Réforme du RSA :

L'ARCP s'oppose aux propositions de l'UMP


Publié / Actualisé
Suite à la proposition de loi de Laurent Wauquiez, ministre des affaires étrangères, obligeant les bénéficiaires du RSA (revenu de solidarité active) à travailler cinq heures par semaine pour une mission de service public, c'est Jean-François Copé, secrétaire général de l'UMP qui s'est exprimé sur le sujet. Il propose un CUI (contrat unique d'insertion) de 5 à 10 heures par semaine pour les bénéficiaires du RSA, avec une baisse progressive de l'allocation en cas de refus. L'ARCP (Alliance des Réunionnais contre la pauvreté) s'oppose fortement à ces propositions.
Suite à la proposition de loi de Laurent Wauquiez, ministre des affaires étrangères, obligeant les bénéficiaires du RSA (revenu de solidarité active) à travailler cinq heures par semaine pour une mission de service public, c'est Jean-François Copé, secrétaire général de l'UMP qui s'est exprimé sur le sujet. Il propose un CUI (contrat unique d'insertion) de 5 à 10 heures par semaine pour les bénéficiaires du RSA, avec une baisse progressive de l'allocation en cas de refus. L'ARCP (Alliance des Réunionnais contre la pauvreté) s'oppose fortement à ces propositions.
L'ARCP dénonce "un tir groupé de l'UMP contre la politique de solidarité nationale". Jean-Hugues Ratenon, président de l'ARCP signale que "les bénéficiaires du RSA à La Réunion vont se retrouver sur des postes aujourd'hui occupés par des emplois aidés et autres salariés de la fonction publique". Il ajoute : "la cohabitation des personnes en situation d'obligation de travailler sur des tâches d'intérêt public et les autres salariés ayant un statut social, créera des tensions considérables au point de déstabiliser socialement et moralement les bénéficiaires du RSA". Pour l'ARCP, les mesures de l'UMP auront des conséquences désastreuses : "Ils essaient de culpabiliser les personnes au chômage, de détruire leur état psychologique".

Jean-Hugues Ratenon demande à l'ensemble des élus, notamment aux parlementaires "de sortir de leur silence et de donner leur avis sur cette réforme". Pour lui, "la situation dans laquelle se trouve plus de la moitié de notre population est extrêmement dramatique", et "des solutions doivent surgir dans le cadre d'une concertation entre la population et ses représentants". Enfin, l'ARCP menace de "combattre et dénoncer les complices" de la réforme du RSA voulue par l'UMP.

   

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