Présidentielle - Changement de majorité :

La FSU restera "un interlocuteur vigilant et combatif"


Publié / Actualisé
Suite à la mise en place du nouveau gouvernement, la FSU (fédération syndicale unitaire) indique dans un communiqué se réjouir des récentes annonces en matière de dialogue social et des rendez-vous d'ores et déjà programmés, mais signale qu'elle "demeurera un interlocuteur vigilant et combatif dans la défense des intérêts des services publics et de leurs agents mais aussi une force de propositions". Nous publions leur communiqué.
Suite à la mise en place du nouveau gouvernement, la FSU (fédération syndicale unitaire) indique dans un communiqué se réjouir des récentes annonces en matière de dialogue social et des rendez-vous d'ores et déjà programmés, mais signale qu'elle "demeurera un interlocuteur vigilant et combatif dans la défense des intérêts des services publics et de leurs agents mais aussi une force de propositions". Nous publions leur communiqué.
"L'élection de François Hollande à la présidence de la République et la désignation du gouvernement de Jean-Marc Ayrault suscitent de très fortes attentes dans la société française et dans le secteur qui est le nôtre, celui de la fonction publique.
Ces attentes sont d'autant plus fortes que s'achève enfin un quinquennat marqué par une mise à sac méthodique des services publics à travers les compressions budgétaires, un regard condescendant porté sur leurs personnels et le mépris affirmé à l'égard de leurs représentants.

Pendant 5 ans, la seule volonté a été de museler ou de contourner les organisations syndicales, en particulier les moins dociles et d'écarter ce faisant les contradicteurs à même de fournir une expertise qui aurait pu s'avérer embarrassante. Il n'est d'ailleurs pas anodin par exemple que des rapports de spécialistes de l'école aient été tenus secrets par les anciens ministres de l'Éducation nationale : trop accablants contre les politiques alors menées !

Nous saluons l'engagement d'abandon de la RGPP, véritable machine de guerre contre la fonction publique qui a abouti à la suppression de milliers de postes ; de même l'engagement de rétablir 60 000 postes dans l'Éducation nationale, de revenir sur la formation des enseignants ou encore d'abandonner le dispositif Eclair sera l'objet de la plus grande attention.

Si nous nous réjouissons des récentes annonces en matière de dialogue social et des rendez-vous d'ores et déjà programmés, la FSU demeurera un interlocuteur vigilant et combatif dans la défense des intérêts des services publics et de leurs agents mais aussi une force de propositions. Il est nécessaire aujourd'hui plus que jamais de rompre avec l'empilement de mesures incohérentes et d'établir d'abord un bilan sincère avant de prévoir une énième "réforme" dans l'Éducation nationale comme dans tous les services publics ; les personnels aspirent, dans un contexte apaisé, à renouer avec le c?ur de leurs métiers.

Dans notre académie cette mandature passée aura été marquée par un mépris à peine voilé pour toute forme de dialogue social et par une volonté d'appliquer avec le plus grand zèle les mesures les plus désastreuses que l'école publique ait jamais dû supporter. Nous espérons du changement politique un recteur qui soit attentif à la parole des représentants des personnels, à l'écoute de leurs préoccupations, de leurs propositions, respectueux des instances du dialogue social et des partenaires, en particulier dans le cadre du Comité Technique Académique qui depuis un an n'a pas cessé d'accumuler les dysfonctionnements.

En tout état de cause, la FSU est ouverte à toutes les discussions, sera vigilante dans l'application des mesures annoncées et saura se montrer critique s'il y a lieu de l'être".
   

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