Les délégués du personnel ont interpellé le commissaire aux comptes :

Sicalait : le coûteux départ d'Olivier Dekokère


Publié / Actualisé
Le feuilleton de la Sicalait n'est pas tout à fait terminé : si le départ d'Olivier Dekokère a été acté le 29 décembre dernier, les conditions de sa sortie n'ont pas encore été déterminées. Apprenant que l'ancien directeur général de la coopérative pourrait toucher plusieurs années de salaire d'indemnités lors de son licenciement, les délégués du personnel ont décidé d'interpeller ce jeudi 15 janvier 2015 le commissaire aux comptes. Les salariés estiment que "les griefs reprochés à M. Dekokère sont tels qu'ils constituent de source sûre des motifs de licenciement pour faute grave".
Le feuilleton de la Sicalait n'est pas tout à fait terminé : si le départ d'Olivier Dekokère a été acté le 29 décembre dernier, les conditions de sa sortie n'ont pas encore été déterminées. Apprenant que l'ancien directeur général de la coopérative pourrait toucher plusieurs années de salaire d'indemnités lors de son licenciement, les délégués du personnel ont décidé d'interpeller ce jeudi 15 janvier 2015 le commissaire aux comptes. Les salariés estiment que "les griefs reprochés à M. Dekokère sont tels qu'ils constituent de source sûre des motifs de licenciement pour faute grave".

Les salariés de la Sicalait n'en ont pas vraiment fini avec Olivier Dekokère. Dans une lettre adressée le jeudi 15 janvier 2015 au commissaire aux comptes, les délégués du personnel ont tenu à faire part de leur droit d'alerte "sur les agissements de certains membres du conseil d’administration."

En effet, les modalités de départ d'Olivier Dekokère ont été discutées lors du CA du 9 janvier dernier. "Nous avons donc constaté avec surprise que les décisions du conseil d’administration ne vont pas dans le sens de la défense des intérêts de la société dont ils ont la responsabilité mais plutôt de ceux de Monsieur Dekokere", écrivent les représentants des salariés.

La gestion du licenciement de l'ancien directeur général n'a pas été confiée à son remplaçant Eric Varet. Et Olivier Dekokère pourrait ainsi être indemnisé "de plusieurs années de salaire." Le personnel - qui a transmis un épais dossier aux administrateurs - estime que les griefs reprochés "constituent de source sûre des motifs de licenciement pour faute grave".

Ils ajoutent : "d’après les renseignements que nous avons recueillis auprès de divers avocats spécialisés, le risque Prudhommal dans ce dossier ne serait qu’au maximum de six mois de salaire." En plus de la mauvaise gestion des ressources humaines, les salariés reprochent à l'ancien DG l'achat de stocks importants de produits phytosanitaires et d’engrais risquant "d’engendrer des pertes de plusieurs centaines de milliers d’euros."

"Nous, délégués du personnel et la totalité des salariés que nous représentons ne pouvons laisser perdurer le comportement de certains membres du conseil d’administration dont on ne sait s’ils agissent par irresponsabilité, incompétence ou autre motif", soulignent-ils auprès du commissaire aux comptes. Les salariés demandent ainsi "qu’aucune décision majeure liée au fonctionnement du groupe Sicalait ne soit prise par un groupe d’administrateurs dont la légitimité est fortement contestée par une majorité d’adhérents."

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