Social - Ex salariés de l'ARAST :

Grève de la faim annoncée


Publié / Actualisé
Des ex salariés de l'ARAST (association régionale d'accompagnement social territorialisé) et un syndicaliste ont annoncé ce samedi après-midi 9 janvier 2010 leur intention de se mettre en grève de la faim dès lundi matin. Ils espèrent ainsi obtenir le versement des indemnités de licenciement dues aux 1 196 employés de l'association d'aide à domicile. Une quarantaine d'ex salariés ont dormi au conseil général pour la 5ème nuit consécutive. Si aucune solution n'est trouvée, les anciens de l'ARAST promettent de rester sur place jusqu'à l'arrivée à La Réunion de Nicolas Sarkozy le lundi 18 janvier. Ils lancent, par ailleurs, un appel à la solidarité des Réunionnais "pour (les) soutenir dans (leur) combat".
Des ex salariés de l'ARAST (association régionale d'accompagnement social territorialisé) et un syndicaliste ont annoncé ce samedi après-midi 9 janvier 2010 leur intention de se mettre en grève de la faim dès lundi matin. Ils espèrent ainsi obtenir le versement des indemnités de licenciement dues aux 1 196 employés de l'association d'aide à domicile. Une quarantaine d'ex salariés ont dormi au conseil général pour la 5ème nuit consécutive. Si aucune solution n'est trouvée, les anciens de l'ARAST promettent de rester sur place jusqu'à l'arrivée à La Réunion de Nicolas Sarkozy le lundi 18 janvier. Ils lancent, par ailleurs, un appel à la solidarité des Réunionnais "pour (les) soutenir dans (leur) combat".
La décision d'entamer une grève de la faim a prise en désespoir de cause. Les anciens de l'ARAST n'arrivent en effet toujours pas à se faire verser leur indemnités de licenciement. La liquidation judiciaire de l'association d'aide à domicile a été prononcée le 27 novembre. Depuis, les ex employés n'ont quasiment plus de revenu. Le problème est que l'AGS (association pour la gestion du régime d'assurance des créances des salariés) et le conseil général se renvoient la balle quant au problème du versement de ces indemnités.

L'AGS estime que le Département à l'obligation légale d'intégrer les travailleurs sociaux. Elle ajoute que cette intégration entrainerait automatiquement une continuité d'activité et qu'il n'y aurait donc pas de licenciement...ni d'indemnités à verser. Le conseil général affirme au contraire que les salariés ont été licenciés de fait par la décision du tribunal de commerce de liquider l'association d'aide à domicile. Le total des indemnités est évalué à plus de 25 millions d'euros. Une somme que l'AGS, déjà en difficulté, aura sans doute du mal à payer...

À ce jour aucune solution pérenne n'a encore été proposée aux anciens salariés. Vendredi, le conseil général a décidé de verser une aide d'urgence de 1 000 euros aux travailleurs sociaux qui percevaient moins de 2 500 euros nets par mois. Cette aide sera valable un mois pour les ex employés ayant signé une convention de reclassement personnalisée (CRP) auprès du Pôle emploi, et de trois mois pour les autres. Rien n'a été décidé pour la suite.

La table ronde du jeudi 7 janvier en préfecture n'a pas non plus débouché sur une solution concrète. La caisse d'allocations familiales s'est toutefois engagée à examiner les dossiers des familles en détresse et le Pôle emploi à prendre en charge les personnes ayant signé une convention de reclassement personnalisée.

La colère et la détermination des anciens salariés ne pouvaient donc que s'amplifier. D'où la décision d'entamer une grève de la faim dès ce lundi.

   

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