La direction a proposé un protcole de désaccord :

Brasserie de Bourbon : pas de reprise des négociations ce lundi, la grève continue


Publié / Actualisé
Mobilisés depuis près d'une semaine, les salariés des Brasseries de Bourbon continuent leur mouvement de grève ce 11 mai 2015. Une nouvelle réunion entre la direction et les grévistes a été organisée ce lundi matin pour tenter de trouver une issue au conflit. Mais au lieu de poursuivre les négociaitons, les dirigeants ont proposé aux syndicats un protocole de désaccord.
Mobilisés depuis près d'une semaine, les salariés des Brasseries de Bourbon continuent leur mouvement de grève ce 11 mai 2015. Une nouvelle réunion entre la direction et les grévistes a été organisée ce lundi matin pour tenter de trouver une issue au conflit. Mais au lieu de poursuivre les négociaitons, les dirigeants ont proposé aux syndicats un protocole de désaccord.

Les NAO avaient commencé depuis le 31 mars 2015. Mais aucun accord n’a été trouvé, malgré une première réunion de conciliation organisée jeudi dernier. Dans le cadre des négociations annuelles obligatoires (NAO), les employés réclament une augmentation de salaire de 2%.

Les dirigeants avaient proposé initialement 0,88 % avant de faire une nouvelle proposition de 1 % le jeudi 7 mai. La direction attendait une réponse le lendemain matin. Mais le délai a été estimé comme trop court pour les syndicats. "On croyait continuer les négociations ce lundi. Mais la direction nous attendait avec un protocole de désaccord. Les dirigeants ont joué la sourde oreille, même si nous avions une proposition", souligne Prosper Dalleau, délégué CFDT.

En attendant, l'activité de l'usine est toujours au point mort, que ce soit sur les sites de Saint-Denis ou Saint-Pierre. Afin de contrer le mouvement de grève, la direction avait fait appel à des intérimaires. Une solution dangereuse selon les syndicats qui mettent en avant la compléxité des machines.

Selon la CFDT et la CGTR, 180 salariés de l'entreprise (sur un total de 280) sont concernés par cette mobilisation. Une première depuis 2003. "On réclame environ 40 euros supplémentaires pour un salaire moyen de 2  000 euros, ce n’est pas grand chose pour cette grande société", indique le représentant du personnel.

Pour rappel, les Brasseries de Bourbon produisent notamment la fameuse bière Dodo et le Coca-Cola. "La bière est là, mais l'embouteillement est arrêté. [...] La balle est dans le camp de la direction qui nous a fermé la porte. Les salariés sont déterminés pour poursuivre la grève", prévient le syndicaliste.

www.ipreunion.com

   

1 Commentaire(s)

Dan run, Posté
Sans résultat ces syndicalistes , il leur restera une main devant et l'autre derrière !

Ces syndicalistes sont-ils à jour de leur cotisation 2015 ?