Il devrait être mis à pied avant une éventuelle procédure de licenciement :

Sicalait : Olivier Dekokère, directeur déchu


Publié / Actualisé
Après cinq jours de grève, le conseil d'administration de la Sicalait a finalement cédé aux exigences des salariés qui demandaient le départ du directeur Olivier Dekokère, critiqué pour ses méthodes de management et sa gestion humaine. L'annonce officielle de ce départ devrait être communiquée au personnel dans la matinée de ce vendredi matin 12 décembre 2014. Sur proposition des salariés, Olivier Dekokère, qui devrait être mis à pied avant une éventuelle procédure de licenciement, sera remplacé par le directeur adjoint de la Sicalait, Eric Varet, qui assurera l'intérim le temps de recruter un nouveau directeur général. Chez les grévistes comme chez les éleveurs, la nouvelle a été accueillie avec un grand soulagement. "On va enfin pouvoir se remettre au travail sereinement", témoigne l'un d'eux.
Après cinq jours de grève, le conseil d'administration de la Sicalait a finalement cédé aux exigences des salariés qui demandaient le départ du directeur Olivier Dekokère, critiqué pour ses méthodes de management et sa gestion humaine. L'annonce officielle de ce départ devrait être communiquée au personnel dans la matinée de ce vendredi matin 12 décembre 2014. Sur proposition des salariés, Olivier Dekokère, qui devrait être mis à pied avant une éventuelle procédure de licenciement, sera remplacé par le directeur adjoint de la Sicalait, Eric Varet, qui assurera l'intérim le temps de recruter un nouveau directeur général. Chez les grévistes comme chez les éleveurs, la nouvelle a été accueillie avec un grand soulagement. "On va enfin pouvoir se remettre au travail sereinement", témoigne l'un d'eux.

"Votre nouveau directeur est désormais Monsieur Eric Varet !" Voilà ce qu’ont pu entendre tôt ce vendredi matin les grévistes et éleveurs réunis sur le parking de la Sicalait, à la Plaine des Cafres. Des mots venus du président de la coopérative en personne, Patrick Hoarau, annonçant que le sort d’Olivier Dekokère était désormais scellé, à la grande satisfaction de son auditoire.

L’ensemble du personnel doit être reçu par le conseil d’administration aux alentours de 11 heures, pour être informé officiellement de l’évolution de la situation. Quant au futur ex-directeur général, il lui a été demandé de ne plus se présenter sur le site de la coopérative. Une lettre de mise à pied devrait lui être remise dans la journée, une procédure de licenciement serait ensuite également envisagée.

Le dénouement de ce conflit social entamé dans la soirée du dimanche 7 décembre s’est joué ce jeudi, lorsque le conseil d’administration de la Sicalait a fini par se ranger à l’opinion des grévistes. Divisé depuis le début du conflit sur la question, le CA avait jusque-là soutenu son directeur général. Mais face à la multiplication des témoignages sur la gestion humaine d’Olivier Dekokère et devant la pression des éleveurs prêts à investir les lieux pour déloger ce dernier, la majorité aurait alors changé de camp.

Dès ce jeudi, aux alentours de 20 heures, il aurait ainsi été demandé à M. Dekokère de quitter les lieux. Patrick Hoarau l'aurait également averti d'une future mise à pied, un Patrick Hoarau qui aurait affirmé ce vendredi matin aux grévistes "regretter de ne pas avoir connu plus tôt l'état des relations humaines entre le directeur et les salariés".

Après cinq jours de grève sans collecte de lait, les salariés n’ont en tout cas qu’une hâte, reprendre le travail au plus vite, si possible dès ce vendredi. Olivier Dekokère occupait le poste de directeur général de la Sicalait depuis 14 mois.

www.ipreunion.com

   

4 Commentaire(s)

Run, Posté
Encore le vieux débat Zoreil Créole qui revient avec ce problème. La direction générale d'une société n'est pas choisie en fonction de la couleur de la peau ou des origines mais bien de l'expérience proposée. Il est alors vrai qu'un habitant de métropole a plus d'expériences différentes qu'un habitant de la Réunion car il y a plus de possibilités en métropole.
L'un des enseignement de cette histoire est finalement que dans les coopératives il est difficile de change les choses de les faire évoluer. Normal les coopératives ont des monopoles, de lait, de viandes , d'aliments. La paix sociale a toujours été achetée et le consommateur paie. Vive l'agriculture.
La vérité, Posté
Enfin, mais ce type de personne se rencontre dans beaucoup de sociétés Réunionnaises où on préfère les goyaves métropolitaines à celles de la Réunion;
Le noir ou toutes couleurs, Posté
S'il a eu un comportement raciste, il a merité son sort et n'a pas de place ici à la Réunion.
Lélà enkor !, Posté
Dans beaucoup d'entreprise à la Réunion il y a ce genre de problème et moi je peux vous dire que dans le monde de l'optique, dominé par un groupe qui possède les 3 plus grandes franchises du secteur, on n'hésite pas à mettre des directeurs "Métro" malgré un discours pseudo-social ( toujours pas de CE malgré 150 employés ) et la direction encourage "par derrière" en réunion de management de ne pas faire de "copinage" avec les employés ! Si on vit à la Réunion il y aura toujours un chef Métro qui va travailler pour un patron Réunionnais car ce dernier aura toujours l'impression qu'un Zoreil aura moins de pitié avec des gens qu'il ne connaît pas ou peu !! Alors quand on rajoute le salaire qui va avec le poste on comprend que ces gens aient les "crocs" et qu'ils mordent dès qu'ils risquent de perdre leurs avantages !!!!!! La Sicalait était très contente d'avoir un directeur qui augmente les résultats en flèche sans se préoccuper de la manière et il ne voulait rien entendre des plaintes des salariés................... jusqu'à ce qu'ils menacent de tout casser ! Comme le dit Jean Zigler dans sa réédition de son livre "Retournez les fusils ! Choisir son camp" !!!!!!!!!!