Solidarité - Journées nationales de la Croix-Rouge Française :

Des bénévoles de tous horizons en quête de générosité


Publié / Actualisé
La quête traditionnelle de la Croix-Rouge a lieu de 5 au 11 juin 2010. Samedi 5 juin 2010, au centre commercial du stade de l'Est à Saint-Denis, les bénévoles venaient de tous les horizons. Volontaire à l'année au SAMU social, ou lycéens du centre de loisirs jeunesse, les quêteurs se mobilisent avec générosité et se réjouissent de celle des passants.
La quête traditionnelle de la Croix-Rouge a lieu de 5 au 11 juin 2010. Samedi 5 juin 2010, au centre commercial du stade de l'Est à Saint-Denis, les bénévoles venaient de tous les horizons. Volontaire à l'année au SAMU social, ou lycéens du centre de loisirs jeunesse, les quêteurs se mobilisent avec générosité et se réjouissent de celle des passants.
"Nous sommes une centaine de bénévoles à Saint-Denis, principalement devant les supermarchés, mais aussi dans les églises et la rue piétonne", indique Lou Hilta, qui fait le tour des bénévoles en postes au centre commercial du stade de l'Est.

"L'ensemble des fonds récoltés sont destinés aux actions menées à La Réunion" explique Lou Hilta, bénévole depuis 2 ans à la Croix-Rouge. En connaissance de cause, elle affirme l'importance de ces dons au niveau local : " Je tiens une fois par semaine la permanence à la boutique vestimentaire de la Croix-Rouge, et participe au SAMU social deux soirs par mois". "On va vers les gens de la rue. On leur offre des cafés, des soupes, un repas le samedi", raconte-t-elle. Lou Hilta ajoute que "les besoins financiers sont élevés pour couvrir les repas donnés aux sans-abri".

Olivier Chefiare est dans l'équipe du SAMU social une fois par mois. Le jeune homme de 23 ans en formation professionnelle est surpris de la générosité des gens : "On est en temps de crise, les gens n'ont pas envie de sortir encore leur porte monnaie, mais quand on va vers eux, tout le monde fait un effort". Il raconte que "quelques personnes sont méfiantes". Pourtant, "c'est très réglementé, on a une carte de quêteur, les boîtes sont numérotées et suivies" affirme-t-il.

Muriel, arrête son caddie plein de ses courses hebdomadaires, pour glisser quelques pièces dans la boîte d'Olivier. "C'est important de participer. Je donne quand je suis sollicitée directement" dit-elle. Cette mère de famille avait d'ailleurs l'habitude de participer à la quête en tant que scout.

"C'est normal de participer" s'exclament Elodie et sa maman. "On a surtout l'habitude de donner des vêtements à la Croix-Rouge, précise Elodie. Sa mère préfère "offrir quelque chose à manger aux SDF qui l'interpellent, et donner de l'argent à la Croix-Rouge".

Pour la première fois en 2010, la quête nationale dure une semaine au lieu de deux jours, mais la délégation locale "cible surtout ce week-end du 5 et 6 et mercredi 9 juin", précise Lou Hilda, "car on ne peut pas mobiliser une semaine complète les quêteurs". Elle souligne que "la majorité des quêteurs sont des personnes extérieurs, mobilisées spécialement pour cette opération". Les volontaires de la Croix-Rouge bénéficient ainsi du soutien de leurs proches, d'amis, des scouts et aussi d'associations.

Parmi les associations, le centre de loisirs jeunesse (CLJ) est au rendez-vous devant le centre commercial. Béatrice Caro fait partie des policiers nationaux animateurs du CLJ, affectés à la prévention de la délinquance juvénile et à l'insertion professionnelle. La jeune femme indique que "les 10 jeunes présents à la quête aujourd'hui, sont membres du groupe d'élèves du lycée Rontaunay". Pour Béatrice, participer à la quête est dans la continuité des actions de solidarités réalisées avec ces jeunes. La policière et animatrice se réjouit de la participation de ses jeunes depuis septembre 2009. "Il faut aller vers les gens, ça les ouvre", se félicite-t-elle.

Nourria, en 1ère année de CAP, assure la quête dans le parking du centre commercial. "Ça me plaît d'aider les gens", affirme-t-elle. "D'habitude mon samedi après-midi est consacré à la danse, mais j'ai sacrifié ce moment pour participer à la quête". D'après Nourria, "globalement les gens sont gentils, à part quelques exceptions, il y a en a même qui donnent à l'entrée, et redonne au parking". "certains donnent même des billets", raconte la jeune fille.

Sabine, en 3ème année de bac professionnel, appartient au même groupe de jeunes. "On est dans un projet avec le CLJ, on est allé à Mayotte, on fait des actions de solidarité", explique-t-elle. "ça me plaît beaucoup d'aider, de faire une bonne action. Pour Sabine, "c'est normal d'aider les gens, d'être solidaires"

La journée touche à sa fin, mais les jeunes ne s'arrêteront pas. "Demain, on aide pour l'encadrement de la course au Butor", déclarent-ils à propos de la course pédestre de ce dimanche 6 juin 2010.

Marie Trouvé pour
   

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