Le plan de retour à l'équilibre présenté ce mercredi à l'État :

Hôpital - Le CHU joue son avenir à Paris


Publié / Actualisé
Lionel Calenge, le directeur général du Centre hospitalier universitaire (CHU), présente ce mercredi 31 janvier 2018 à Paris le plan de retour à l'équilibre du CHU au Comité pour la performance et la modernisation de l'offre de soins (COPERMO). Objectif : obtenir une aide à l'investissement. Dans le même temps, la grève illimitée lancée par la CFDT "Santé-Sociaux" se poursuit sur le site de l'hôpital de Bellepierre dans le Nord de l'île. Les différentes fédérations du syndicat se mobilisent à cette occasion. Malgré le service minimum en vigueur et les réquisitions du personnel, les syndicalistes espèrent la venue et le soutien des salariés. (Photo d'illustration)
Lionel Calenge, le directeur général du Centre hospitalier universitaire (CHU), présente ce mercredi 31 janvier 2018 à Paris le plan de retour à l'équilibre du CHU au Comité pour la performance et la modernisation de l'offre de soins (COPERMO). Objectif : obtenir une aide à l'investissement. Dans le même temps, la grève illimitée lancée par la CFDT "Santé-Sociaux" se poursuit sur le site de l'hôpital de Bellepierre dans le Nord de l'île. Les différentes fédérations du syndicat se mobilisent à cette occasion. Malgré le service minimum en vigueur et les réquisitions du personnel, les syndicalistes espèrent la venue et le soutien des salariés. (Photo d'illustration)

 

Objectif : maintenir la pression. "Le COPERMO va statuer sur des fonds pour la construction des bâtiments de Saint-Pierre. La CFDT est tout à fait d’accord mais dans ce dossier, il n’y a pas de volet social pour les 1200 contractuels", indique Jean-Marc Vélia, secrétaire CFDT au CHU Nord le premier jour de mobilisation. Cette aide de 50 millions d'euros demandée par la direction servira entre autres à financer les bâtiments hospitaliers au CHU Sud de Saint-Pierre notamment.

Le syndicaliste nourrit beaucoup d’espoir avec la mobilisation des branches de son syndicat (Bâtiment, commerce, transport, éducation…) ce mercredi. "Ce mercredi, il y aura le soutien de toute l’interprofession et de Félix-Guyon, du GHER, de Gabriel-Martin, du CHU Sud et de l’EPSMR. Nous voulons la préservation de la qualité des soins. Le CHU est tellement en difficultés que la CFDT n’a pas appelé au blocage", ajoute-t-il.

Lire aussi : Grève au CHU - Pas de conséquences pour les usagers

Que contient vraiment le plan de retour à l'équilibre (PRE) validé par le Conseil de surveillance du CHU le 22 janvier dernier ? Une économie de 30 millions d’euros prévue sur cinq ans, la suppression d’une centaine de lits dans l’île, la fermeture des lits d’hospitalisation de l’hôpital de Cilaos, l’externalisation des secteurs logistiques mais aussi et surtout la suppression de 155 postes.

Les syndicats s'y opposent et ont voté contre. Tout comme le Comité technique d’établissement, la Communauté médicale et la Commission des soins. Le 22 janvier, Lionel Challenge a, lui, évoqué un déficit de l'ordre de 30 millions d’euros du Centre hospitalier. La Fédération autonome de la fonction publique hospitalière de La Réunion (FAFPHR) évoque, elle, un chiffre de 110 millions d’euros.

Ses représentants -tout comme les autres syndicats à l’exception de la CFDT- n’appellent pas à la grève. Mais ce mardi 30 janvier, le syndicat indiquait que plusieurs chefs de pôles et de services du CHU allaient démissionner de leur poste. Ils veulent ainsi signifier clairement leur volonté de voir l’équipe dirigeante actuelle partir. L'initiative vise dans le même temps à montrer leur désaccord vis-à-vis du plan présenté par Lionel Calenge ce mercredi à Paris.

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Autre initiative à signaler : celle des "Soignants au bord du gouffre". Ce collectif de professionnels des urgences adultes de Saint-Pierre, au CHU Sud, vient de lancer une pétition en ligne. Le but : dénoncer les dysfonctionnements observés. Manque de moyens, de personnel, temps d'attente de plus de 10 heures... Ils décrivent l'envers du décor. Ils affirment avoir déjà alerté leur direction à propos de ce qu'ils qualifient de : "Mise en danger des usagers des urgences."

Une démarche restée vaine selon eux. C'est pour cela qu'ils sollicitent l'aide des Réunionnais en les appelant à soutenir leur action et à signer leur pétition. Une page Facebook a été créée à cet effet. "Le système de soin actuel ne nous permet pas de respecter vos droit fondamentaux, il nous empêche de respecter nos valeurs de soignants : la bienveillance et l’empathie !", écrivent-ils.

ts/www.ipreunion.com

   

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