Sixième jour de grève :

Le calme revient autour de la Cilam


Publié / Actualisé
Sur le site de la Ligne Paradis, la mobilisation ne faiblit pas autour de la Cilam ce samedi 5 juillet 2014. Après une semaine mouvementée - entre ralé-poussé, opération coup de poing et assignation en justice - le calme semble être revenu ce week-end devant l'usine saint-pierroise. Les grévistes bloquent toujours l'accès à la Compagnie des Mascareignes, malgré la visite de l'huissier de justice, venu la veille. "Aujourd'hui, on est toujours au piquet de grève. Tout est bloqué : rien ne rentre, rien ne sort. On se repose, on est tranquille. Mais on reste mobilisés", résume Fabrice Lauret, délégué du personnel.
Sur le site de la Ligne Paradis, la mobilisation ne faiblit pas autour de la Cilam ce samedi 5 juillet 2014. Après une semaine mouvementée - entre ralé-poussé, opération coup de poing et assignation en justice - le calme semble être revenu ce week-end devant l'usine saint-pierroise. Les grévistes bloquent toujours l'accès à la Compagnie des Mascareignes, malgré la visite de l'huissier de justice, venu la veille. "Aujourd'hui, on est toujours au piquet de grève. Tout est bloqué : rien ne rentre, rien ne sort. On se repose, on est tranquille. Mais on reste mobilisés", résume Fabrice Lauret, délégué du personnel.

A la Cilam, une vingtaine de grévistes est toujours mobilisée devant le site de la Ligne Paradis. Malgré la décision du juge des référés demandant la libération des accès, les entrées de l'usine restent bloqués. Ce samedi, les salariés en grève maintiennent leur action : rien ne rentre, rien ne sort. "On est toujours mobilisés. On s'est organisés moralement pour rester là le temps qu'il faut", prévient Fabrice Lauret, délégué du personnel.

Alors que la semaine a été marquée par de nombreux événements, le calme semble être revenu devant la Compagnie des Mascareignes. Même les mouvements de grève se reposent le week-end. D'ailleurs, ce samedi, l'huissier n'est pas venu à la rencontre des grévistes. "On se repose, on est tranquille. Comme c'est le week-end, on s'organise entre les familles à voir et les événements à fêter. On se relaie et il y a toujours du monde", indique le porte-parole des salariés en grève.

Si l'ambiance est plutôt au relâchement, les grévistes n'en restent pas moins sur leurs gardes après le ralé-poussé de mardi, l'étranglement de Jean-Noël Lebon et l'opération coup de poing dans la nuit de jeudi à vendredi. "On reste quand même très vigilants", souligne Fabrice Lauret. Une vigilance qui est de mise, d'autant plus que la Cilam a annoncé dans un communiqué - suite à la décision du juge des référés - qu'elle pourra contraindre les salariés à lever le piquet de grève "avec l'aide de la force publique."

Pour le moment, la direction n'a pas demandé une intervention des forces de l'ordre. Mais l'huissier de justice pourrait constater tout au long du week-end le blocage de l'usine. Chaque personne identifiée risque alors une amende de 1 000 euros. "Hier soir, ils ont déjà voulu nous faire déloger avec un huissier, mais on a dit non. Aujourd'hui, on espère que ça sera calme", annonce le délégué du personnel.

Les syndicats espèrent toujours retourner à la table des négociations. Une solution qui a été encouragée par le préfet, mais écartée par la direction de la Cilam. "Pourquoi devrait-on se laisser faire sans rien dire ? Il faudrait qu'on travaille et qu'on ferme notre bouche, comme des animaux ?", s'interroge Fabrice Lauret. En attendant une éventuelle réponse, le bras de fer continue sur le site de la Ligne Paradis. Et les grilles de l'usine sont toujours fermées.

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