Contre l'austérité et pour l'augmentation des salaires :

1er mai : près d'un millier de personnes mobilisées à Saint-Denis pour la fête du travail


Publié / Actualisé
La traditionnelle manifestation de la fête du travail réunit près d'un millier de personnes ce vendredi 1er mai 2015 à Saint-Denis. A l'appel de l'intersyndicale CGTR-FO-FSU-Solidaires-SAIPER-UNEF-UNSA, le cortège marche derrière la bannière "Un emploi, un salaire pour vivre dignement" du Petit Marché jusqu'à la préfecture. En dehors des revendications habituelles, ce rassemblement est également l'occasion pour les organisations de montrer leur désaccord avec la politique du gouvernement.
La traditionnelle manifestation de la fête du travail réunit près d'un millier de personnes ce vendredi 1er mai 2015 à Saint-Denis. A l'appel de l'intersyndicale CGTR-FO-FSU-Solidaires-SAIPER-UNEF-UNSA, le cortège marche derrière la bannière "Un emploi, un salaire pour vivre dignement" du Petit Marché jusqu'à la préfecture. En dehors des revendications habituelles, ce rassemblement est également l'occasion pour les organisations de montrer leur désaccord avec la politique du gouvernement.

Comme en 2014, les syndicats réunionnais n'ont pas pu dépasser la barre des 1 000 manifestants pour le 1er mai. Un désintérêt de la population pour la fête du travail que comprend Eric Marguerite, secrétaire général de Force ouvrière : "les gens sont dans une espèce de léthargie. C'est l'époque qui veut ça. Mais ça ne veut pas dire qu'ils sont indifférents à ce qui se passe. Malheureusement, ce déclic ne s'est pas encore produit."

"C'est comme pour les élections, il y a une espèce de découragement. 56 % des Réunionnais n'ont pas participé au vote lors des élections départementales. C'est un appel pour que la  conscience des Réunionnais entende. Même s'ils ne sont pas là, la plupart des Réunionnais sont d'accord avec nous", estime pour sa part Huguette Bello, qui participe depuis 1974 aux défilés du 1er mai. Pour rappel, en 2003, les syndicats arrivaient à rassembler des dizaines de milliers de personnes dans les artères chef-lieu. Une époque qui semble aujourd'hui révolue.

Pourtant, les raisons de descendre dans la rue ne manquent pas : chômage, baisse des salaires, sécurité de l'emploi, dégradation des conditions du travail, politique d'austérité du gouvernement… "C'est une journée de lutte et de revendication. Même si je suis aujourd'hui en retraite, j'accompagne mes camarades qui montrent que la mobilisation n'est pas un vain mot", souligne Michel Séraphine de la CGTR Port & Docks, l'une des fédérations qui donne le plus de la voix dans le défilé.

"Nous avons toujours les mêmes revendications : le droit au travail pour les Réunionnais. Il est inconcevable que l'on ait aujourd'hui plus de 160 000 chômeurs à La Réunion. Sur les 3 500 emplois créés dans l'île, le tiers n'est pas réservé aux Réunionnais. La jeunesse de La Réunion est celle qui souffre le plus. Nous avons quasiment les chiffres d'un pays en guerre avec 60 % de jeunes au chômage", regrette Huguette Bello.

"C'est une journée à marquer puisque les gens ont manifesté leur solidarité et leur revendication notamment pour augmenter les salaires. On voit ce qui se passe dans les entreprises où les négociations n'aboutissent pas", ajoute Eric Marguerite. Le syndicaliste fait notamment référence au conflit de Carrefour qui n'a abouti à aucune avancée pour les salariés malgré une grève de 10 jours. "On voit que les gens commencent à comprendre qu'il faut lutter contre cette politique néfaste à l'ensemble du monde du travail", estime le représentant de FO.

www.ipreunion.com

   

2 Commentaire(s)

Jim, Posté
Tout , j'estime qu'il est sain de saluer le courage de ces personnes qui sont défendues dans la rue pour refuser la fatalité et à travers de leur lutte , ce n'est point mille personnes mais des dizaines de milliers , qui se reconnaissent dans ces revendications.
Alors pourquoi cette "timidité" pour se defendre face au rouleau compresseur politico-administative(eh oui) qui écrasent les personnes dans leur dignité ? La réponse peut-etre aussi de divers ordres dans une société où la suprématie du paraitre nous préocupe plus que l'être, posons aussi la question dans le cadre d'un renversement des valeurs démocratique, n'aurions pas à peurer le temps perdu?
Alors mobilisons nous et ne condamnons la nouvelle génération face une situation, que ne manquerons pas, à coup sur, de dénoncer, paské y gayne api di in afér, la balle est dans notre camps driblons là jusqu'à la dernière seconde
Anti-syndicaliste, Posté
Lorsque j'entends des paroles aux infos de la part des syndicalistes qui osent parler d'anti capitalistes....

Je dis STOP ! Bordel, ces capitalistes comme vous dites sont des investisseurs qui prennent constamment des risques pour vous permettre d'avoir un boulot, pour permettre la création d'emplois !

Je suis écoeuré de ce genre discours ! Bon sang, il serait temps que vous appreniez à respecter les entrepreneurs...