L'organisation se remet en question :

Solidaires : l'action syndicale "ne mobilise plus"


Publié / Actualisé
L'Union syndicale Solidaires tenait une conférence de presse ce mercredi 16 août 2017, pour aborder les différents sujets d'actualité qui marquent cette rentrée. Les sections syndicales des collectivités territoriales, PTT, Finances publiques et Santé-sociaux de l'organisation étaient réunies autour de la table pour faire un constat : l'action syndicale ne mobilise plus.
L'Union syndicale Solidaires tenait une conférence de presse ce mercredi 16 août 2017, pour aborder les différents sujets d'actualité qui marquent cette rentrée. Les sections syndicales des collectivités territoriales, PTT, Finances publiques et Santé-sociaux de l'organisation étaient réunies autour de la table pour faire un constat : l'action syndicale ne mobilise plus.

Un front froid avait déjà touché la mobilisation syndicale au moment des manifestations contre la loi El-Khomri, l'an dernier. Localement, elle s'était transformée en réunion militante, dont la présence de la population en était devenue, au fil des actions, anecdotique.

De cette baisse de mobilisation, l'Union syndicale Solidaires en est consciente. L'état des lieux montre "que le rapport de force n'est pas en notre faveur", confie Pascal Valiamin, délégué régional de Solidaires.

Pour l'avenir, l'important sera, pour l'organisation de retrouver "l'union syndicale" en misant sur "la pédagogie auprès des salariés au sein des entreprises", pour leur (re)donner l'envie de défendre une cause, telle que celle du Code du travail. "Aujourd'hui, il est difficile de mobiliser, d'être entendu. Il faut peut-être remettre en cause  nos pratiques syndicales, faire preuve de plus de pédagogie, accepter le temps long pour mobiliser, discuter avec les salariés dans les entreprises, dans les administrations" pense le délégué régional.

L'Union syndicale Solidaires déplore donc ce manque de mobilisation mais continue de sensibiliser les salariés sur les prochains enjeux issus de la présidence Macron. Mais "c'est aussi à la population et aux salariés de se dire que rien n'est vain, qu'il faut combattre et qu'il y a des raisons de combattre : démonter le code du travail n'est pas une avancée sociale, découper à la hache les services publiques n'est pas une avancée sociale non plus (...)  ce seront toujours les plus fragiles et les plus démunis qui se retrouveront au bord du chemin" continue Pascal Valiamin, tout en constatant que "la grève d'une journée n'est pas du tout efficace" et que "les règles ne doivent pas venir de Paris".

Face à la reconquête de sa base et des salariés réunionnais, l'union syndicale Solidaires espère, grâce à une démarche de proximité envers chaque secteur d'activité, "bouger les lignes" et retrouver la ferveur de la lutte d'antan.

jm/www.ipreunion.com

   

1 Commentaire(s)

Candide, Posté
Les citoyens sont devenus des consommateurs du chacun pour soi ...