Une motion a été déposée à la préfecture (actualisé à 12h30) :

Saint-Denis : près d'un millier de personnes contre la réforme des retraites


Publié / Actualisé
Ils étaient 3 000 selon les organisations syndicales, entre 500 et 600 d'après des sources policières. Au plus fort de la manifestation contre la réforme des retraites, ce mardi 10 septembre 2013, près d'un millier de personnes ont défilé à Saint-Denis, du jardin de l'Etat à la préfecture. En fin de matinée, une délégation composée de membres de l'intersyndicale (CGTR, FO, FSU, Solidaires, Saiper et UNEF) s'est rendue en préfecture afin d'y déposer une motion réclamant, entre autres, la retraite à 60 ans et une hausse des salaires. La foule s'est ensuite dispersée. Pour rappel, les manifestants s'opposent au projet de réforme des retraites du gouvernement. L'intersyndicale dénonce, en effet, un projet de "régression sociale" et déplorent le manque de rupture avec les politiques antérieures.
Ils étaient 3 000 selon les organisations syndicales, entre 500 et 600 d'après des sources policières. Au plus fort de la manifestation contre la réforme des retraites, ce mardi 10 septembre 2013, près d'un millier de personnes ont défilé à Saint-Denis, du jardin de l'Etat à la préfecture. En fin de matinée, une délégation composée de membres de l'intersyndicale (CGTR, FO, FSU, Solidaires, Saiper et UNEF) s'est rendue en préfecture afin d'y déposer une motion réclamant, entre autres, la retraite à 60 ans et une hausse des salaires. La foule s'est ensuite dispersée. Pour rappel, les manifestants s'opposent au projet de réforme des retraites du gouvernement. L'intersyndicale dénonce, en effet, un projet de "régression sociale" et déplorent le manque de rupture avec les politiques antérieures.

12h15 : les représentants syndicaux ressortent de la préfecture après y avoir déposé une motion réclamant, entre autres, "une politique de relance et d'emploi", "un départ à 60 ans avec une retraite à taux plein", "l'augmentation immédiate des salaires dans le privé" ou encore "l'augmentation du point d'indice dans la fonction publique". Les derniers manifestants présents se sont ensuite dispersés.

12 heures : une délégation composée de membres de l’intersyndicale a été reçue à la préfecture. Avant d’être reçue, les syndicalistes se sont adressés aux manifestants rassemblés devant les grilles de la préfecture, leur demandant de "rester sur place pour entendre la réponse du préfet".

11 heures 25 : le cortège d’environ un millier de manifestants est arrivé à la préfecture à Saint-Denis. Tour à tour, les représentants syndicaux ont pris la parole. Tous ont souligné une "excellente mobilisation". "Nous serons le double ou le triple la prochaine fois. C’est un espoir qui commence à vivre en nous", a déclaré Éric Marguerite de FO.

10 heures : les manifestants ont pris le départ du jardin de l’État à Saint-Denis. Le cortège d’environ un millier de personnes, qui ont répondu à l’appel de la CGTR, de l’UNEF, de la FSU, Solidaires et du SAIPER, a ensuite sillonné la rue de Paris. Dans le cortège, des personnalités comme Huguette Bello, Éric Fruteau, maire de Saint-André ou encore Maurice Gironcel, maire de Sainte-Suzanne et secrétaire général du PCR (parti communiste réunionnais). Dans leur collimateur : la réforme des retraites du gouvernement.

Pour Ivan Hoareau, secrétaire général de la CGTR, cette réforme "entraînera un appauvrissement des retraités" ainsi qu’un "blocage de situation de l’emploi pour les jeunes". "Il nous faut une autre réforme avec un financement qui fasse intervenir la participation des revenus financiers du capital, qui pose la question de la modulation des cotisations en fonction de la politique de l’emploi des entreprises mais aussi qui s’adapte aux inégalités, notamment entre hommes et femmes", propose-t-il.

Le syndicaliste rappelle que "la situation à La Réunion est particulièrement aggravée". "Nous avons 30% de nos vieux qui sont au minimum vieillesse, qui perdent leur autonomie et indépendance 20 ans avant la personne âgée métropolitaine, mais également 60% de jeunes au chômage", souligne-t-il.

Et Marie-Hélène Dor, secrétaire départementale de la FSU d’ajouter : "ici quand on sait qu’un jeune, qui veut se former pour obtenir un emploi qualifié, sort en moyenne de l’université à 27 ans, on ajoute 43 annuités, dans le meilleur des cas, s’il trouve un emploi dès sa sortie de formation, il prendra sa retraite à 70 ans".

Présente également dans le cortège, la députée-maire de Saint-Paul Huguette Bello, venue en tant que présidente de l'Union des femmes réunionnaises. "La majorité des personnes qui perçoivent le minimum vieillesse sont des femmes. Les femmes en général, celles de La Réunion comme celles du territoire hexagonale, ont une retraite de 40 % à 50 % inférieure à celle des hommes", souligne-t-elle, interrogée par Radio Festival. "On manifeste aussi car on est soucieuses de l’avenir de nos enfants, qui sont concernés plus que jamais par cette réforme. Nous voudrions une société plus juste, plus solidaire, plus respectueuse de la dignité des hommes et des femmes", ajoute l'élue saint-pauloise.

À noter qu'avant le rassemblement, pour protester contre la réforme des retraites, l'UNEF Réunion a mené une opération escargot allant du campus du Moufia au jardin de l'État. "Le but était de marquer le fait que les jeunes sont concernés par les retraites. Ils ont du mal à s’insérer aujourd’hui. Maintenir les actifs au travail c’est les condamner au chômage", a précisé Stéphane Maillot, président de l'UNEF Réunion

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