Saint-Denis - Sécurité Sociale (actualisé à 10 heures 10) :

Les chefs d'entreprises en difficulté sont en colère


Publié / Actualisé
Les chefs d'entreprises en difficulté ont levé le blocage de la Sécurité Sociale à Saint-Denis aux alentours de 8 heures 30 ce mercredi 1er août. En effet, depuis tôt ce matin, ces derniers s'étaient rassemblés devant le siège de la structure. Ils laissaient entrer les assurés sociaux au compte-goutte. Ils sont venus réclamer un étalement, voire un abandon, de leurs charges sociales et fiscales. Une délégation des manifestants a été reçue par la direction de la Sécurité Sociale. Elle en est ressortie vers 10 heures 10. À noter que le public a de nouveau accès normalement aux bureaux de la Sécu. D'autres actions "coup de poing" sont prévues dans la journée.
Les chefs d'entreprises en difficulté ont levé le blocage de la Sécurité Sociale à Saint-Denis aux alentours de 8 heures 30 ce mercredi 1er août. En effet, depuis tôt ce matin, ces derniers s'étaient rassemblés devant le siège de la structure. Ils laissaient entrer les assurés sociaux au compte-goutte. Ils sont venus réclamer un étalement, voire un abandon, de leurs charges sociales et fiscales. Une délégation des manifestants a été reçue par la direction de la Sécurité Sociale. Elle en est ressortie vers 10 heures 10. À noter que le public a de nouveau accès normalement aux bureaux de la Sécu. D'autres actions "coup de poing" sont prévues dans la journée.
Pour rappel, les chefs d'entreprises de la FNTR (fédération nationale des transporteurs), de la FTR (fédération des terrassiers de La Réunion), et de l'ASER (association syndicale des entreprises de La Réunion) avaient lancé un ultimatum le mercredi 25 juillet lors d'une conférence de presse : une table ronde ou un blocage des organismes collecteurs, tels que la Sécurité Sociale ou le Trésor Public.

Ces derniers avaient, en effet, tiré la sonnette d'alarme sur les difficultés que connaissent les entreprises locales face aux charges fiscales et sociales, notamment dans les secteurs du BTP, des transports, mais aussi du commerce et de l'artisanat. Un cri d'alarme lancé en direction de l'Etat et des élus locaux, notamment des parlementaires.

N'ayant pas obtenu de réponses à leurs demandes, les chefs d'entreprises en difficultés sont donc passés à l'action ce mercredi 1er août. Tôt ce matin, ils étaient une vingtaine à se rassembler devant le siège de la Sécurité Sociale à Saint-Denis, laissant entrer les assurés sociaux au compte-goutte.

Vers 8 heures 30, les manifestants ont finalement pu obtenir une entrevue avec la direction de la Sécurité Sociale. Le blocage a été levé et une délégation a été reçue. Elle est ressortie de l'entrevue avec le directeur de la Sécurité Sociale aux alentours de 10 heures 10.

Selon Jean-Bernard Caroupaye, président de la FNTR, s'il y a eu de l'écoute, ce dernier leur a notamment rappelé "n'être qu'un exécutant de l'État" et "ne pas avoir les moyens, ni les compétences pour pouvoir répondre aux revendications".

Les chefs d'entreprises attendent maintenant de l'Etat et des politiques que des solutions d'urgence soient trouvées. "Comment se fait-il que pour le risque requin on prend des solutions d'urgence, alors que pour sauver les petites entreprises, ce n'est pas possible ?", s'interroge Jean-Bernard Caroupaye. Les petits chefs d'entreprise réclament ainsi la relance de la commande publique et l'abandon des dettes fiscales et sociales.

Par ailleurs, le président de la FNTR a aussi souligné l'intention des manifestants de ne pas mettre en place de blocage total. "Nous sommes dans une démarche pacifique, nous voulons privilégier le dialogue. Un blocage total ne servirait en aucun cas à l'économie réunionnaise déjà en difficulté", a-t-il ajouté.

D'autres actions "coup de poing" sont prévues dans la journée. Après la Sécurité Sociale, les chefs d'entreprises se sont rendus au siège du RSI à Saint-Denis. Jean-Bernard Caroupaye a aussi affirmé que "les actions sont payantes". En effet, le secrétaire général aux affaires régionales lui a assuré la tenue d'une table ronde demain jeudi 2 août.



   

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JAP, Posté
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