Mobilisation de la CFTC pour les ex-Arast (Actualisé à 18 heures) :

Une audience pour la mi-janvier


Publié / Actualisé
En soutien aux anciens salariés de l'Arast (association régionale d'accompagnement social territorialisé), près d'une vingtaine de membres du syndicat CFTC se sont rassemblés, ce mardi 27 décembre, devant les grilles du Palais de la Source, à Saint-Denis. Estimant que la situation des ex-Arast devient chaque jour plus critique, le syndicat avait demandé une audience à Nassimah Dindar, présidente du conseil général. Dans un courrier adressé en fin d'après-midi au syndicat, la collectivité informe d'une suite "favorable". Une délégation de membres de l'organisation syndicale CFTC et d'ex-Arast sera reçue au conseil général à la mi-janvier 2012. Si le piquet des grévistes se maintient, Arnold Louis, président de l'union régionale de la CFTC, annonce, lui, "un premier pas vers une sortie de crise".
En soutien aux anciens salariés de l'Arast (association régionale d'accompagnement social territorialisé), près d'une vingtaine de membres du syndicat CFTC se sont rassemblés, ce mardi 27 décembre, devant les grilles du Palais de la Source, à Saint-Denis. Estimant que la situation des ex-Arast devient chaque jour plus critique, le syndicat avait demandé une audience à Nassimah Dindar, présidente du conseil général. Dans un courrier adressé en fin d'après-midi au syndicat, la collectivité informe d'une suite "favorable". Une délégation de membres de l'organisation syndicale CFTC et d'ex-Arast sera reçue au conseil général à la mi-janvier 2012. Si le piquet des grévistes se maintient, Arnold Louis, président de l'union régionale de la CFTC, annonce, lui, "un premier pas vers une sortie de crise".
Arnold Louis se dit "satisfait dans la mesure où les précédentes demandes n'ont pas été favorables". Il souligne qu'"il temps que le conflit s'arrête, d'une part, car l'affaire dure trop longtemps, et d'autre part, il y a trop de récupération politique". "Nous avons enfin un point positif puisque les différentes parties vont se mettre autour d'une table pour dialoguer", commente le président de l'Union régionale CFTC. Il affirme : "C'est un premier pas vers la sortie de crise".

Du côté des anciens salariés mobilisés depuis maintenant près d'un mois devant le palais de la Source, on maintient la pression. Ces derniers refusent de lever tentes et campements, affirmant "ne pas être dupes" et que "le conseil général voudrait faire baisser les gardes". "Le report de cette audience à la mi-janvier sonne comme une non assistance de personnes en danger. C'est comme si le conseil général cherchait une explosion sociale. Nous sommes dans l'urgence sociale et la responsabilité politique exige des solutions", lance, pour sa part, Paul Junot, secrétaire générale de la CFTC.

Rappelons qu'une nouvelle mobilisation en soutien aux anciens salariés de l'Arast (association régionale d'accompagnement social territorialisé) s'est tenue ce mardi. Réuni vers 10 heures avec près d'une vingtaine de personnes devant le siège du Département, Arnold Louis, président de l'Union régionale CFTC espèrait faire "bouger les lignes". Selon lui, ce conflit prend des "proportions qui risquent d'avoir de graves conséquences puisque quatre personnes sont actuellement en grève de la faim".

Le syndicaliste demandait une audience pour les ex-Arast, en attente de leurs indemnités de licenciements, rappelant qu'il "reste encore 700 dossiers". "Nous avons adressé un courrier à la présidente du Département vendredi dernier. Il est resté sans réponse à ce jour. Pourtant, il ne suffirait qu'un geste et un engagement du conseil général. Cela ne leur coûte rien", a-t-il affirmé.

Arnold Louis ajoutait que des "solutions existent". Des solutions proposées, disait-il, à l'époque de la liquidation de l'ancienne association. "S'il y a licenciement économique, c'est à l'AGS (assurance de garantie des salaires) de payer et s'il y a reprise d'activité, c'est au conseil général de régler les indemnités", expliquait-il. "Il faut qu'on sorte enfin de ce conflit. S'il y a blocage qu'on nous dise pourquoi ?", a déploré le président de l'Union régionale CFTC.

En fin de matinée, une dizaine de personnes, dont deux ex-Arast, ont remis, par dessus les grilles du conseil général, rue Fénélon, une copie du courrier envoyé vendredi dernier à un agent de sécurité. Si aucune voiture ne peut sortir ou entrer de la collectivité, ce dernier a tenu, pour sa part, à leur affirmer: "Je suis au bas de l'échelle. Je fais ce qu'on me dit de faire".

À noter qu'un représentant du cabinet de Nassimah Dindar est venu s'enquérir de la demande des manifestants. Il s'est dit "ne pas être au courant de leur démarche". Une nouvelle requête d'audience a alors été formulée.

Quatre personnes ont également entamé une grève de la faim.

   

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