Fonction publique - Les maires de Saint-Pierre et de Saint-Louis retirent leur confiance au président du Centre de gestion :

Politique - Qui veut la peau de Thierry Vaïtilingom...


Publié / Actualisé
Michel Fontaine, sénateur-maire de Saint-Pierre et Patrick Malet, maire de Saint-Louis et conseiller départemental, veulent absolument la tête de Thierry Vaïtilingom, président du Centre de Gestion (CDG), structure chargée de l'organisation de concours et du suivi de carrière de certains fonctionnaires territoriaux. C'est en substance ce qu'ils ont indiqué dans un courrier adressé à l'ensemble des maires et présidents des collectivités membres auxquels ils dévoilent leur volonté de se désaffilier du Centre de Gestion en signe de protestation. Une procédure possible mais pas si facile à mettre en oeuvre.
Michel Fontaine, sénateur-maire de Saint-Pierre et Patrick Malet, maire de Saint-Louis et conseiller départemental, veulent absolument la tête de Thierry Vaïtilingom, président du Centre de Gestion (CDG), structure chargée de l'organisation de concours et du suivi de carrière de certains fonctionnaires territoriaux. C'est en substance ce qu'ils ont indiqué dans un courrier adressé à l'ensemble des maires et présidents des collectivités membres auxquels ils dévoilent leur volonté de se désaffilier du Centre de Gestion en signe de protestation. Une procédure possible mais pas si facile à mettre en oeuvre.

C’est dans un courrier commun en date du 7 avril 2016 que les deux maires ont  exposé leur projet de désaffiliation, rappelant tout d’abord la "rupture de confiance" entre le maire de Saint-Louis et le président du CDG, ce dernier ayant été déchargé de toutes ses délégations à la mairie.

Cette rupture de confiance fait suite, comme l’avait révélé Imaz Press Réunion, à un refus de Thierry Vaïtilingom de soutenir un projet d'aménagement d'une salle de réception par un particulier sur le site de l'ancien gymnase de Plateau Goyaves sur un terrain appartenant à la commune de Saint-Louis. Le dossier avait été présenté au vote du conseil municipal le 8  mars dernier, vote auquel Thierry Vaïtilingom avait refusé de participer. Cette posture lui a valu l’ire, non seulement de premier magistrat de la commune, mais aussi de l’ancien maire, Cyrille Hamilcaro, le mettant de fait en délicatesse de la présidence du CDG.

"Aussi, la majorité municipale de Saint-Louis et celle de Saint-Pierre retirent leur confiance et leur soutien au président du CDG qui devra en tirer toutes les conséquences", indiquent Michel Fontaine et Patrick Malet dans ce courrier en date du 7 avril, demandant aux destinataires de la correspondance de transmettre cette information aux membres de leur majorité siégeant au CDG, une manière, pour les deux maires, de faire monter la pression sur ces élus.

Michel Fontaine et Patrick Malet n’ont certainement pas encore digéré la motion de confiance votée ce jeudi 24 mars par 17 élus du CDG, soit une très faible majorité, en faveur de Thierry Vaïtilingom, lui permettant de sauver sa tête à la tête du Centre de gestion. Mais pour combien de temps ? En effet, s’ils ne parviennent pas à écarter l’actuel président du CDG par la voie interne, les deux maires sudistes songent d’ores et déjà à retirer leur affiliation, et donc leurs cotisations, au CDG "à brève échéance".

Une pression financière qui pourrait ainsi contraindre Thierry Vaïtilingom à la démission. Sauf qu’il n’est pas si facile que cela pour une collectivité de se désaffilier d’un CDG, comme l’indique l’ancienne ministre de la fonction publique, Marylise Lebranchu, dans un courrier adressé à Jean-Jacques Urvoas, actuel Garde des Sceaux, à l’époque où il était député du Finistère et président de la commission des lois.

La ministre y indique que deux possibilités de désaffiliation existent. Lorsqu’une collectivité atteint les 350 fonctionnaires, elle peut faire valoir son droit au retrait dans les trois mois sans qu’il soit possible d’y faire opposition. Passé ce délai, la collectivité est obligatoirement affiliée durant 6 ans. L’autre possibilité est de demander son retrait après  les 6 années d’adhésion obligatoire. Mais ce retrait n’est pas de droit, il est soumis à l’approbation des autres collectivités affiliées qui, selon des conditions de majorité prévues par la loi, peuvent y faire opposition.

Autant dire que  la tâche s’annonce ardue pour les deux édiles du sud qui ont clairement engagé le bras de fer avec Thierry Vaïtilingom.

www.ipreunion.com

   

5 Commentaire(s)

Surcouf, Posté
Pas étonnant de la part de Michel FONTAINE: Tous les opposants, même ceux de son camp, sont systématiquement détruits s'ils osent avoir une autre opinion que la sienne. Ça continue comme avant donc il ne faut pas s'étonner.
Jolaracaille, Posté
Querelle de clocher propre à nos élus locaux soucieux d'entretenir un électorat ou de favoriser les copains coquins.....J'ai mal à ma Réunion....
, Posté
qui veut la tete du president cdg m hamilcaro le president vous fait peur pourquoi quand un homme honnete arrive et que ces vous qui la mit en place en 2014 pour vous mettre maire de saint louis quand i fait peur a ou i jette
CHABAN, Posté
Des pratiques de barbouzes,il en a profité, maintenant........
ALEXANDRA, Posté
peut être aussi qu'il n'a pas accepté l'embauche de l'épouse du conseiller bénévole le 1er avril en qualité de Directrice du CCAS de ST Louis.....compte tenu du manque d'appel à candidatures et au passé de la dame en question.....