NRL - La pile 33 toujours pas installée :

Zourite : quand la grève des uns réduit le salaire des autres


Publié / Actualisé
Les salariés de la barge Zourite, affectés à la pose des piles, entament leur 6e jour de grève. En cause, une augmentation des cadences de travail et des primes qui ne sont pas suffisamment élevées. Mais voilà, le reste de la chaîne de travail pâtit du mouvement social. Une partie des salariés souffrent d'une baisse d'activité liée à la non-installation de la pile 33, qui devrait être mise en place par le personnel qui pour l'heure, cesse le travail. Celui s'occupant des voussoirs ne peuvent travailler et perdent ainsi une partie de leur salaire.
Les salariés de la barge Zourite, affectés à la pose des piles, entament leur 6e jour de grève. En cause, une augmentation des cadences de travail et des primes qui ne sont pas suffisamment élevées. Mais voilà, le reste de la chaîne de travail pâtit du mouvement social. Une partie des salariés souffrent d'une baisse d'activité liée à la non-installation de la pile 33, qui devrait être mise en place par le personnel qui pour l'heure, cesse le travail. Celui s'occupant des voussoirs ne peuvent travailler et perdent ainsi une partie de leur salaire.

Les salariés de la barge Zourite sont en grève depuis le 2 novembre dernier. En cause, une cadence élevée mise en place ces derniers mois quant à la pose des piles de béton, destinées à accueillir les voussoirs permettant le maintien de la chaussée de la Nouvelle route du littoral. Plusieurs dizaines de salariés ont donc stoppé le travail et réclament en compensation de cette hausse d'activité, la revalorisation de leurs primes relatives au travail le week-end et la nuit ou encore celle sur l'objectif. Les revendications sont actuellement défendues par les représentants du personnel auprès de la direction, avec comme argument, celui de la pose de deux à trois piles mensuelles, contre une et demie auparavant.

Mais le mouvement de ces quelques 80 salariés mécontentents a des conséquences. Pour rappel, un "gros galet"empêchait la pose des piles 32 et 33. En effet, le sol qui devait accueillir les piles semblait "trop dur à terrasser".

Lire aussi : Viaduc - Lorsqu'un gros galet stoppe la pile

Alors, comme il était impossible de creuser, une estrade de béton a été préférée, pour y faire reposer les piles. Selon une personne proche du chantier, "la phase de fragmentation du galet a été lancée la semaine dernière et s'est bien déroulée", ce qui voudrait dire que la pile 33 manquante pourrait enfin être installée. Mais voilà, les travailleurs chargés de cette mission ne travaillent pas, poursuivant leur mouvement de grève qu'ils ont déclaré illimité.

- Dommages collatéraux -

Ainsi, pour une autre partie des salariés, notamment les transporteurs et ceux fabriquant les voussoirs, destinés à compléter les piles, leurs missions sont bloquées. Ils accusent une baisse d'activité, qui a pour conséquence la mise au chomâge partiel d'une centaine de personnes. "Nous ne touchons que 75% de notre salaire depuis le début du mouvement. Nous sommes bien sûr solidaires avec les collègues, mais il ne faudra pas que ça dure trop longtemps. Pour l'instant on subit", confie l'un des responsables du chantier travaillant sur cette zone. Parce que les voussoirs ont besoin des piles en place pour être fabriqués, transportés et installés, les ouvriers restent pour l'instant patients quant à cette baisse d'activité. Eux ne prévoient pas de se mettre en grève.

www.ipreunion.com

   

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