Sous préfecture de Saint-Paul (actualisé à 14 heures 30) :

Fermeture de la SIB: la table ronde est terminée


Publié / Actualisé
Alors que la direction de la Société industrielle de Bourbon (SIB), appartenant au groupe américain Colgate-Palmolive, a annoncé jeudi dernier la fermeture de son usine située au Port, une table ronde s'est tenue ce mardi 26 novembre 2013 à la sous préfecture de Saint-Paul. Autour de la table des discussions : les représentants des salariés mais aussi Huguette Bello, députée maire de Saint-Paul, Thierry Robert, député maire de Saint-Leu, et les représentants des mairies du Port et de Saint-Pierre. "Nous voulons seulement faire remonter nos inquiétudes au plus haut niveau", clame Jocelyn Rivière, délégué CGTR du personnel. Ce sont 33 emplois, - 29 à l'usine et 4 au siège de la société -, qui devraient disparaître. Après plus d'une heure de réunion, les syndicats ne pas enthousiastes. L'Etat a rappelé son soutien et reste vigilant sur les mesures d'accompagnement, mais n'apporte pas plus de solutions. L'épilogue est attendu mercredi matin, avec la tenue d'un CE extraordinaire à 8h30.
Alors que la direction de la Société industrielle de Bourbon (SIB), appartenant au groupe américain Colgate-Palmolive, a annoncé jeudi dernier la fermeture de son usine située au Port, une table ronde s'est tenue ce mardi 26 novembre 2013 à la sous préfecture de Saint-Paul. Autour de la table des discussions : les représentants des salariés mais aussi Huguette Bello, députée maire de Saint-Paul, Thierry Robert, député maire de Saint-Leu, et les représentants des mairies du Port et de Saint-Pierre. "Nous voulons seulement faire remonter nos inquiétudes au plus haut niveau", clame Jocelyn Rivière, délégué CGTR du personnel. Ce sont 33 emplois, - 29 à l'usine et 4 au siège de la société -, qui devraient disparaître. Après plus d'une heure de réunion, les syndicats ne pas enthousiastes. L'Etat a rappelé son soutien et reste vigilant sur les mesures d'accompagnement, mais n'apporte pas plus de solutions. L'épilogue est attendu mercredi matin, avec la tenue d'un CE extraordinaire à 8h30.

Avec la tenue de cette table ronde ce mardi, les salariés de la SIB disent espérer que la direction fasse marche arrière. "Nous ne pouvons pas laisser les choses comme cela. C’est notre emploi qui est en jeu", souligne Jocelyn Rivière. Selon lui, "si tous les élus mettent la main à la pâte, les choses pourront bouger au niveau national".

Pour rappel, jeudi dernier, dans un communiqué, la direction de la société avait annoncé la fermeture de son usine située au Port. "Le projet de cesser les activités de la SIB à La Réunion s’impose en raison des difficultés économiques durables de l’usine caractérisées par des coûts de fonctionnement élevés, une diminution de la demande des consommateurs, par l’intensification de la concurrence locale des produits vendus sous des marques de distributeurs et par une forte pression sur les prix. Depuis longtemps déjà, l’outil de production de l’usine de La Réunion n’est utilisé qu’à moins d’un dixième de sa capacité. Cette importante surcapacité structurelle entraîne des coûts de production élevés qui entame la compétitivité du site", expliquait-elle.

Suite à l’annonce de la liquidation de la société, la présidente du Département Nassimah Dindar avait réagi, ce samedi, demandant au préfet Jean-Luc Marx "d'étudier, en lien avec les salariés de l'entreprises, toutes les possibilités de continuité ou de reprise de l'activité".

De son côté, dans une tribune libre, Jean-Yves Langenier, maire du Port, apporte son soutien aux salariés et interpelle, à la fois le gouvernement et les députés de La Réunion, "pour qu'une solution concrète, rapide et efficace soit définie et mise en oeuvre afin de sauver les emplois et l'outil de production de la SIB". "Plus que jamais, tous les efforts doivent être conjugués pour préserver les emplois et les outils de production du marché réunionnais. Si l'on se réfère à la situation de la SIB, il apparaît évident qu'elle constitue, au regard des priorités définies par le Gouvernement, un cas d'école qui devrait interpeller le Ministère de Monsieur Arnaud Montebourg et mobiliser toutes les énergies", indique-t-il.

La SIB appartient au groupe américain Colgate-Palmolive, l'usine réunionnaise fabriquant des produits d'entretien notamment de l'adoucissant, de l'eau de Javel et autres produits d'entretien à usage domestique.

www.ipreunion.com

 

   

Votre avis nous intéresse, soyez le premier à vous exprimer !