Saint-Denis - La CGTR Educ'action manifeste au rectorat pour de meilleures conditions de travail (actualisé à 11 heures 30) :

Premier contact pour le recteur avec des agents "en souffrance"


Publié / Actualisé
C'est un accueil musclé que les salariés du rectorat ont réservé au nouveau recteur, Vélayoudom Marimoutou, ce vendredi 1er avril 2016. A l'appel de la CGTR Educ'action une centaine de personne est entrée dans les locaux du rectorat à Saint-Denis pour protester "contre la souffrance au travail". Ces faits "sont connus", lâche Patrick Corré, dirigeant de la CGTR Educ'action "mais dès que les victimes de ces souffrances essayent de les dénoncer à leur hiérarchie elles se heurtent à un mur. Ça suffit" ajoute le syndicaliste. Après plus d'une heure de négociations, une réunion a finalement eu lieu entre le recteur et les manifestants en milieu de matinée. Le recteur Vélayoudom Marimoutou n'a pas souhaité répondre aux questions de la presse.
C'est un accueil musclé que les salariés du rectorat ont réservé au nouveau recteur, Vélayoudom Marimoutou, ce vendredi 1er avril 2016. A l'appel de la CGTR Educ'action une centaine de personne est entrée dans les locaux du rectorat à Saint-Denis pour protester "contre la souffrance au travail". Ces faits "sont connus", lâche Patrick Corré, dirigeant de la CGTR Educ'action "mais dès que les victimes de ces souffrances essayent de les dénoncer à leur hiérarchie elles se heurtent à un mur. Ça suffit" ajoute le syndicaliste. Après plus d'une heure de négociations, une réunion a finalement eu lieu entre le recteur et les manifestants en milieu de matinée. Le recteur Vélayoudom Marimoutou n'a pas souhaité répondre aux questions de la presse.

Les manifestants sont arrivés au rectorat tôt ce vendredi matin et se sont installés dans les locaux à proximité de la salle où doit se tenir le comité technique académique (CTA), avant de s’y installer, exigeant que le recteur vienne les rencontrer. "Le nouveau recteur, Monsieur Vélayoudom Marimoutou, participera pour la première fois à ce comité. C'est pour nous l'occasion de lui exprimer la souffrance des personnels" note Patrick Corré, en attendant le recteur.

"Plusieurs faits ont déjà été dénoncés par les collègues et cela est resté sans suite. Cela explique pourquoi aujourd'hui toutes ces personnes se sont dressés comme un seul homme pour dire ça suffit" martèle le dirigeant syndical. Ce sont les vexations subies par l’une des employées, qualifiées par les syndicats de “harcèlement”, qui ont fait déborder le vase, selon les manifestants.

Vélayoudom Marimoutou, retranché dans une salle voisine, a d’abord proposé de ne rencontrer qu’une délégation restreinte, proposition refusée à l’unanimité par les manifestants. Après près d’une heure de négociation, le recteur s’est donc rendu dans la salle occupée par les salariés, par une porte dérobée, refusant catégoriquement la présence de la presse. Il s’est ensuite ecclipsé, et c’est son service de la communication qui s’est adressé aux journalistes. “Le recteur a indiqué qu’un groupe de travail associant les différentes organisations syndicales sera mis en place très prochainement sur la thématique des risques psychosociaux dans l’académie”, sans donner de date pour l’instant.

"Un groupe de travail, c'est bien mais ce n'est pas ce qu'on a demandé, regrette Patrick Corré. Nous demandons une solution concrète pour notre collègue qui est en souffrance et nous avons le sentiment de ne pas avoir été pris au sérieux ce matin”. Du coup, le syndicaliste “envisage déjà une action en fin de semaine prochaine, si rien ne bouge d’ici là”. “Nous avons conscience que le recteur hérite d’une situation dont il n’est pas responsable, mais nous essayons d’engager le dialogue depuis un mois et pour l’instant il n’y a pas vraiment d’échange". En plus d’un éventuel débrayage la semaine prochaine, “une démarche pour alerter le ministère de l’éducation et les députés est également envisagée. Si rien n’est fait dans les jours à venir, nous demanderons une commission d’enquête parlementaire et une inspection générale des services”, conclut Patrick Corré.

www.ipreunion.com
 

   

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