300 employés mobilisés contre Claude Hoarau :

Grosses tensions à Saint-Louis


Publié / Actualisé
Peu avant 14 heures, ce vendredi 30 avril 2010, le barrage mis en place par les manifestants qui dénoncent la réduction des salaires des employés communaux à Saint-Louis a été levé. Dès 13h, les grévistes s'étaient rassemblés pour bloquer l'accès à la "quatre voies" en direction de l'Etang Salé. La tension était palpable depuis ce vendredi matin à Saint-Louis. Devant la mairie, une bousculade a eu lieu à 11 heures entre les manifestants et les forces de l'ordre. Selon des auditeurs de Radio Freedom, plusieurs échauffourées se seraient produites. Une femme aurait été bousculée et aurait été prise en charge par les pompiers. De son côté, Claude Hoarau a affirmé que "cette grève s'était déroulée de manière réjouissante et avait totalement échoué avec un taux de participation insignifiant de 16 %". Près de 300 employés communaux de Saint-Louis s'étaient mobilisés depuis 7 heures ce vendredi.
Peu avant 14 heures, ce vendredi 30 avril 2010, le barrage mis en place par les manifestants qui dénoncent la réduction des salaires des employés communaux à Saint-Louis a été levé. Dès 13h, les grévistes s'étaient rassemblés pour bloquer l'accès à la "quatre voies" en direction de l'Etang Salé. La tension était palpable depuis ce vendredi matin à Saint-Louis. Devant la mairie, une bousculade a eu lieu à 11 heures entre les manifestants et les forces de l'ordre. Selon des auditeurs de Radio Freedom, plusieurs échauffourées se seraient produites. Une femme aurait été bousculée et aurait été prise en charge par les pompiers. De son côté, Claude Hoarau a affirmé que "cette grève s'était déroulée de manière réjouissante et avait totalement échoué avec un taux de participation insignifiant de 16 %". Près de 300 employés communaux de Saint-Louis s'étaient mobilisés depuis 7 heures ce vendredi.
Soutenus par l'Intersyndicale (SAFPTR-CGTR-CFDT-FO-CFTC), les employés dénoncent le projet de réduction de leurs salaires de 5% et la diminution du temps de travail, initié par Claude Hoarau pour combler le déficit de la commune. "Cette baisse est à ajouter à une augmentation des impôts. Ceci correspondrait pour chaque salarié sur un an à une perte d'un mois de salaire complet. Nous demandons à ce qu'on ne modifie pas le salaire des employés" souligne Maximin Sabary, secrétaire fédéral adjoint à la CGTR - fonction publique territoriale, chargé de la section sud.

La date de la mobilisation n'a pas été choisie au hasard. Ce vendredi se tient le comité technique paritaire au cours duquel le projet annoncé en conseil municipal par Claude Hoarau et les élus saint-louisiens doit être voté. L'Intersyndicale déplore "le manque de dialogue social". Claude Hoarau, maire de Saint-Louis, a refusé de rencontrer l'Intersyndicale ce vendredi matin.

Vers 10 heures, le SAFPTR (syndicat autonome de la fonction publique territoriale) est rentré au comité technique paritaire, présidé par Claude Hoarau, puis en a claqué la porte. Seule la CFDT est restée pour assister au CTP.

Des tensions sont palpables. Des employés pro-Hoarau ont déchiré leur carte d'adhésion à la CGTR devant les yeux de Max Banon, délégué syndical de la confédération générale du travail.

L'UNSA territoriaux se dit solidaire du mouvement pour la défense des employés communaux. "Dans un contexte social morose et incertain pour les territoriaux, il est inacceptable de diminuer le temps de travail des agents afin de faire chuter leur pouvoir d'achat" indique Patrick Jayme, secrétaire général adjoint à l'UNSA territoriaux.

Les responsables successifs de cette collectivité "ont plombé les finances de la collectivité, à eux de payer la facture" estime l'UNSA. "La rigueur passe par d'autre choix, comme par exemple, une diminution plus importante de leur indemnité ou des manifestations festives organisées sur la commune" lance l'organisation syndicale.

Ce jeudi soir, le maire de Saint-Louis avait réuni un millier d'employés communaux pour leur exposer les mesures du plan de redressement qu'il souhaite mettre en place : "Nous savons le sacrifice que nous vous demandons. Mais la commune qui vous a donné une carrière a besoin de vous" rapporte le Quotidien.

Par ailleurs, une note aurait été envoyée au responsable de la police municipale "pour dresser la liste des agents qui participent au mouvement de grève prévu ce vendredi (préavis non déposé dans les délais prévus)" indique le Jir.

En conférence de presse ce vendredi vers 11 heures, Claude Hoarau a rejeté la faute sur Cyrille Hamilcaro et a porté de vives attaques à l'encontre de la CGTR et a lancé : "Les responsables syndicaux devraient se demander "mais que diable suis-je venu faire dans cette galère?"".

Après avoir bloqué la circulation rue Bel Air, vers 13h, ce vendredi, les manifestants se sont rassemblés pour bloquer la "quatre voies" en direction de l'Etang Salé. Les grévistes avaient tenté en fin de matinée de monter sur le Pont de la rivière Saint-Etienne, mais avaient été repoussés par les policiers.

Le piquet de grève a été levé vers 15 heures ce vendredi. Le comité technique paritaire a été reporté au mois de mai : "Nous avons réussi à repousser les mesures de Claude Hoarau. Si la réduction des salaires de 5% est maintenue pour le prochain CTP, nous nous mobiliserons à nouveau" préviennent les manifestants. En attendant une délégation syndicale sera reçue ce lundi en sous-préfecture de Saint-Pierre.

Jean-Pierre Rivière, secrétaire général de l'UIR Cfdt, a adressé un courrier à Claude Hoarau ce vendredi. La mesure de diminution des salaires y est vivement critiquée et jugée comme un "acte de régression sociale" : "Il est inconcevable que les salariés paient les erreurs de gestion, et ce d'où qu'elles viennent, par une baisse de leur pouvoir d'achat" a indiqué Jean-Pierre Rivière.

   

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