Le maire du Port Olivier Hoarau est venu à leur rencontre :

Giordano industries : du soutien pour les grévistes


Publié / Actualisé
En grève depuis quatre jours pour protester contre des licenciements qu'ils jugent "abusifs", les salariés de Giordano industries ont reçu ce mercredi matin 11 juin 2014 la visite du maire du Port, Olivier Hoarau, venu les soutenir dans leur combat. "Il est inadmissible qu'une entreprise qui fasse du profit, qui ait touché des subventions et bénéficié de tous les dispositifs d'aide se comporte de la sorte", a-t-il jugé. La députée Huguette Bello devrait de son côté solliciter le préfet Jean-Luc Marx sur ce dossier. Dix-huit salariés de Giordano industries sont concernés par une mesure de licenciement économique.
En grève depuis quatre jours pour protester contre des licenciements qu'ils jugent "abusifs", les salariés de Giordano industries ont reçu ce mercredi matin 11 juin 2014 la visite du maire du Port, Olivier Hoarau, venu les soutenir dans leur combat. "Il est inadmissible qu'une entreprise qui fasse du profit, qui ait touché des subventions et bénéficié de tous les dispositifs d'aide se comporte de la sorte", a-t-il jugé. La députée Huguette Bello devrait de son côté solliciter le préfet Jean-Luc Marx sur ce dossier. Dix-huit salariés de Giordano industries sont concernés par une mesure de licenciement économique.

Les salariés de Giordano industries, société spécialisée dans la fabrication de chauffe-eau solaires, sont plus que jamais en grève illimitée. Et c’est peut-être dans un long bras de fer qu’ils se sont engagés depuis quatre jours. "Nous avons demandé à ce que le directeur vienne nous voir, mais apparemment il n’est pas disponible...", déplore le délégué syndical CFDT Jean-Paul Hoarau. "Nous sommes toujours sans nouvelles de la direction. Ils nous disent qu’ils ne peuvent pas prendre de décision, ils se cachent derrière la métropole", ajoute-t-il.

Dix-huit salariés sont sous le coup d’un licenciement économique. Selon le responsable syndical, il s’agit là non d’une nécessité mais d’une stratégie pour augmenter les profits alors que l’entreprise tourne bien. "Avant, tout était fait ici, mais maintenant ils ont supprimé plein de tâches. Tout arrive déjà fait, il nous reste juste à assembler les éléments. Ils disent que la fabrication est 100 % locale, mais c’est faux. Il n’y a plus rien qui est fait ici à La Réunion", explique Jean-Paul Hoarau.

Faute de direction, les grévistes ont reçu ce mercredi matin la visite du maire du Port Olivier Hoarau, qui s’est montré solidaire de leur combat. Il devrait d’ailleurs accompagner prochainement la députée Huguette Bello qui entend solliciter le préfet sur ce dossier. "Ce que je compte dire au préfet, c’est qu’il faut absolument qu’on ait une vigilance accrue sur ces situations. Sinon on vit sous perfusion, et je ne crois pas que les salariés qui sont ici ont envie de vivre sous perfusion. Ils ont envie de travailler pour leur pays, pour leur entreprise et surtout pour leur famille", a souligné le maire portois.

Ce mardi, c’est Jocelyn Rivière, ancien délégué syndical de la SIB, qui était venu soutenir les salariés de Giordano industries, dont la situation rappelle cruellement celle de l’usine appartenant au groupe Colgate/Palmolive qui a dû fermer ses portes en avril dernier. "Ça avait été le cas de la SIB il y a quelques mois, aujourd’hui c’est Giordano, demain ça va être quoi ?", s'interroge ainsi Olivier Hoarau.

www.ipreunion.com

   

3 Commentaire(s)

Stell, Posté
ben c est une mauvais gestion tout simplement aujourd hui l entreprise doit ferme ses portes sous pretexte que le PDG depuis 3 ans perde de plus en plus de l argent excusez moi mais c est de faut excuses
Marie, Posté
Il faut que tous les réunionnais soient solidaires, nous laissons chacun se débrouiller seul, si nous nous mettons ensemble les patrons seraient obligés de reculer! Avec la SIB le patronat a gagné, et pourquoi ne pas continuer, là c'est Giordano et demain ce sera autour de qui?
Nou la Fé, Posté
Les produits de giordano bénéficient du label "nou la fé" , alors que selon ses employés les chauffe eau sont importés de métropole !!!!

C'est scandaleux que que l'ADIR accepte de promouvoir un produit fabriqué à l'extérieur de la Réunion en nous faisant croire qu'il est fabriqué ici .

Quelle crédibilité pour les produits "nou la fé" ?
"Nou la Fé" certifie des importateurs de chauffe eau !!
C'est comme ça pour tous les produits qui portent le label "Nou la Fé" ?
Des éclaircissements s'imposdent !!!