La Réunion compte 42 % de pauvres :

Ils se mobilisent contre l'austérité


Publié / Actualisé
Une marche contre l'austérité et la politique du gouvernement a été organisée ce samedi 12 avril 2014 à Paris. Plusieurs milliers de personnes se sont mobilisées contre notamment les 50 milliards d'euros d'économies promis sur trois ans par Bercy. A La Réunion, le mouvement a été plus modeste. Une campagne de sensibilisation a été organisée sur la rue Maréchal Leclerc à Saint-Denis par Attac Réunion, le Parti de Gauche et quelques syndicats. Pourtant, les inégalités sont encore plus frappantes dans notre département où 42 % des Réunionnais vivent sous le seuil de pauvreté.
Une marche contre l'austérité et la politique du gouvernement a été organisée ce samedi 12 avril 2014 à Paris. Plusieurs milliers de personnes se sont mobilisées contre notamment les 50 milliards d'euros d'économies promis sur trois ans par Bercy. A La Réunion, le mouvement a été plus modeste. Une campagne de sensibilisation a été organisée sur la rue Maréchal Leclerc à Saint-Denis par Attac Réunion, le Parti de Gauche et quelques syndicats. Pourtant, les inégalités sont encore plus frappantes dans notre département où 42 % des Réunionnais vivent sous le seuil de pauvreté.

"Nous appelons le samedi 12 avril à Paris à une marche nationale d’espoir à gauche, contre l’extrême droite, pour l’abandon du pacte de responsabilité, pour une juste distribution des richesses. Cette marche ne restera pas sans lendemain." Si à Paris, la marche contre l'austérité est franchement ancrée par son côté politique avec le Front de Gauche et le NPA en tête de cortège, à La Réunion, la situation est tout autre.

En 2010, selon les chiffres de l'Insee, ce sont 343 000 Réunionnais qui vivaient sous le seuil de pauvreté. Soit 42 % de la population devant se débrouiller avec 935 euros par mois. Pour rappel, le taux de pauvreté en France métropolitaine était à la même période de 13,7 %.

Pour Didier Bourse, "la situation s'aggrave à La Réunion." D'après le président local d'Attac - à l'origine du rassemblement dionysien - les économies annoncées par le gouvernement auront un impact direct dans notre département : "Les collectivités vont recevoir moins d'argent. Ce qui veut dire ici qu'il y aura surtout des pénalités par rapport aux associations qui travaillent dans le social."

Pourtant, officiellement, le chômage a baissé à La Réunion en 2012, en atteignant au premier semestre un taux de 28,5 % de la population active. Mais ce chiffre ne prend pas en compte les 47 000 personnes souhaitant travailler mais ne remplissant pas les conditions du Bureau international du travail (BIT). Ce "halo" autour du chômage a explosé dernièrement (+ 37 % en 2012).

C'est en reprenant également le thème sensible de l'emploi à La Réunion que le collectif Attac, accompagné de syndicats et du Parti de gauche, a mené samedi une campagne de tractage dans le centre ville de Saint-Denis. "C'est pour ça que l'on veut sensibiliser la population, on vient de voir la fermeture de la SIB au Port qui est liée directement aux intérêts financiers et pas du tout à des problèmes de production", précise Didier Bourse.

Pour le militant, cette opération "n'est qu'un point de départ" à une plus grande mobilisation. Si l'ensemble des organisations syndicales et des partis estampillés à gauche du PS n'était pas présent cet après-midi, le rassemblement pourrait être plus large à l'avenir. Prochain rendez-vous : la traditionnelle manifestation du 1er mai.

www.ipreunion.com

   

1 Commentaire(s)

Titienne, Posté
La pauvreté il faut aussi la combattre avec les moyens démocratiques à notre dispositions et sans hésitations, sinon les signaux risquent mal interprétés!