[VIDÉOS] Grève à l'ANPAA-974 :

Des salariés contestent le licenciement "injustifié" d'un salarié


Publié / Actualisé
Une dizaine de salariés sur une soixantaine de l'Association nationale de prévention en alcoologie et addictologie (ANPAA-974) grévait le mardi 5 décembre 2017 à l'extérieur de la Direction régionale de la structure à Savanna dans la ville de Saint-Paul. L'intersyndicale CFDT "Santé Sociaux Réunion" et CGTR "Santé et de l'Action Sociale" réclame la réintégration "d'un collègue licencié injustement sans cause réelle et sérieuse". Retrouvez toutes les explications dans une série de vidéos.
Une dizaine de salariés sur une soixantaine de l'Association nationale de prévention en alcoologie et addictologie (ANPAA-974) grévait le mardi 5 décembre 2017 à l'extérieur de la Direction régionale de la structure à Savanna dans la ville de Saint-Paul. L'intersyndicale CFDT "Santé Sociaux Réunion" et CGTR "Santé et de l'Action Sociale" réclame la réintégration "d'un collègue licencié injustement sans cause réelle et sérieuse". Retrouvez toutes les explications dans une série de vidéos.

 

Isabelle Clain, psychologue-clinicienne et représentante du personnel syndiquée à la CFDT, s'indigne du licenciement de son ex-collègue, infirmier depuis plus de 20 ans à l'ANPAA-974.

"On lui reproche de s'être énervé et d'avoir tapé fort sur une table lors d'une réunion avec la direction. Il compte contester ce licenciement et depuis sa mise à pied conservatoire, il ne touche plus de salaire depuis octobre", commente-t-elle. Elle détaille cette situation dans cette vidéo.

Lire aussi : Les salariés en grève pour un licenciement jugé "injustifié"

 

 

Une situation préocuppante pour Alain Faustin. Employé depuis 24 ans, il consteste son licenciement. Ses collègues de l'ANPAA et ceux de la Fédération régionale d'addictologie se mobilisent aussi pour lui.

"J'ai été licencié car il y a des choses que je n'aurais peut-être pas dû dire. Un licenciement sans cause réelle et sérieuse ? Oui. Je demande le versement de mes indemnités car je n'ai plus de salaire depuis octobre. Je n'ai jamais reçu aucun avertissement et le 20 novembre on m'a licencié pour faute grave quand je me suis levé et que j'ai tapé fort sur la table", précise-il.

Il compte contester cette sanction jugée trop lourde. Et constitue actuellement son dossier pour les prud'hommes. Selon la syndicaliste Isabelle Clain, les conditions de travail se dégradent au sein de la structure. D'autres salariés ne cessaient pas le travail "par peur" estime-t-elle.

Certains salariés dénoncent "un management par la peur et la sanction" depuis la nomination d'une nouvelle directrice en 2013.  Actuellement absente, celle-ci n'était pas présente ce mardi au siège de l'ANPAA.

Malgré nos sollicitations, aucun représentant de la direction ne répondait à nos questions. Aucun d'eux non plus ne nous recontactait malgré notre demande.

 

 

La représentante du personnel demande, elle, l'application des mesures préconisées dans un rapport évoquant des risques psycho-sociaux dans l'association. Cette journée de grève constitue une première. Elle sera peut-être suivie d'autres mouvements si les choses n'évoluent pas.

 

ts/www.ipreunion.com

   

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