Préfecture de Saint-Denis :

Moins d'une centaine de personnes rassemblées contre la fin du RSTA


Publié / Actualisé
Ce samedi 29 juin 2013, près de 80 personnes, - alors que 40 000 Réunionnais ont bénéficié du RSTA (revenu supplémentaire temporaire d'activité), ndlr -, a répondu à l'appel à manifester devant la préfecture à Saint-Denis lancé par le Collectif 974 du Mouvement des Indignés. Pour le collectif, il s'agit d'interpeller le gouvernement et le président de la République François Hollande sur la nécessité de rétablir le RSTA. Porte-parole du collectif, Samuel Mouen n'a pas caché sa déception le manque d'intérêt des Réunionnias. "Je ne suis pas heureux d'être là. C'est certainement la dernière fois que je prononce un discours politique devant La Réunion", a-t-il lancé. Une délégation a été reçue en préfecture. À noter que plusieurs personnalités ont participé au rassemblement. On notait ainsi la présence de Bachil Valy, maire de l'Entre-Deux, de Maurice Gironcel, maire de Sainte-Suzanne, Paulet Payet, maire du Tampon, ou encore Jean-Hugues Ratenon de l'ARCP (Alliance des Réunionnais contre la pauvreté).
Ce samedi 29 juin 2013, près de 80 personnes, - alors que 40 000 Réunionnais ont bénéficié du RSTA (revenu supplémentaire temporaire d'activité), ndlr -, a répondu à l'appel à manifester devant la préfecture à Saint-Denis lancé par le Collectif 974 du Mouvement des Indignés. Pour le collectif, il s'agit d'interpeller le gouvernement et le président de la République François Hollande sur la nécessité de rétablir le RSTA. Porte-parole du collectif, Samuel Mouen n'a pas caché sa déception le manque d'intérêt des Réunionnias. "Je ne suis pas heureux d'être là. C'est certainement la dernière fois que je prononce un discours politique devant La Réunion", a-t-il lancé. Une délégation a été reçue en préfecture. À noter que plusieurs personnalités ont participé au rassemblement. On notait ainsi la présence de Bachil Valy, maire de l'Entre-Deux, de Maurice Gironcel, maire de Sainte-Suzanne, Paulet Payet, maire du Tampon, ou encore Jean-Hugues Ratenon de l'ARCP (Alliance des Réunionnais contre la pauvreté).

Ce samedi, au Barachois à Saint-Denis, il s'agissait pour le collectif 974 du Mouvement des Indignés d'interpeller le gouvernement sur "l'impérieuse nécessité de maintenir le pouvoir d'achat des travailleurs pauvres" et de rétablir ce dispositif. "Ce revenu a été instauré, non pas pour faire plaisir, ni faire un cadeau, mais sur le principe du coût de la vie. Car la vie est chère à La Réunion et dans les DOM ett aujourd'hui, contrairement à 2009, elle l'est encore plus. Le gouvernement s'inspirerait de revoir, d'augmenter ce revenu à la hausse. Mais il n'a pas trouver mieux de le supprimer. Ce qui est inacceptable et insoutenable pour les travailleurs pauvres", a expliqué Samuel Mouen, porte-parole du collectif 974 du mouvement des Indignés.

Mais à l'appel du collectif, moins d'une centaine de personnes, - essentiellement des politiques -, a répondu présent. Les organisations syndicales (UIR-CFDT, CFTC, CGTR, UNSA, CFE/CGC), qui pourtant avaient réclamé le 30 mai dernier une réunion d'urgence de tous les acteurs concernés pour "établir une vraie évaluation économique et sociale de la fin du dispositif", ne se sont pas non plus déplacées. Ce qui n'a pas manqué de décevoir Samuel Mouen. "Nous avons communiqué du mieux que nous avons pu. Ce n'est pas de ma faute. Le mouvement n'a rien à se reprocher. Nous constatons qu'il y a 40 000 bénéficiaires du dispositif. Il convenait au public intéresser de participer", a-t-il lâché devant la foule, avant de confier: "je ne suis pas heureux d'être là".

Ce dernier a aussi annoncé que "c'est la dernière fois qu'il prononce un discours politique devant La Réunion". "Comme vous pouvez le voir, il n'y a pas de podium, ni de son et barrière. Tout était installé mais le maire de Saint-Denis a tout fait dégagé ce matin", a-t-il affirmé.

Toutefois, Samuel Mouen a indiqué qu'il croyait en "l'esprit d'initiative". "Cette dignité devrait inspirer d'autre", a-t-il noté.

Avant son discours, plusieurs personnalités ont pris tour à tour la parole. Parmi elles, Maurice Gironcel, maire de Sainte-Suzanne, qui s'est exprimé au nom du PCR (parti communiste réunionnais). Il a souligné qu'il était "inadmissible de remettre en cause les bas revenus". Pour sa part, Paulet Payet, maire du Tampon, a appelé à l'union sacrée. On notait aussi la présence de Bachil Valy, maire de l'Entre-Deux, de Jean-Hugues Ratenon de l'ARCP (Alliance des Réunionnais contre la pauvreté) ou encore d'Yvan Dejean et Krishna Damour du PCR.

À noter qu'une délégation a été reçue en préfecture.


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1 Commentaire(s)

RIPOSTE, Posté
Rien de bien méchant , il n' y a pas à avoir de déception . Demain est un autre jour et 70% des électeurs ici ont voté pour HOLLANDE le socialiste le 6 Mai 2012 à la présidentielle 2012 alors tout va très bien Madame la marquise !