"Le collectif Sauvons nos entreprises tient à la disposition de la justice et du public des enregistrements vidéo de la négociation et de la signature du protocole avec la caisse des congés payés du bâtiment" note le communiqué. "Chacun pourra constater que les négociations se sont déroulées dans les limites habituelles des actions syndicales qui sont menées en France chaque jour". Pour preuve de sa bonne foi, le collectif a mis en ligne un extrait de ces vidéos.
Le collectif estime ensuite que "la plainte de la caisse qui fait suite à un accord librement négocié revient en fait à remettre en cause la liberté syndicale et à rejeter toute idée de concertation entre les partenaires sociaux pour la direction de notre économie". Il s'attaque aussi frontalement au "grand patronat" en disant "il apparaît que le Medef, qui est le syndicat des grands monopoles de La Réunion, refuse qu'une autre voix que la sienne puisse être entendue par les pouvoirs publics. Il est de même de leurs amis de la FRBTP et de la Capeb".
Sauvons nos entreprises dit aussi "déplorer" que "ce syndicat des monopoles a fondé une alliance contre nature avec certains syndicats de salariés et ce, au détriment de la sauvegarde des emplois et de la justice économique dont nous avons tant besoin ici".
Dans ces circonstances "le déni de signature de la caisse ne peut être admis et nous veillerons au strict respect des engagements qui ont été librement souscrits par la Caisse" souligne le communiqué. Le collectif sauvons nos entreprises préconise donc "aux entreprises du BTP de payer directement les congés payés aux salariés pour éviter ainsi les 17,25% de frais de gestion (de la caisse des congés payés du BTP – ndlr), qui s'apparente à un véritable racket des entreprises réunionnaise". Le collectif termine en notant que "la majorité des salariés de La Réunion n'ont pas de caisse de congés payés spécifique" et que les employeurs versent "ces sommes directement sans être soumis à cette majoration qui est particulièrement inéquitable pour les entreprises de ce secteur".
À noter que l'intersyndicale du BTP appelle au rassemblement ce vendredi matin devant la préfecture afin de "dénoncer le gel des dettes et la remise en cause la convention collective" par la signature d'un accord et "hors la loi"
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