Saint-Denis - Université :

Les contractuels en grève contre la précarité


Publié / Actualisé
Une quarantaine de personnes était présente ce lundi 17 octobre 2011 au matin devant le bâtiment administratif de l'université du Moufia pour répondre à l'appel à la grève de la CGTR Educ'Action. Au son du slogan "Révoltés, indignés, assez de précarité", ils protestent contre la situation précaire des contractuels de l'université et souhaitent, entre autres, la revalorisation des salaires.
Une quarantaine de personnes était présente ce lundi 17 octobre 2011 au matin devant le bâtiment administratif de l'université du Moufia pour répondre à l'appel à la grève de la CGTR Educ'Action. Au son du slogan "Révoltés, indignés, assez de précarité", ils protestent contre la situation précaire des contractuels de l'université et souhaitent, entre autres, la revalorisation des salaires.
"L'université de La Réunion est aujourd'hui l'établissement le plus précarisé de France", affirme Patrick Corré, secrétaire général de la CGTR Educ'Action, ajoutant que "la situation des contractuels est catastrophique". "La grande majorité des contractuels est rémunérée au Smic, et on ne tient pas compte de leur ancienneté, de leur qualification ou de leur technicité, c'est inadmissible", scande Patrick Corré.

Le secrétaire général de la CGTR Educ'Action prend pour exemple les salaires des contractuels de la catégorie B : "Ce n'est qu'au bout de 8 ans qu'ils vont toucher 1200 euros, et c'est encore insuffisant".

En pleine semaine du refus de la misère, le syndicat souhaite donc que le président de l'université prenne en compte "la qualification, la technicité, les compétences et l'ancienneté de chacun afin que les salaires des contractuels ne riment plus avec misère".

Patrick Corré exige également qu'il n'y ait plus de retard dans le versement des salaires, une meilleure considération de la présidence à leur égard, un meilleur contrôle de la gestion et des mouvements des contractuels. "Nous voulons tout cela avant la date d'application de la loi sur la précarité et le passage aux RCE (responsabilité et compétences élargies), c'est-à-dire avant janvier", précise Patrick Corré.

La délégation s'est ensuite dirigée à l'intérieur de l'université pour sensibiliser leurs collègues et les étudiants à leur cause.

Samia Omarjee pour
   

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