[VIDÉO] Union Syndicale Solidaires Réunion :

Service public - Les projets de lois inquiètent


Publié / Actualisé
Le syndicat Solidaires Réunion veut alerter la population. Ce vendredi 27 octobre lors d'un point presse, les différents membres du syndicat se sont dit "très inquiets" des projets de loi du gouvernement d'Emmanuel Macron pour le service public et attendent une "prise de conscience globale pour renverser la vapeur".
Le syndicat Solidaires Réunion veut alerter la population. Ce vendredi 27 octobre lors d'un point presse, les différents membres du syndicat se sont dit "très inquiets" des projets de loi du gouvernement d'Emmanuel Macron pour le service public et attendent une "prise de conscience globale pour renverser la vapeur".

"Pour relancer l'économie, le gouvernement a décidé de privilégier ceux qui n'en ont pas besoin". C'est par ces mots qu'a commencé son propos Denis Turbet-Delof, délégué général de l'union syndical Solidaires Fonction Publique de passage sur l'île pour l'assemblée générale du syndicat Solidaires Réunion –tenue ce jeudi 26 octobre-. Dans une période "compliquée de par la politique menée actuellement", il affirme que "les mesures ne seront pas bénéfiques pour la plupart des salariés". Pour compléter, l'administrateur régional de Solidaires, Jocelyn Cavillot, livre des chiffres : "les cent plus grosses fortunes de France bénéficiant de l'ISF vont gagner, en moyenne, 1.5 millions d'euros chacune par an".

- "L'État se désengage" -

Autre reproche fait au gouvernement, la "remise à plat du service public à l'horizon 2022" : "le gouvernement veut tout remettre à plat mais a déjà les solutions" explique Denis Turbet-Delof. Le syndicaliste indique que le gouvernement a deux objectifs en tête : "comment arriver à une suppression de 120.000 emplois dans le service public, et comment réaliser 60 milliards d'euros sur la fonction publique". Il dénonce la volonté de "transférer les emplois publics vers le privé", comme les précédents gouvernement "l'ont fait pour l'eau, l'énergie ou même la Poste". Ce qui amène, selon lui, "l'usager à payer le service plus cher".  Pour lui, "l'État se désengage des missions qui relèvent de ses compétences". Jocelyn Cavillot explique de son côté que "les gens vont devoir s'abstenir" puisqu'ils "ne pourront pas tout payer".

- L'hôpital public ou "l'hô-stérité" -

Nicolas Laadj, syndicaliste Sud Santé Sociaux, et Zohra Givran, représentante de l’intersyndicale CFDT - FO - Sud Santé UNSA, ont ensuite pris la parole pour évoquer les services publics de santé. Et notamment, l'hôpital qui "est désormais plus dans une logique comptable que de soignant" signale Zohra Givran. Une réalité financière qui "pénalise", selon Nicolas Laadj, "les usagers mais aussi le personnel soignant". Il pointe du doigt "la hausse du taux de tentative de suicide ou de suicide" en 2016 dans les centres hospitaliers français, mais également "l'augmentation du taux de mortalité chez les usagers, du jamais vu depuis l'après-guerre" avertit-il.

Des faits inquiétants qui peuvent s'assimiler selon Zohran Givran a "des violences hospitalières". "La réalité est la même dans le secteur privé, et je pense en particulier aux maisons de retraite où une infirmière peut avoir à sa charge 60 patients" alerte la syndicaliste. Elle met également le doigt sur "la perte de reconnaissance et de sens" éprouvée par le personnel soignant. Un propos confirmé par Denis Turbet-Delof pour qui cela se fait "de plus en plus ressentir dans le service public".

- Le syndicat dénonce "les propos violents" de Macron en Guyane -

Suite aux propos polémiques du président Macron à son arrivée en Guyane ce jeudi 26 octobre, affirmant qu'il "n'était pas le Père Noël", Pascal Valiamin, délégué Solidaires Réunion, a condamné "ces propos violents" qui montre "le cynisme du gouvernement". Il s'est dit "encore plus inquiet" pour la suite après "des paroles de la sorte". Une "preuve de plus qu'il faut lutter" contre les projets du gouvernement actuel, pour Denis Turbet-Delof. La solution passe selon ce dernier par "une prise de conscience citoyenne" et par la "pédagogie" qu'essaye de mettre en place le syndicat. "Ces sources de révolte sont légitimes" estime-t-il, en appelant la population à se "révolter pour renverser la vapeur".

hf/www.ipreunion.com

   

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