Social - Villa du Département :

Les ex-salariés de l'ARAST évacués par la police


Publié / Actualisé
Une cinquantaine d'ex-salariés de l'ARAST (association régionale d'accompagnement social territorialisé) qui effectuait un sit-in rue de Paris (Saint-Denis) devant la Villa du Département a été évacuée par la police ce mercredi 20 janvier 2010 vers 11 heures 30. Au cours de l'intervention, une jeune femme a été victime d'un malaise. Elle a été prise en charge par les pompiers. Les travailleurs sociaux se sont repliés vers le conseil général qu'ils occupent depuis 16 jours. Tous les grévistes de la faim ont arrêté leur mouvement. Certains d'entre eux ont refusé de s'alimenter pendant 9 jours.
Une cinquantaine d'ex-salariés de l'ARAST (association régionale d'accompagnement social territorialisé) qui effectuait un sit-in rue de Paris (Saint-Denis) devant la Villa du Département a été évacuée par la police ce mercredi 20 janvier 2010 vers 11 heures 30. Au cours de l'intervention, une jeune femme a été victime d'un malaise. Elle a été prise en charge par les pompiers. Les travailleurs sociaux se sont repliés vers le conseil général qu'ils occupent depuis 16 jours. Tous les grévistes de la faim ont arrêté leur mouvement. Certains d'entre eux ont refusé de s'alimenter pendant 9 jours.
"Nous sommes en colère, nous sommes dépités" lance Valérie Bénard, porte-parole des anciens salariés de l'ARAST. "Ce matin il n'y avait que 50 personnes, essentiellement des femmes et des enfants. Nous étions simplement assis sur la chaussé. Nous n'avons rien cassé. Nous n'avons rien pris. La police nous a chargé. L'une de nos collègues s'est trouvée mal" relate, indignée la porte-parole.

Les manifestants ont en effet été fermement portés par la police de la chaussée au trottoir. C'est pendant cette évacuation que la jeune femme s'est trouvée mal. Les pompiers ont été appelés. Ils lui ont donné les premiers soins sur place pendant plus d'un quart d'heure avant d'être transporté à l'hôpital. Peu de temps après, deux autres salariées ont fait un malaise moins grave que celui de leur collègue. En fin de matinée, les manifestants ont regagné le palais de la Source, siège du conseil général, qu'ils occupent depuis 14 jours. À noter que les conseillers généraux étaient réunis en commission permanente à la Villa lors de l'intervention de la police.

À leur arrivée, un courrier du Département leur a été distribué. Le document les informait que l'aide d'urgence de 1 000 euros mise à leur disposition par le conseil général pouvait être obtenue en se rapprochant des antennes d'arrondissement du Département. Ces structures "assureront l'orientation vers les travailleurs sociaux en charge de l'évaluation des demandes". Aucune indication n'est donnée sur "l'évaluation" en question. Précisons toutefois que selon la décision de la commission permanente du conseil général, l'aide doit être attribuée à tous les anciens salariés sans critères de ressources.

Les quelque 600 dossiers de demande d'intégration au conseil général devraient être déposés devant les prud'hommes dans la journée ou ce jeudi.

Par ailleurs aucune information sur la date et même la tenue de la table ronde promise ce mardi par le conseiller de Nicolas Sarkozy n'a été donnée aux anciens salariés. La réunion a été annoncée pour vendredi à la préfecture. L'État, les ex-travailleurs, le conseil général et l'AGS (association pour la gestion du régime d'assurance des créances des salariés) notamment. Il s'agirait une nouvelle fois d'essayer de déterminer qui de ces deux structures doit payer des indemnités aux 1 196 anciens salariés.

   

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