Anciens salariés de l'Arast :

L'AGS dans le viseur de Paul Junot


Publié / Actualisé
Les ex-salariés de l'Arast mobilisés depuis début décembre devant les grilles du conseil général ont levé le camp ce samedi 21 janvier 2012, suite à la table ronde de vendredi, considérant que le Département avait rempli sa part du contrat. Leur combat n'est pas pour autant terminé. Dès ce lundi, ils se mobiliseront devant l'AGS à Saint-Denis, réclamant la signature d'un accord dans les meilleurs délais. Ce dimanche 22 janvier, Paul Junot, secrétaire général de la CFTC, a adressé un courrier au directeur de l'AGS en ce sens. A noter que c'est la première fois que la CFTC et les anciens salariés s'en prennent aussi fermement au régime de garantie des salaires. Un fait à souligner, puisque depuis deux ans, alors qu'il revient, selon la législation, à cette caisse d'indemniser les personnes licenciées, elle avait échappé à la protestation des anciens salariés, qui avaient préféré concentrer leurs revendications sur le conseil général.
Les ex-salariés de l'Arast mobilisés depuis début décembre devant les grilles du conseil général ont levé le camp ce samedi 21 janvier 2012, suite à la table ronde de vendredi, considérant que le Département avait rempli sa part du contrat. Leur combat n'est pas pour autant terminé. Dès ce lundi, ils se mobiliseront devant l'AGS à Saint-Denis, réclamant la signature d'un accord dans les meilleurs délais. Ce dimanche 22 janvier, Paul Junot, secrétaire général de la CFTC, a adressé un courrier au directeur de l'AGS en ce sens. A noter que c'est la première fois que la CFTC et les anciens salariés s'en prennent aussi fermement au régime de garantie des salaires. Un fait à souligner, puisque depuis deux ans, alors qu'il revient, selon la législation, à cette caisse d'indemniser les personnes licenciées, elle avait échappé à la protestation des anciens salariés, qui avaient préféré concentrer leurs revendications sur le conseil général.
"Alors que depuis plus de deux ans, des centaines de salariés sont dans l'attente de leurs indemnités de rupture, vous et votre avocat semblez être les seuls sur cette île à ignorer le fond du problème", lance Paul Junot dans son courrier adressé à Hery Randriamampianina, directeur de l'AGS local.

"Seule une attitude désinvolte ou laxiste peut expliquer qu'une direction puisse se présenter à une table de négociation sans mandat et sans proposition crédible face à une situation d'urgence sociale qui dure depuis trop longtemps déjà", attaque Paul Junot, faisant référence à la table ronde du vendredi 20 janvier 2012, où les représentants locaux de l'AGS ont indiqué ne pas pouvoir signé d'accord, faute de mandat de la part de la direction nationale de l'AGS.

Paul Junot poursuit : "S'il est vrai que vous ne pouvez prendre de décision qu'après validation par votre direction nationale, votre manque d'anticipation sur ce point s'apparente à de l'irresponsabilité". Il rappelle ainsi que la CFTC a saisi formellement l'AGS depuis le 21 novembre 2011 pour proposer une solution de sortie de crise et que l'urgence sociale sur le dossier Arast est connue depuis deux ans par toute La Réunion.

"Notre perception d'un certain dilettantisme de votre part, et d'une absence de volonté de répondre dans les meilleurs délais à l'urgence sociale nous oblige à mettre en ?uvre des actions de nature à susciter votre prise de conscience sur votre part de responsabilité", explique Paul Junot. "Ces actions dureront jusqu'à l'obtention de votre signature sur un accord avec le conseil général", prévient-il, "en espérant qu'après 53 jours de mobilisation, une solution puisse voir le jour dans les meilleurs délais".

Pour rappel, ces 53 jours de mobilisation se sont passés devant le siège du conseil général à Saint-Denis. Une dizaine d'anciens salariés de l'Arast et de leurs soutiens ont campé devant les grilles du Palais de la Source jusqu'à ce samedi 21 janvier 2012.

A noter que le choix de concentrer les réclamations d'indemnisations sur le conseil général a été rejeté par le conseil des Prud'hommes de Saint-Denis, qui a condamné l'AGS à payer les indemnités de 836 salariés. Quant à la décision de justice rendue par le conseil des Prud'hommes de Saint-Pierre qui a condamné le conseil général à indemniser 129 salariés, de l'avis de plusieurs juristes, elle n'a, selon les juristes, que peu de chance d'être confirmée en cour d'appel ou en cour de cassation.

   

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