Les négociations salariales au point mort dans le bâtiment :

BTP : la menace d'une grève plane


Publié / Actualisé
Les négociations sur les salaires dans le BTP sont toujours dans l'impasse. Six rencontres ont déjà eu lieu entre l'intersyndicale (CFE-CGC, CFDT, CFTC, CGTR, FO) et le patronat. Mais aucune d'entre elles n'a débouché sur un accord. La dernière proposition en date de la Capeb et de la FRBTP est de 1,1% de revalorisation salariale en avril et de 0,15% au 30 juin, soit une hausse salariale de 1,25% à fin juin 2013. Une proposition inacceptable pour les organisations syndicales qui ont débuté les négociations avec une demande à 4,16%. Aucune nouvelle rencontre n'est prévue entre les deux parties pour le moment. Face au blocage des discussions, la menace d'un mouvement de grève dans le BTP dès le début du mois de mai plane plus que jamais.
Les négociations sur les salaires dans le BTP sont toujours dans l'impasse. Six rencontres ont déjà eu lieu entre l'intersyndicale (CFE-CGC, CFDT, CFTC, CGTR, FO) et le patronat. Mais aucune d'entre elles n'a débouché sur un accord. La dernière proposition en date de la Capeb et de la FRBTP est de 1,1% de revalorisation salariale en avril et de 0,15% au 30 juin, soit une hausse salariale de 1,25% à fin juin 2013. Une proposition inacceptable pour les organisations syndicales qui ont débuté les négociations avec une demande à 4,16%. Aucune nouvelle rencontre n'est prévue entre les deux parties pour le moment. Face au blocage des discussions, la menace d'un mouvement de grève dans le BTP dès le début du mois de mai plane plus que jamais.

Après six rencontres de négociations, syndicats et organisations patronales du BTP n’ont toujours pas trouvé un terrain d’entente. La dernière réunion en date n’a abouti à rien. La Capeb et la FRBTP, qui avaient proposés au départ une revalorisation salariale de 0,4%, étaient pourtant revenus avec une nouvelle offre : +1,1% de revalorisation en avril, et +0,15% au 30 juin 2013, soit une hausse salariale de 1,25% à fin juin 2013.

Une proposition que le patronat estime "correcte", compte tenu du contexte de crise, mais inacceptable pour les syndicats. Pour ces derniers, la revalorisation de 1,25% reviendrait en fait à une hausse réelle de 0,9% après lissage sur les douze mois de l’année. Ce qui équivaut au niveau de l’inflation en 2012.

"Les patrons mettent en exergue les difficultés que connaît le BTP actuellement. Quand on les écoute, on a l’impression que la crise serait due aux salaires des ouvriers", s’indigne Jacky Balmine, secrétaire général de la CGTR BTP.  "Mais les salariés ne sont pas responsables. La crise est là depuis un moment. Ce n’est pas sous prétexte qu’il y a des difficultés que les salariés n’ont pas droit à une augmentation", ajoute-t-il.

L’intersyndicale a fait savoir qu’elle ne signerait ni en dessous ni au niveau de l’inflation, et attend beaucoup plus de ces négociations salariales. En effet, elle a débuté les négociations en réclamant une revalorisation salariale de 4,16%, afin de rattraper la hausse du SMIC. Ce dernier s’est accru de 2,36 points de plus que les salaires du BTP sur les cinq dernières années. "Il y a possibilité de discuter sur les propositions du patronat. Mais il faut pour cela qu’on nous fasse de vraies propositions. Or, jusqu’à maintenant, on ne nous a proposé que des miettes", déplore Jacky Balmine, secrétaire général de la CGTR BTP.

Aucune nouvelle réunion n’est prévue pour l’instant entre les syndicats et le patronat. Sur les chantiers, la colère monte, et la menace d’une grève à partir du mois de mai plane plus que jamais. "En six rencontres, on n’a rien obtenu, il n’y a pas d’avancées. A mon sens, on est déjà en conflit", estime Jacky Balmine.

www.ipreunion.com

   

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