Visite ministérielle (actualisé à 17h05) :

Najat Vallaud-Belkacem ira finalement au Port


Publié / Actualisé
En visite à La Réunion pour deux jours, Najat Vallaud Belkacem, ministre des droits de la femme, porte-parole du gouvernement, a bouleversé son programme compte tenu du contexte social actuel. Ce vendredi 22 février, elle a en effet annoncé qu'elle se rendra au Port ce samedi matin avant de se rendre à Saint-Paul. Rappelons que la commune portoise a été secouée par des violences urbaines en début de semaine suite à des manifestations contre le chômage. Cette visite au Port n'était pas prévue dans le programme initial de la ministre. Par ailleurs, Najat Vallaud-Belkacem était au commissariat de la rue Malartic ce vendredi après-midi. Elle a annoncé qu'un projet de loi-cadre contre les violences faites aux femmes serait présenté par le gouvernement en mai. Des places supplémentaires dans les structures d'hébergement des victimes devraient ainsi être créées. Les moyens de lutte contre les violences devraient aussi être renforcés. Avant cette annonce, la ministre avait rencontré les principaux partenaires de la lutte contre les violences faites aux femmes. Un point a également été effectué sur les travaux de l'ORS (observatoire régional de la santé) concernant le suivi de ces violences.
En visite à La Réunion pour deux jours, Najat Vallaud Belkacem, ministre des droits de la femme, porte-parole du gouvernement, a bouleversé son programme compte tenu du contexte social actuel. Ce vendredi 22 février, elle a en effet annoncé qu'elle se rendra au Port ce samedi matin avant de se rendre à Saint-Paul. Rappelons que la commune portoise a été secouée par des violences urbaines en début de semaine suite à des manifestations contre le chômage. Cette visite au Port n'était pas prévue dans le programme initial de la ministre. Par ailleurs, Najat Vallaud-Belkacem était au commissariat de la rue Malartic ce vendredi après-midi. Elle a annoncé qu'un projet de loi-cadre contre les violences faites aux femmes serait présenté par le gouvernement en mai. Des places supplémentaires dans les structures d'hébergement des victimes devraient ainsi être créées. Les moyens de lutte contre les violences devraient aussi être renforcés. Avant cette annonce, la ministre avait rencontré les principaux partenaires de la lutte contre les violences faites aux femmes. Un point a également été effectué sur les travaux de l'ORS (observatoire régional de la santé) concernant le suivi de ces violences.

Au cours de la rencontre de ce vendredi après-midi entre la ministre d'une part, les associations et les autres acteurs de la défense des droits des femmes d'autre part, un état des lieux des dispositifs de protection et d'hébergements des victimes a été dressé. Les thèmes du soutien et de l'accompagnement des femmes violentées et des auteurs de ces violences ont aussi été abordés.

Huguette Bello, députée-maire de Saint-Paul et présidente de l'union des femmes de La Réunion, Nassimah Dindar, présidente du conseil général, Thérèse Baillif, présidente du collectif pour l'élimination des violences intrafamiliales (Cevif), et Geneviève Payet, représentante de l'antenne réunionnaise de l'institut de victimologie (Ariv), participaient, notamment, à la réunion de travail avec Najat Vallaud-Belkacem.

La ministre des droits des femmes a notamment annoncé qu’un projet de loi-cadre contre les violences faites aux femmes serait présenté par le gouvernement au mois de mai cette année. Il y sera question de l’égalité entre les hommes et les femmes, des solutions contre les violences faites aux femmes, ou encore de la création de nouvelles places d’hébergement d’urgence.   

Ce dispositif-cadre est demandé depuis plusieurs années à La Réunion, notamment par la députée-maire de Saint-Paul Huguette Bello. Cette dernière a rappelé que la lutte contre les violences faites aux femmes était une "vraie urgence politique" et a précisé qu’elle sera "attentive aux moyens donnés par le gouvernement pour lutter contre les violences".

Najat Vallaud-Belkacem a aussi encouragé la mise en place d’assistantes sociales dans les commissariats pour mieux prendre en charge les victimes de violences. Elle a également annoncé qu’un observatoire national contre les violences faites aux femmes devrait voir le jour. Il sera décliné au plan local. Najat Vallaud-Belkacem a par ailleurs présenté la nouvelle déléguée régionale aux droits des femmes, Nadine Caroupanin.

Pour Thérèse Baillif, la séance de travail a "été positive" et la ministre "très à l’écoute".  "Le projet de loi-cadre est quelque chose de positif. Pour moi, tous les acteurs doivent maintenant travailler ensemble pour éliminer les violences", a-t-elle déclaré.

Avant de se rendre au commissariat Malartic, la ministre est allée au conseil régional où elle a signé une convention cadre portant sur l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes.

Elle est aussi passée au centre de formation des apprentis de la chambre de commerce et d'industrie. Elle a rencontré des femmes engagées dans la lutte contre l'illettrisme et dans le milieu culturel ou économique.

Ce samedi, dernier jour de sa visite, Najat Vallaud-Belkacem rencontrera une délégation des maires. Il sera bien sûr question de la situation économique et sociale tendue et des violences urbaines qu'elle a engendré ces derniers jours. Jean-Yves Langenier, maire du Port, la commune où les violences ont été les plus importantes, a déjà demandé au gouvernement de prendre des mesures "exceptionnelles et urgentes" afin de lutter contre le chômage. Il a été rejoint dans sa demande par l'ensemble des maires, lesquels soulignent que l'emploi relève prioritairement des compétences de l'État. Dans le programme initial, aucune rencontre n'était prévue avec les maires sur le thème spécifique du manque d'emploi et de contrats aidés.

Najat Vallaud-Belkacem a par ailleurs annoncé qu'elle se rendra finalement au Port. Une visite qui n'était pas prévue dans le programme initial de la porte-parole du gouvernement, comme Imaz Press Réunion l'avait fait remarquer ce jeudi. Avant d'aller à Saint-Paul ce samedi matin, elle fera donc une escale dans la commune portoise, qui a été secouée en début de semaine par des mouvements sociaux et des violences urbaines suite au taux de chômage important.

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1 Commentaire(s)

Lou_gabrielle, Posté
Ce n'est pas sur cet article que je souhaite m'exprimer mais sur le décompte des jours de captivité de Francis collomp Enlevé le 19 décembre 2012, aujourd'hui 24 février 2013 cela fait 66 jours ou 67 si vous comptez le premier jour. C'est déjà assez dramatique comme cela ce n'est peut-être pas la peine d'en rajouter. Merci de ce que vous faites pour lui