Pas d'incidence pour les locataires selon le directeur (actualisé) :

Grève illimitée à la SIDR : "On ne veut pas devenir une agence immobilière"


Publié / Actualisé
Une partie des salariés de la SIDR sont en grève illimitée depuis ce lundi matin 11 décembre 2017. À l'appel d'une intersyndicale CGTR-CFE CGC-CFDT-FO, les grévistes protestent contre le rachat par la Société nationale immobilière (SNI) des parts de l'Etat dans le capital du bailleur social. Plusieurs dizaines de salariés se sont rassemblés devant le siège de la SIDR à Saint-Denis tôt ce lundi. En fin de matinée les grévistes se dirigeaient vers la marie de Saint-Denis (Photo rb/www.ipreunion.com)
Une partie des salariés de la SIDR sont en grève illimitée depuis ce lundi matin 11 décembre 2017. À l'appel d'une intersyndicale CGTR-CFE CGC-CFDT-FO, les grévistes protestent contre le rachat par la Société nationale immobilière (SNI) des parts de l'Etat dans le capital du bailleur social. Plusieurs dizaines de salariés se sont rassemblés devant le siège de la SIDR à Saint-Denis tôt ce lundi. En fin de matinée les grévistes se dirigeaient vers la marie de Saint-Denis (Photo rb/www.ipreunion.com)

Entre 25 et 30% des 480 salariés de la SIDR ont débuté une grève illimité ce lundi matin devant le siège social de la société ce matin. Ils manifestaient contre le rachat des parts de l'État dans la SIDR par la Société nationale immobilière. "La mobilisation devrait doubler demain (ndlr : mardi 12 décembre)" a expliqué un représentant de l'intersyndicale, "puisque l'assemblée générale devant acter du changement de gouvernance se tient demain".

Le syndicaliste s'est dit "complètement contre les statuts prévus dans les articles". Outre "les dividendes qui seront partagés entre les actionnaires", il a indiqué "être très inquiet" au sujet de la "réduction d'effectif que laisse à penser les statuts". "La SIDR c'est aujourd'hui 480 salariés : entre 410 et 420 personnes en CDI auxquels s'ajoutent des contrats pros" a-t-il expliqué. Selon lui, "il n'y a aucune garantie de maintien des effectifs dans les nouveaux statuts". La réduction du nombre de salariés entraînerait "des insatisfactions de la part des locataires, une diminution des constructions et une baisse des fonds propres alloués à la réhabilitation". "Nous prônons un dialogue social franc et constructif" a lancé le syndicaliste. Il s'inquiète de la situation de la SIDR, et affirme que les salariés ne veulent pas qu'elle "devienne une agence immobilière".

- "Pas un contexte de crise" selon le directeur de la SIDR -

Le directeur de la SIDR, Bernard Fontaine assure qu'il "ne s'agit pas d'un contexte de crise mais plutôt d'interrogation avant l'entrée au capital d'un nouvel actionnaire". Selon lui, le rachat de parts par la SNI "cristallise l'inquiétude", et ce notamment au niveau du maintien des effectifs qui "n'est pas possible" selon le directeur. "Les réductions de postes n'ont rien à voir avec l'arrivée de la SNI" a-t-il indiqué. "Environ 30 postes par an seront supprimés" a expliqué le directeur suite à l'entrée "dans une phase d'optimisation des moyens de la SIDR".

Alors que plusieurs syndicats ont assuré ce matin "ne pas vouloir que la SIDR devienne une agence immobilière", Bernard Fontaine dénonce lui "le registre de la caricature" et "une plaisanterie de garçons de bars". Selon lui, la SNI "fait le même métier que la SIDR, mais à une plus grosse échelle". Elle apportera "sa rigueur financière, son ambition de développer le logement à La Réunion, et son côté maniaque du patrimoine". Pour les locataires, "il ne devrait pas y avoir d'incidences" a indiqué Bernard Fontaine. Il croit savoir "que les syndicats ne sont pas irresponsables".

www.ipreunion.com

   

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