Emplois verts :

La plateforme d'associations reste mobilisée


Publié / Actualisé
Inquiets quant au devenir de leurs emplois et de leurs chantiers, les membres de la plateforme des associations d'emplois verts se sont rassemblés ce vendredi 15 février 2013 dans la matinée à Bois Madame à Sainte-Marie. Ces derniers ont rappelé qu'il manque actuellement 400 contrats aidés et réclament le maintien de la totalité des 2 268 postes emplois verts pour l'année 2013. Par ailleurs, la plateforme a refusé toute association avec les actions du collectif "les emplois verts en danger", soutenu par l'ARCP (alliance des Réunionnais contre la pauvreté) de Jean-Hugues Ratenon.
Inquiets quant au devenir de leurs emplois et de leurs chantiers, les membres de la plateforme des associations d'emplois verts se sont rassemblés ce vendredi 15 février 2013 dans la matinée à Bois Madame à Sainte-Marie. Ces derniers ont rappelé qu'il manque actuellement 400 contrats aidés et réclament le maintien de la totalité des 2 268 postes emplois verts pour l'année 2013. Par ailleurs, la plateforme a refusé toute association avec les actions du collectif "les emplois verts en danger", soutenu par l'ARCP (alliance des Réunionnais contre la pauvreté) de Jean-Hugues Ratenon.

Ce vendredi, il s’agissait pour la plateforme de faire le point de la situation. Selon Brigitte Naze,  présidente de la plateforme, l’année 2012 a été très difficile et beaucoup d’associations du dispositif emplois verts ont mis la clé sous la porte. Elle a noté que "l’ascenseur social est en panne" et que "c’est au gouvernement de le réparer".

Brigitte Naze a aussi rappelé que 700 contrats aidés ont été affectés au dispositif. "Ce n’est pas suffisant. Il manque 400. Nous comprenons la position du conseil régional qui ne veut pas injecter plus d’argent et qui réclame ces 400 contrats supplémentaires. Soit nous les avons ou pas du tout", a-t-elle expliqué, soulignant que les emplois verts participent à la propreté des lieux touristiques et à la lutte vectorielle. "C’est un travail à part entière et pas de l’occupationnel. Quand ces personnes nettoient les sites, ce n’est pas pour leurs beaux yeux, ni ceux des associations mais pour la population", a-t-elle ajouté.

La présidente de la plateforme a ensuite réagi sur le dispositif des contrats d’avenir, qu’elle a qualifié de "non adapté à la réalité du terrain pour les emplois verts". "Le gouvernement n’a qu’à augmenter le taux de pris en charge et l’ouvrir à un public plus large", a-t-elle proposé.

Par ailleurs, Brigitte Naze n’a pas hésité à commenter les actions du collectif "les emplois verts en danger" soutenu par l’ARCP de Jean-Hugues Ratenon. "Jean-Hugues Ratenon se trompe de cible. Il pourra bloquer ce qu’il veut mais c’est l’État qui donne les contrats", a-t-elle martelé, avant de regretter que le collectif ne s’est pas joint à la plateforme. "C’est une bataille collective et non individuelle", a-t-elle poursuivi.

Concernant des actions si les emplois verts ne sont pas entendus, Brigitte Naze a affirmé que la plateforme ne veut pas aller à la casse sociale et demandera des réunions de travail à la préfecture. Toutefois des manifestations ne sont pas à exclure.

   

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