Manifestation des transporteurs contre le prix des carburants :

On roule au pas dans le Sud


Publié / Actualisé
Depuis 2 heures ce mardi 14 février 2012, les transporteurs mobilisés pour la baisse du prix des carburants se sont installés à différents endroits stratégiques de l'île pour mettre en place des barrages filtrants et empêcher les camionneurs de poursuivre leur route. Dans le Sud, le gros point noir se situe sur le pont de la Rivière Saint-Etienne, où les voitures passent au compte-gouttes, causant des embouteillages monstrueux, qui se sont formés depuis 6 heures ce matin. A la Plaine des Cafres, il semblerait aussi qu'un barrage non filtrant ait été mis en place au niveau de la Soucoupe au Col de Bellevue.
Depuis 2 heures ce mardi 14 février 2012, les transporteurs mobilisés pour la baisse du prix des carburants se sont installés à différents endroits stratégiques de l'île pour mettre en place des barrages filtrants et empêcher les camionneurs de poursuivre leur route. Dans le Sud, le gros point noir se situe sur le pont de la Rivière Saint-Etienne, où les voitures passent au compte-gouttes, causant des embouteillages monstrueux, qui se sont formés depuis 6 heures ce matin. A la Plaine des Cafres, il semblerait aussi qu'un barrage non filtrant ait été mis en place au niveau de la Soucoupe au Col de Bellevue.
Dans le Sud de l'île ce mardi 14 février, la circulation est perturbée, comme partout ailleurs. A l'entrée du pont de la Rivière Saint-Etienne, dans le sens Saint-Pierre/Saint-Louis, c'est la galère depuis 6 heures ce matin. Les transporteurs ont mis en place un barrage filtrant depuis 2 heures du matin, interdisant le passage aux poids lourds, camions et autres véhicules de professionnels.

Henri, un livreur de marchandises, s'est fait stopper vers 3h15. "J'étais l'un des premiers arrivés. On m'a dit de me ranger sur le bas côté. Je pensais qu'il y avait un accident, je me suis arrêté. Je n'ai plus jamais bougé", raconte-t-il avec le sourire cependant.

Si Henri ne fait pas partie du mouvement, il comprend cependant la mobilisation des transporteurs. "Je prends mon mal en patience, ils essayent de faire bouger les choses pour tout le monde", estime-t-il, même s'il considère que la baisse de 25 centimes par litre de carburant pour tous sera "difficile à obtenir".

Les transporteurs laissent passer les voitures, une par une, au compte-goutte. Ce qui a généré un énorme embouteillage depuis le début de la matinée ce mardi au niveau de la quatre voies de Pierrefonds. Les automobilistes ont fini par se résigner, et roulent au ralenti dans le secteur depuis ce matin, à l'image de Kévin, professeur à Saint-Louis et résidant au Tampon, qui a pris ce mardi 2 heures 50 pour rejoindre son lieu de travail. Il y en a même qui expriment leur solidarité aux transporteurs en passant les barrages. D'autres, visiblement énervés par la situation, sont moins tolérants et n'hésitent pas à lancer des phrases telles que : "Vous avez rien de mieux à faire que bloquer les routes ?".

Certains automobilistes ont préféré passé par le radier du Ouaki pour aller à Saint-Louis, et cela même si la route était encore un peu encombrée après le passage du cyclone Giovanna à proximité de l'île. Et malgré tout, il fallait là aussi être patient pour faire le trajet. Par ailleurs, un autre barrage a pris place au rond-point de Bois d'Olives.

Autre situation difficile dans le Sud : un barrage non filtrant s'est installé à la Plaine des Cafres, au niveau de la Soucoupe au Col de Bellevue. Cette fois, la circulation est plus que compromise, puisqu'on ne laisse pas passer les voitures. Il est donc fortement recommandé de ne pas emprunter le secteur.

   

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