Baisse des contrats aidés :

G.Agathe: "l'ARCP et les emplois verts en danger se battent dans le vide"


Publié / Actualisé
Après avoir bloqué pendant près de cinq heures le conseil régional lundi dernier, une délégation des membres de l'alliance des Réunionnais contre la pauvreté (ARCP) et du collectif "Les emplois verts en dangers" a été reçue au Pôle Emploi ce jeudi 24 janvier. Des actions contestées par la plateforme des associations d'emplois verts. Pour Gérard Agathe, l'un des porte-parole, les membres de l'ARCP et du collectif se trompent de cible. "Ils se battent pour rien. Ils peuvent aller devant Pôle Emploi ou la Région mais c'est l'État qui donne les contrats", déclare-t-il. Le membre de la plateforme dénonce également une bataille "politisée".
Après avoir bloqué pendant près de cinq heures le conseil régional lundi dernier, une délégation des membres de l'alliance des Réunionnais contre la pauvreté (ARCP) et du collectif "Les emplois verts en dangers" a été reçue au Pôle Emploi ce jeudi 24 janvier. Des actions contestées par la plateforme des associations d'emplois verts. Pour Gérard Agathe, l'un des porte-parole, les membres de l'ARCP et du collectif se trompent de cible. "Ils se battent pour rien. Ils peuvent aller devant Pôle Emploi ou la Région mais c'est l'État qui donne les contrats", déclare-t-il. Le membre de la plateforme dénonce également une bataille "politisée".

"Les membres de l'ARCP peuvent prendre les automobilistes, les collectivités et le Pôle emploi en otage, ils se battent dans le vide et gaspillent leur argent", lâche Gérard Agathe. Au lendemain du rendez-vous de l’ARCP et des "Emplois vert en danger" à Pôle emploi, il monte au créneau.

Selon le membre de la plateforme, ces derniers peuvent "aller où ils veulent mais tant que Paris n’a pas donné son feu vert, ce type d’actions ne sert à rien". "Il faut que l’ARCP comprenne que ce n’est pas devant Pôle emploi qu’il faut se rendre mais cibler l’État. Ce sont les ministres de l’outre-mer et du travail qui attribuent ces contrats aidés à La Réunion", poursuit-il.

"La plateforme se bat pour que le dispositif des emplois verts ne s’éteint pas. Jean-Hugues Ratenon a, lui, plusieurs objectifs : le gaz, l’essence, le RSA ou encore la vie chère. On ne mélange pas tout. Chaque chose en son temps", souligne Gérard Agathe.

Le membre de la plateforme dénonce ensuite une bataille "politisée". "Jean-Hugues Ratenon demande tellement fort au préfet. Mais ce monsieur n’a-t-il pas oublié qu’il a fait campagne pour François Hollande ? Aujourd’hui, il se bat contre la personne qu’il a mis en place", fait-t-il remarquer.

Par ailleurs, Gérard Agathe affirme que la plateforme est toujours mobilisée. Vendredi dernier, une délégation avait notamment déposé une motion en préfecture afin d'appeler les pouvoirs publics "à intervenir en urgence sur la répartition des contrats aidés pour le maintien des 2 268 postes emplois verts en 2013". "Beaucoup d’associations vont fermer. Le gouvernement doit trouver des solutions", explique le membre de la plateforme.

Il se dit plutôt positif sur un déblocage des contrats d’ici le mois de mars mais espère que ces derniers n’engloberont pas les 5 000 emplois d’avenir (9 000 contrats aidés ont été alloués à La Réunion pour le premier semestre 2013, - ndlr), trop coûteux, note-t-il, aux collectivités ou encore mairies. "Sinon bezmen i sa pété", martèle-t-il, avant d’ajouter : "nous ne voulons pas de ce bébé empoisonné. Sinon nous irons demander des comptes au préfet".

Mais Gérard Agathe ne cache pas son inquiétude concernant le transfert des CAE-CUI de l’île vers d’autres départements d’outre-mer. "J’ai le sentiment que l’État nous tourne en bourrique", confie-t-il.

Concernant d’éventuelles actions, il déclare que la plateforme préfère privilégier le dialogue.

À noter qu’un rassemblement de l’ensemble des emplois verts de l’île devrait avoir lieu dans les prochains mois. L’objectif : discuter de leur avenir.

www.ipreunion.com

   

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