Climat extrêmement tendu autour de l'usine (actualisé à 21h40) :

Cilam : affrontements entre éleveurs et grévistes


Publié / Actualisé
Si les grévistes de la Cilam ont vécu une journée assez tranquille ce samedi 5 juillet 2014, la soirée a été beaucoup plus animée. Après avoir mis la pression pendant des heures devant les grilles de l'usine, les éleveurs laitiers sont passés à l'action et ont tenté de forcer les entrées vers 21 heures. Du lait a été déversé sur les salariés en grève, et des coups ont été échangés. La production laitière contenue dans les camions a également été répandue sur la voie publique. Depuis, la tension est quelque peu retombée entre les deux parties, mais le climat n'a jamais été aussi tendu autour du site de la Ligne Paradis. "Nous sommes plus que déterminés : nous allons faire rentrer nos camions. Que ça casse ou que ça passe, ils vont rentrer", avait prévenu Laurent Boyer, producteur de la Plaine des Cafres.
Si les grévistes de la Cilam ont vécu une journée assez tranquille ce samedi 5 juillet 2014, la soirée a été beaucoup plus animée. Après avoir mis la pression pendant des heures devant les grilles de l'usine, les éleveurs laitiers sont passés à l'action et ont tenté de forcer les entrées vers 21 heures. Du lait a été déversé sur les salariés en grève, et des coups ont été échangés. La production laitière contenue dans les camions a également été répandue sur la voie publique. Depuis, la tension est quelque peu retombée entre les deux parties, mais le climat n'a jamais été aussi tendu autour du site de la Ligne Paradis. "Nous sommes plus que déterminés : nous allons faire rentrer nos camions. Que ça casse ou que ça passe, ils vont rentrer", avait prévenu Laurent Boyer, producteur de la Plaine des Cafres.

"C’est dégoutant ce qui se passe. Je n’ai pas d’autres mots. Il faut que la direction arrête avec ce blocage. Ils créent les conditions pour qu’une étincelle pète et que tout explose." Après six jours de grève, la situation n’a jamais été aussi tendue autour de l’usine de la Cilam. Clara Derfla est encore secouée par les nouvelles échauffourées qui ont eu lieu entre les éleveurs et les grévistes. Du lait a été déversé sur les salariés en grève, alors que des coups ont été échangés.

La déléguée syndicale CGTR ajoute : "les éleveurs sont mécontents, mais ce qui est déplorable c’est d’utiliser leur colère contre nous une nouvelle fois. Et encore, ils sont moins nombreux que l’année dernière. Ils veulent faire pression, mais ils seront payés par la Sicalait. Ils sont utilisés pour faire pression sur les grévistes", regrette la syndicaliste.

Quelques heures plus tôt, Laurent Boyer témoignait lui aussi de son ras-le-bol. Au bout du rouleau, cet éleveur de la Plaine des Cafres fait partie des personnes souhaitant entrer dans le site saint-pierrois. Après avoir jeté 11 000 litres de lait et perdu plus de 7 000 euros, ce producteur laitier en a plus qu’assez du blocus de l’usine de la Cilam. "Ça commence à vraiment à nous prendre la tête, et je pense que tôt ou tard il faudra agir. Ca va forcément péter un jour ou l’autre", assurait-t-il.

Posté ce samedi soir devant le site de la Ligne Paradis avec une quinzaine d’autres éleveurs dans la même situation, Laurent Boyer veut passer à l’action. "Ce soir, nous sommes là pour faire rentrer nos camions de lait dans la Cilam. Nous ne voulons plus jeter notre production et travailler dans le vide", déplorait le producteur.

La sortie des camions, le travail à l’usine ou les conditions des salariés ne l’intéresse pas. "Qu’ils bloquent les sorties de camions et les produits transformés, c’est leur affaire. Mais qu’ils nous laissent faire rentrer notre production !", s’exclamait-t-il. En effet, les éleveurs ne sont payés qu’au moment où la production atteint l’usine de la Cilam. Ce qui n’est plus le cas depuis 6 jours.

"Il faut qu’ils arrivent à comprendre ce que c’est de produire un litre de lait : il faut se lever à 4 heures du matin, se coucher à 18 heures et se lever si une vache est malade. Je n’arrive pas à comprendre comment ils peuvent jouer avec la vie d’un exploitant agricole et d’un éleveur laitier", soupirait alors Laurent Boyer qui est passé à l'action. Depuis, éleveurs et grévistes sont plus que jamais sous pression.

La direction de la Cilam refuse toujours l'ouverture de négociations avec les grévistes.

www.iprunion.com

   

13 Commentaire(s)

Jay, Posté
Besoin de l'Etat? vous le critiquez tout le temps alors débrouillez-vous
Figaro, Posté
du temps de l'eclavage il y avait des esclaves-makro qui preferaient se ranger du coté de leurs maitres en echange de quelques faveurs plutot que de combattre pour changer leur conditions. C'est comme ca que la révolte d'Elie a été matée. En 200 ans ya pas grand chose qui a changé.
Fred, Posté
Té Kréol arèt batay rant zot, lé vilain. Dalons, pendant que zot i déchire azot, le patron li lé tranquille li. Rouv zot zyé les gars, zordi cé travailleurs la cilam, demain zot tour
Un exterieur, depuis son mobile, Posté
salut rieul
mi dirai pas mi lé un irresponsable mi attise pas la violence non plus ma dit juste que les non gréviste et les eleveurs y manifeste contre band greviste
mais band greviste ni le syndicat y conait pas comment y fait la grève
zot veut fait la greve oui mais empeche pas out collègue qui veut travail gagne son salaire
Lareunion , depuis son mobile, Posté
Mais que fait le reunionnais il ecoute freedom ,il va a jumbo score,il lit visu, et apres il mange son carry ,et apres rien pas de solidarite il se fou de ce conflit mais demain il va hurler a freedom car il y a plus de lait pou marmail
Mwin minm, Posté
Solidarité
Solidarité
Solidarité
Rieul, Posté
@ Un exterieur, ou sé in irresponsable ! I koz pa kom sa ! Poukoi ou attise la violence ? Ou aimerai un éleveur, un gréviste ou un non gréviste i sa dor dans cimetière ? Réfléchi un pé gars, tout le monde na sé idée et son combat. Assis autour d'une table et diskit au lieu écri nimport koi kom ou fé !!! et rappel aou le patron sera jamais out kamarade, ki li nora fini presse aou et anserve de ou, li va jette aou comme in klinex. Réfléchi avan dékri la bétise !!!
Jl Hoarau, Posté
le bon moment, au bon endroit avec les reglages qu'il fallait: bravo pour la photo d'illustration!! rien de comparable dans la presse concurente.
Un exterieur, Posté
Moins mi pense qu un salarié la été embauché pour travail pour gagne un salaire si c est pour gagne le benefice l entreprise autant dit li ou lé patron.si ou veut le benefice ouvre out l entreprise.!...
a ou grevistes ou lé en train de mettre au chomage technique beaucoup de salarié .c est zot va passe la banque pour paye credit band non grevistes la fin du mois .band eleveur aussi n a raison.moins té laisse pas zot tire manger dans la bouche mon marmaille.
la il faut les non grevistes et les eleveurs y met la main ensemb pour tire band grevistes devant cilam . 200 personnes contre 20 ,qui sa y gagne.
Observateur, Posté
Des travailleurs grévistes qui s'attaquent aux grévistes, des éleveurs qui s'attaquent aux grévistes, des dizaines de milliers de litres jetés, des insultes proférées, des coups échangées et des Directions, à l'abri dans ses bureaux ou derrière les camions des éleveurs, qui refusent toutes discussions : cherchez l'erreur !
N'importe qui, depuis son mobile, Posté
Le Prefet va peut etre enfin reagir !!! Mais qu'attend l'Etat pour intervenir ? Un mort dans les echauffourees ? On est ou la ? Hallucinant ce silence de l'Etat et cette absence des forces de l'ordre !!
Alor la c est le comble, depuis son mobile, Posté
Les eleveurs sont mecontents c est bien , les salaries mecontent c est bien, les salaries qui veulent travailles et qui ne peuvent le faire c est bien !!! Mais ousa nous sava creole reflechi un peu : le patron y perde l'argent, les salarie y perdent l argent des 2 cote mais les delegues avec leur etiquette de syndicaliste seront eux bien paye justement par vos cotisations alor arrete ek sa fait un greve trankil si li veu travail laisse et sa y fai greve laisse toy le monde sera content oublion pa ke la reunion le ti et ke travail le difficile po trouver !!!il vaut mieux une source il coule doucement mais surement que la source y deborde et que apres en finit
Jl Hoarau, Posté
les éleveurs faisaient greve l'année derniere en bloquant la sica lait a cause des prix trop bas de rachats du lait. Aujourd'hui ces mêmes éleveurs se rangent à coté de cette même sica lait qui ruisselle de bénéfices et refuse toute concessions au salariés? Syndrome de Stockholm ou collaborationnisme, peut importe , les éleveurs sont indécents;