain. À 14 heures, une rencontre a été organisée entre le mouvement des assistants d'éducation et un certain nombre d'élus, à l'initiative du collectif Agir Pou Nout Tout.
18 dossiers ont été déposés au Tribunal administratif ce vendredi 21 août. Les autres dossiers devraient suivre dans les jours à venir. La demande est unanime. Tous souhaitent leur intégration dans l'Éducation nationale. Ils se basent sur la loi du 26 juillet 2005 appliquant une disposition communautaire datant de 1999. Selon cette disposition, les agents employés par l'État voient leur contrat devenir un contrat à durée indéterminée au bout de 6 ans. Ce qui est le cas de la plupart d'entre-eux qui sont assistants d'éducation depuis 6 ans et qui ont auparavant fait partie des emplois jeunes.

La loi qu'ils citent est controversée, le recteur de l'Académie de La Réunion affirme en effet qu'elle ne s'applique pas à leur cas. Mais pour Elie Hoarau, député européen communiste, "il est certain que cette loi s'applique". "Ils ont des contrats de 6 ans, ils sont employés par l'État, il n'y a aucune raison que le Tribunal administratif ne tranche pas en leur faveur", a-t-il martelé. La réponse de la juridiction administrative devrait tomber dans "3 semaines minimum".

Par ailleurs, le collectif Agir Pou Nout Tout avait invité l'ensemble des forces politiques et sociales de La Réunion à une rencontre pour débattre de la situation des assistants d'éducation. L'invitation e eu peu de succès. Seuls y ont répondu Élie Hoarau, les conseillers régionaux Yvon Virapin et Raymond Mollard (Alliance) ainsi que des représentants de l'association des maires de La Réunion (AMDR), de la Ville de Saint-Benoît (PS), de la Possession (PCR) et du député-maire du Tampon, Didier Robert (UMP).

Tous ont une nouvelle fois apporté leur soutien aux 348 assistants d'éducation, en grève depuis plusieurs semaines. Le représentant de l'AMDR, Aldo Miquel, a demandé au préfet d'organiser une table ronde afin de trouver une solution au problème. Le représentant de Didier Robert, Eddy Payet, a quant à lui fait part de la possibilité pour le député-maire d'intégrer 18 assistants d'éducation dans les écoles du Tampon. "Mais il faut une démarche globale et départementale", a-t-il souligné.


   

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