Une délégation a été reçue en préfecture ce mercredi :

SIB : les salariés toujours "dans le flou total"


Publié / Actualisé
Une délégation de salariés de la SIB (société industrielle de Bourbon), appartenant au groupe Colgate/Palmolive et dont la cessation d'activités est prévue pour la fin du mois de mai, a été reçue ce mercredi 5 février 2014 en préfecture par la directrice de cabinet adjointe du préfet et le directeur de la DIECCTE. Une réunion qui n'a toutefois pas apporté de réponse aux 33 salariés menacés, toujours dans l'attente d'un repreneur. "On est tombé sur des gens à l'écoute mais ils n'ont pas de réelles propositions à nous faire. Aujourd'hui, on est dans le flou total", a confié le délégué syndical CGTR Jocelyn Rivière au sortir de cette entrevue.
Une délégation de salariés de la SIB (société industrielle de Bourbon), appartenant au groupe Colgate/Palmolive et dont la cessation d'activités est prévue pour la fin du mois de mai, a été reçue ce mercredi 5 février 2014 en préfecture par la directrice de cabinet adjointe du préfet et le directeur de la DIECCTE. Une réunion qui n'a toutefois pas apporté de réponse aux 33 salariés menacés, toujours dans l'attente d'un repreneur. "On est tombé sur des gens à l'écoute mais ils n'ont pas de réelles propositions à nous faire. Aujourd'hui, on est dans le flou total", a confié le délégué syndical CGTR Jocelyn Rivière au sortir de cette entrevue.

Après cette entrevue à la préfecture, les salariés de la SIB ne sont guère plus avancés. "On parle de repreneur à la SIB, mais le repreneur il est où ? Jusqu’à maintenant, on pose la question mais on n’a pas de réponse", déplore Jocelyn Rivière, délégué CGTR, soulignant malgré tout avoir rencontré ce mercredi "des gens responsables et à l’écoute", même si la directrice de cabinet adjointe du préfet et le directeur de la DIECCTE n’ont pas pu rassurer les salariés sur leur avenir.

"Ce qu’on attend, c’est des réponses pour avoir une base de travail et puis continuer à travailler. Si demain ils reprennent 5 ou 6 personnes, au moins on saura comment réagir pour les autres personnes, mais aujourd’hui on est dans le flou total", poursuit Jocelyn Rivière, qui s’indigne : "Peut-on aujourd’hui laisser faire ça ? Vu la situation économique de La Réunion, peut-on se permettre de perdre encore 33 emplois ? On est vraiment victimes d’un gros groupe qui est en face de nous et qui a seulement du mépris..."

Pour rappel, la SIB appartient au groupe américain Colgate-Palmolive. L'usine réunionnaise fabriquent des produits d'entretien notamment de l'adoucissant, de l'eau de Javel et autres produits d'entretien à usage domestique, et produit également pour les pays de la zone, Maurice et Madagascar, notamment.

www.ipreunion.com

   

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