Social - Arast :

Une trentaine d'ex-salariés réunie devant les locaux de l'AGS


Publié / Actualisé
Une trentaine d'anciens salariés de l'Arast (association régionale d'accompagnement social territorialisé) s'est réunie devant les locaux de l'AGS (assurance de garantie des salaires) ce lundi 5 décembre 2011 en milieu de matinée. Informés de la décision de l'AGS de faire appel suite au versement de leurs indemnités, ils ont demandé à avoir des explications de la direction. Une délégation a été reçue.
Une trentaine d'anciens salariés de l'Arast (association régionale d'accompagnement social territorialisé) s'est réunie devant les locaux de l'AGS (assurance de garantie des salaires) ce lundi 5 décembre 2011 en milieu de matinée. Informés de la décision de l'AGS de faire appel suite au versement de leurs indemnités, ils ont demandé à avoir des explications de la direction. Une délégation a été reçue.
Mobilisés ce lundi, les anciens salariés indemnisés affirment avoir reçu vendredi un courrier les informant de la décision de l'AGS de faire appel le 13 décembre sur leur versement des indemnités. "Nous sommes dans le flou. Alors que la totalité de nos indemnités ne sont pas versées, on nous demande de rembourser. Nous voulons des explications", déplore une des anciens salariés. Elle affirme n'avoir perçu que 4 000 euros des 6 000 euros prévus. "À chaque fois que nous essayons de passer à autre chose, le dossier refait surface", ajoute-t-elle, à bout.

En fin de matinée, une délégation a été reçue par la direction. "Relaxé dans un premier temps par le tribunal des prud'hommes de Saint-Pierre, puis condamné par celui de Saint-Denis, l'AGS ne comprend pas et estime que ce n'est pas eux de payer ces indemnités", explique une ancienne salarié faisant partie de la délégation à l'issue de la réunion. "En tout cas, il est hors de question pour nous de rembourser", poursuit-elle.

"Dégoutés", les anciens salariés disent rester "vigilants" jusqu'au 13 décembre.

Pour rappel, deux ans après la liquidation de l'Arast, sur les 1200 personnes licenciées, 400 à 500 anciens salariés n'ont toujours rien touché jusqu'à maintenant.



À noter que depuis le mercredi 30 novembre 2011, une dizaine d'entre-eux passent leur nuit devant le conseil général à Saint-Denis. Ils réclament le versement de leurs indemnités de licenciement.

   

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