Bâtiment et Travaux public (actualisé à 20h30) :

LIVE - Fin de la grève dans le BTP - Un accord pour une augmentation des salaires de 1,9% est signé


Publié / Actualisé
La grève dans le BTP est terminée et le travail reprend dès lundi matin. Les grévistes ont obtenu une augmentation des salaires de 1,9% et un étalement du rattrapage des neuf jours de grève tout au long de l'année. Les représentants du patronat et de l'intersyndicale étaient arrivés en préfecture vers 13h50 ce vendredi 15 avril 2016. Ils ont signé leur accord vers 19h20. Au début des négociations le patronat annonçait 0% d'augmentation et l'intersyndicale demandait 3%.
La grève dans le BTP est terminée et le travail reprend dès lundi matin. Les grévistes ont obtenu une augmentation des salaires de 1,9% et un étalement du rattrapage des neuf jours de grève tout au long de l'année. Les représentants du patronat et de l'intersyndicale étaient arrivés en préfecture vers 13h50 ce vendredi 15 avril 2016. Ils ont signé leur accord vers 19h20. Au début des négociations le patronat annonçait 0% d'augmentation et l'intersyndicale demandait 3%.

21h10 :  "Je me réjouis que la crise s’éteigne par la médiation que j’ai appelée de mes vœux dès le durcissement des négociations" note Olivier Hoarau, maire du Port dans un communiqué. "Je tiens à féliciter les partenaires sociaux qui ont su garder raison dans leurs échanges. Oui, les logiques et les stratégies, malgré leurs divergences, font qu’au travers de cette médiation, les objectifs de développement de notre ile se rejoignent en préservant les intérêts des salariés de cette filière. Je tiens également à souligner le rôle de Monsieur le Préfet qui a œuvré avec nous à la sauvegarde du dialogue social. Je souhaite, enfin, dire à la population du Port, combien je suis fier de son sens de la  responsabilité pour avoir supporté les désordres engendrés par cette grève, tout en maintenant la paix sociale sur notre territoire" écrit-il.

20h30 : "Nous sommes parvenus à un accord, au terme de cette nouvelle réunion de médiation en Préfecture. Personne ne sort grandi de cet accord" écrit Bernard Siriex dans un communiqué. "Nous avons agi en chef d'entreprises responsables et nous avons fait ce qu’il faut pour arrêter le conflit et la paralysie de l’île (...) Tout le monde doit comprendre qu'il n'y a qu'une seule chose qui sortira le BTP Réunionnais de l'ornière : de l'activité dans des conditions loyales, saines et pérennes. Nous appelons donc l’Etat et les décideurs locaux et nationaux à prendre leurs responsabilités de toute urgence (...). Cela me fait mal au cœur de voir les hommes et les femmes de notre filière (...) se déchirer en raison de l'irresponsabilité de nos décideurs" ajoute-t-il.

20h: Le patronat et l'intersyndicale signent l'accord de fin de conflit dans un silence quasi religieux.

19h58 : "C'est un accord d'une page mais qui a nécessité de longues discussions pour que chacun fasse un pas vers l'autre" commente le préfet Dominique Sorain. "Les discussions ont parfois été difficiles, mais cela s'est passé dans une bonne ambiance" ajoute-t-il

19h45 : Le patronat et l'intersyndicale se retrouvent dans la salle de réunion de la préfecture pour signer l'accord de fin de conflit

19h35 : "Ce soir pour la première fois depuis le début du conflit nous nous sommes sentis respectés par nos interlocuteurs du patronat. Nous espérons que nous allons désormais retrouver nos bonnes habitudes et choisir le dialogue plutôt que l'ultimatum" lance Jacky Balmine en rappelant que le patronat s'est d'abord arc-bouté sur 0% d'augmentation. Pour rappel, la FRBT a ensuite proposé 0,4% de hausse, puis 0,6%, ensuite 0,8% et de nouveau 0,4% pour finir par proposer 1%, puis 1,6% et enfin 1,9%. L'intersyndicale est passée de 3%  à 2,9% puis à 2,4% avant de conclure à 1,9%

19h30 : Danio Ricquebourg, secrétaire général de la CGTR ports et docks, est venu apporter son soutien aux grévistes devant la préfecture. Les dockers étaient en grève illimitée depuis ce jeudi en solidarité avec le BTP. "On remercie tous les dockers de nous avoir soutenus. Votre entrée dans la bataille à largement fait peser la balance en notre faveur" dit Jacky Balmine en s'adressant à Danio Ricquebourg. "C'est bien, vous avez gagné et c'est bien d'avoir trouvé un accord ce soir. Il fallait mettre fin à conflit qui aurait pu entraîner des débordements que personne n'auraient pu maîtriser" commente le secrétaire général de la CGTR ports et docks

19h25 : Bernard Siriex, président de la FRBT, estime que son nom a été sali "notamment par certains responsables politiques"

19h18 : Le rattrapage des jours de grève sera étalé sur toute l'année sur la base des RTT et des congés. Le travail reprend dès lundi matin

19h15 : Les journalistes sont invités à assister à la signature de l'accord. "Le préfet s'est vraiment impliqué . C'est son arrrivée à la table des négociations qui a débloqué la situation" soulignent les syndialistes. "Les discussions ont été âpres, à 18 heures nous en étions toujours à 1,8% d'augmentation" note un représentant de l'intersyndicale

19h12 : Les négociations sont terminées. Les grévistes ont obtenu une augmentation des salaires de 1% au 1er avril, 0,5% au 1er août et 0,4% au 1er décembre, soit un total de 1,9% sur l'année. Les représentants de l'intersyndicale sont sortis pour donner le contenu de l'accord aux grévistes qui attendaient dehors avant de signer.

18h45 : "Camarades, demandez une suspension de séance, venez nous expliquez ce qui se passe à l'intérieur, nous allons prendre une décision tous ensemble" réclame un gréviste au micro. L'impatience grandit chez les travailleurs du BTP

18h40 : Les grévistes quit sont à l'extérieur de la préfecture s'impatientent. "Kamarad sort déor si i gange pi" lance un travailleur au micro d'une sono installée dans les jardins de la préfecture.  A l'intérieur, les négociations se poursuivent. Les représentants de l'intersyndicale sont déjà sortis à plusieurs reprises de la salle de réunion pour se concerter

16h20 : Les négociations se poursuivent. Plusieurs suspensions de séances ont eu lieu. Pour le moment rien ne filtre des échanges entre la FRBTP et l'intersyndicale

14h17 : Les représentants de l'intersyndicale entrent à leur tour en préfecture. "Nous sommes tous fatigués, il faut maintenant arriver à sortir du conflit. La base (les travailleurs du BTP en grève - ndlr) a aussi cette même demande : io faut que le conflit s'arrête et qu'une solution soit trouvée" a déclaré Jacky Balmine, porte parole de l'intersyndicale avant d'entre en réunion.

14 h : Les représentants de la FRBTP entrent en préfecture

13h55 : Les représentants de la FRBTP et de l'interyndicale arrivent devant la préfecture où doit avoir lieu une nouvelle réunion de négociations. Plusieurs grévistes du BTP sont venus soutenir leurs représentants syndicaux

10h : L'opération escargot a créé un embouteillage monstre. A Saint-Denis, la circulation est perturbée jusqu'au boulevard Lancastel

9h15 : Une opération escargot est en cours. Une demie-douzaine de véhicules de la CGTR Auto Moto ralentissent la circulation entre les Potences et le Barachois, dans le sens Saint-Denis / La Possession.

9h : Le barrage filtrant en direction du Port sur la RN7 giratoire de Cambaie est levé. La circulation est rétablie dans cesecteur.

. 8h50 : L'assemblée générale de l'intersyndicale vient de s'achever devant la GTOI. Jack Balmine a invité les gréviste à "monter à la préfecture", pour la réunion de 14h, afin de soutenir les négociations. Hier, une trentaine de manifestants avaient déjà fait le déplacement. Il a également insisté sur le fait que le mouvement de grève ne devait pas être impacté par le fait que le Queen Victoria ait pu accoster au port. "Les dockers sont toujours en grève, et nous soutiennent", a-t-il rappelé. Le débarquement des croisiéristes continue et se déroule sans encombre.

• 7h30 : Le Queen Victoria est à quai au port. Il n'y a toujours aucun barrage dans le secteur.

• 7h25 : La CGTR Automobiles a lancé à préavis de grève pour ce vendredi pour "obtenir des augmentations de salaires et en solidarité avec les travailleurs du BTP". Les grévistes de ce secteur sont rassemblés au Barachois. Dans ce domaine d'activités les NAO (négociations annuelles obligatoires) commencent ce jour

• 7h20 : Interrogé sur le plateau de Réunion 1ere Radio, Yann de Prince, président du Medef (syndicat patronal), lâche  "on ne négocie pas sous la pression, on ne négocie pas lorsque 200 personnes et des syndicalistes prennent La Réunion en otage". Il ajoute toutefois "je n'ai pas de leçon à donner à Bernard Siriex et à la FRBTP"

• 6h : Le Queen Victoria arrive en vue du port. Sur les quais, les professionnels du tourisme préparent l'accueil des tourisme

• 5h : Un barrage filtrant est installé au rond-point de Cambaie (Saint-Paul). Aucun autre blocage n'est à signaler. L'enceinte portuaire est ouverte

Pour rappel - 1,6% du côté du patronat, 2,4% du côté de l'intersyndicale. Les six heures de négociations en préfecture ce jeudi soir sous l'arbitrage du préfet ont donc permis "une avancée" ont reconnu les deux parties. Une nouvelle rencontre doit avoir lieu ce vendredi matin, le temps pour la FRBTP (syndicat patronal) et les syndicats de consulter leur base.

www.ipreunion.com

   

2 Commentaire(s)

Droits des citoyens, Posté
OUI A LA GREVE, NON AU BLOCAGE DES ROUTES, DES ENTREPRISES ET DES CITOYENS



Nous vous rappelons que le droit de grève est un droit constitutionnel (préambule de la Constitution du 27 octobre 1946) reconnu à tout salarié.

Tout gréviste a des droits mais aussi des devoirs.

La loi oblige les grévistes à respecter le travail des non-grévistes.

Ø Le blocage des routes,

Ø La dégradation des locaux ou des matériels

Ø Les actes de violence à l'encontre des personnes.

Ø L’occupation des locaux afin d'empêcher le travail des non-grévistes

Sont des actes abusifs et illégaux



Nous voulons par cette pétition dénoncer les actes abusifs perpétrés par les grévistes pendant la semaine du 11 Avril 2016 au 15 Avril 2016.



Vous avez été victime de ces actes : embouteillages, blocage de circulation sur les routes, retards au travail ou rendez-vous, concours et examens manqués, bébés en voiture dans la grosse chaleur, perte d’exploitation dans vos activités, dégradation de locaux, de matériels, harcèlement physique, moral ou verbal, avions manqués, etc.



Si vous ne voulez plus que cette situation se reproduise lors des grèves à venir Rejoignez notre mouvement et signez la pétition

http://www.petitions24.net/non_au_blocage_des_routes
TAGOUN, Posté
Rendez-vous dans trois mois.........le gros zozo de syndicaliste qui a dirigé ce foutoir s'en tirera lui mais les autres.......bonne chance