Arast - Mobilisation devant le conseil général :

Les ex-salariés s'en remettent au groupe de dialogue interreligieux


Publié / Actualisé
Après cinq nuits passées devant les grilles du conseil général à Saint-Denis, la mobilisation des ex-salariés de l'Arast ne faiblit pas. Depuis six jours, une dizaine d'entre eux demandent une entrevue avec Nassimah Dindar, présidente du conseil général, afin de discuter de leur situation. Ils réclament également le versement de leurs indemnités de licenciement, deux ans après la liquidation de l'association. En milieu d'après-midi ce lundi 5 décembre, une énième demande écrite de rendez-vous a été déposée à l'accueil du Palais de la Source. Un courrier a aussi été adressé au groupe de dialogue interreligieux. Concernant une éventuelle récupération politique, Paul Junot, secrétaire général de la CFTC, à la tête de la mobilisation, réfute.
Après cinq nuits passées devant les grilles du conseil général à Saint-Denis, la mobilisation des ex-salariés de l'Arast ne faiblit pas. Depuis six jours, une dizaine d'entre eux demandent une entrevue avec Nassimah Dindar, présidente du conseil général, afin de discuter de leur situation. Ils réclament également le versement de leurs indemnités de licenciement, deux ans après la liquidation de l'association. En milieu d'après-midi ce lundi 5 décembre, une énième demande écrite de rendez-vous a été déposée à l'accueil du Palais de la Source. Un courrier a aussi été adressé au groupe de dialogue interreligieux. Concernant une éventuelle récupération politique, Paul Junot, secrétaire général de la CFTC, à la tête de la mobilisation, réfute.
"Ce n'est pas aux anciens salariés de l'Arast de faire les frais de cette guéguerre entre le conseil général et les AGS", a commenté Paul Junot, secrétaire général de la CFTC, à l'occasion d'un point presse, ce lundi 5 décembre 2011. Installé depuis six jours avec une dizaine d'ex-salariés de l'ancienne structure devant les grilles du Palais de la Source, il a réaffirmé son intention de camper jusqu'à ce qu'un entretien avec la présidente du conseil général soit obtenu. Il a ensuite souligné que depuis deux ans, 700 personnes attendent encore de percevoir leurs indemnités de licenciements. "À la fin du mois, ces dernières se retrouveront en fin de droit", a-t-il rappelé.

Ce lundi, une nouvelle demande d'entretien a été déposée par trois ex-salariés à l'accueil du Palais de la Source. La présidente du conseil général refusant de rencontrer Paul Junot, secrétaire général de la CFTC, et Mimose Libel, ce sera désormais Yolaine Cuvelier qui représentera les anciens salariés. "Nassimah Dindar a laissé entendre qu'elle ne voulait plus Mimose Libel, ni moi-même, parce que nous étions trop injurieux. Nous respectons sa démarche", a expliqué Paul Junot.

Par ailleurs, "dans l'urgence d'une médiation", le secrétaire général de la CFTC a indiqué qu'un courrier a été adressé au groupe de dialogue interreligieux, afin que ces derniers interviennent, "avec leur capacité d'autorité", et demandent une table ronde entre l'AGS et le conseil général, sous la supervision de représentants de l'État. "Plus tôt les indemnités seront payées, plus tôt les pénalités seront moindres. Tout le monde sera alors gagnant", a souligné le syndicaliste.

Évoquant l'absence de Valérie Bénard à leurs côtés, autrefois porte-parole des anciens salariés et aujourd'hui vice-présidente du conseil régional, Paul Junot rétorque : "Quand elle n'est pas là, on l'accuse de ne rien faire. Quand elle est là, on l'accuse de récupérer politique. Elle préfère éviter les interférences pour ne pas politiser l'affaire".

Il a ensuite indiqué que l'action de la vice-présidente régionale était "juste non visible" et que celle-ci "travaillait en coulisses". Il a réfuté toute récupération politique et est resté vague sur un éventuel soutien du conseil régional, répondant que "tous les soutiens sont les bienvenus" et que "fondamentalement, c'est une man?uvre de diversion".

Le jeudi 1er décembre, Didier Robert, président de Région, avait déploré et dénoncé le refus par la présidente du Conseil général de recevoir les ex-salariés et le recours aux moyens utilisés pour les déloger, ajoutant que "leur combat est légitime".

"On ne demande rien. Les élus passent là. C'est leur problème. Nous voulons juste du soutien politique et non de la récupération", a affirmé pour sa part Yolaine Cuvelier.

Pour rappel, le mercredi 30 novembre 2011, en milieu de matinée, une petite dizaine d'anciens salariés de l'Arast avait investi le Conseil général pour réclamer le paiement de leurs indemnités de licenciement. Ils avaient été évacués, par la suite, vers 21 heures, par les forces de l'ordre. Depuis, ils campent devant les grilles du Palais de la Source.

   

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