Mouvement social :

Historique : grève au conseil régional


Publié / Actualisé
À l'appel de l'intersyndicale, SGPEN-CGTR, CGTR, UNATOS-FSU, SDU-CLIAS-FSU, CFDT, SAFPTR, une centaine d'agents du conseil régional ont manifesté au siège de la collectivité au Moufia (Saint-Denis) ce mercredi 18 novembre 2009. Ils réclament une meilleure application du régime indemnitaire propre aux collectivités locales. Ce mouvement est une première pour le conseil régional et sa majorité communiste et alliés dirigée par Paul Vergès. Aucune rencontre n'était initialement prévue entre les grévistes et les élus du conseil régional. Une délégation de syndicalistes a finalement été reçue à 10 heures 30 par Yvon Virapin et Raymond Mollard, vice-présidents de la Région.
À l'appel de l'intersyndicale, SGPEN-CGTR, CGTR, UNATOS-FSU, SDU-CLIAS-FSU, CFDT, SAFPTR, une centaine d'agents du conseil régional ont manifesté au siège de la collectivité au Moufia (Saint-Denis) ce mercredi 18 novembre 2009. Ils réclament une meilleure application du régime indemnitaire propre aux collectivités locales. Ce mouvement est une première pour le conseil régional et sa majorité communiste et alliés dirigée par Paul Vergès. Aucune rencontre n'était initialement prévue entre les grévistes et les élus du conseil régional. Une délégation de syndicalistes a finalement été reçue à 10 heures 30 par Yvon Virapin et Raymond Mollard, vice-présidents de la Région.
Regroupés dans le hall du conseil régional tout au long de la réunion de négociations, les grévistes ont scandé à plusieurs reprises "nou lé pa plis, nou lé pa moin, respekt anou". Le slogan est habituellement utilisé par le parti communiste réunionnais pour exiger l'égalité de traitement entre les Réunionnais et les Métropolitains en matière d'application des lois sociales notamment.

"Le mouvement des salariés de la Région est juste et nous le soutenons. La manifestation d'aujourd'hui est la preuve que les négociations ont échoué et qu'il faut reprendre au plus vite les discussions" commentait, au début de la manifestation, Ivan Hoareau, secrétaire général de la CGTR, syndicat généralement proche du parti communiste réunionnais (PCR). Les agents de la collectivité territoriale réclament une augmentation du montant de l'indemnité d'administration et de technicité.

"À la Région cette indemnité est de 53 euros , elle est de 240 euros au conseil général et de 540 euros dans certaines Régions de métropole. Nous ne demandons pas autant tout de suite, mais simplement un début de revalorisation. La Région ne nous écoute pas et refuse d'entendre nos arguments" regrette Christian Picard, dirigeant de la FSU.

Toutes les réunions de négociations qui ont lieu ces dernières semaines entre les syndicats et les élus de la Région, n'ont donné aucun résultat. Dans une pleine page de publicité publiée ce lundi dans les trois quotidiens de l'île, le conseil régional a indiqué, en substance, préférer "favoriser la titularisation du plus grand nombre d'agents" à une augmentation de l'indemnité d'administration et de technicité. "C'est un faux débat. Nous avons perdu assez de temps, la Région se doit de répondre aux revendications de ses agents et ne pas se contenter de noyer le poisson dans une grande réflexion contre la précarité" soulignait Ivan Hoareau.

Le secrétaire général de la CGTR prenait soin d'ajouter qu'il veillerait "à ce que le mouvement ne soit pas politiquement récupéré" par la région ou ses adversaires "à l'approche des régionales". Reconnaissant qu'une grève au conseil régional soutenue par la CGTR est un événement inédit, Ivan Hoareau notait "il faut bien une première à chaque chose". Il ajoutait "le brouillage vient du fait que l'on s'adresse à des élus et donc aussi aux "camarades maires". Mais le fait est que si toutes les négociations échouent il faut malheureusement en arriver à la mobilisation".

La rencontre entre les grévistes et les élus régionaux s'est terminée à 11h35.

   

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